Severus Rogue

Severus Rogue
Pendant le tournage et dans la vie reel, heuresement, le professeur Severus Rogue n'a pas le même caractère que dans son rôle.

# Posté le mercredi 27 décembre 2006 17:25

Fan Fiction - Volume 7 - Le Triomphe du Coeur - Chapitre 14 .

Fan Fiction - Volume 7 - Le Triomphe du Coeur - Chapitre 14 .
Chapitre 14 - Deux cicatrices

Les fêtes de fin d'année se terminèrent, le nouvel an fut célébré comme il se devait et Harry, Ron, Hermione, Ginny et tous les autres portèrent un toast à une nouvelle année pleine de promesses, même si personne n'osa formuler la promesse en question, à savoir que cette année soit celle qui marquerait la fin de Lord Voldemort. Ginny et les jumeaux avaient décidé de passer au 12 les quelques jours qui restaient avant la rentrée des classes, fixée le huit janvier. Cette année, le ministère avait décidé qu'il était trop dangereux de faire revenir les élèves par la poudre de cheminette ; D'après ce qu'avait dit Mr Weasley, des soupçons étaient portés dans le bureau de régulation des transports magiques : On craignait qu'un espion au service des Mangemorts ne réussisse à introduire des partisans de Voldemort à l'école. Ginny devrait donc prendre le train et tout le monde voulait l'accompagner à la gare. Tonks restait également au quartier général car il était beaucoup plus pratique pour combiner travail officiel au ministère et travail officieux à l'Ordre du Phénix. Lupin était partit le 29 décembre pour une mission de plusieurs jours ; là encore, la mission en question restait floue pour les membres de l'AD, mais il semblait qu'il s'agisse d'une surveillance assez dangereuse de territoires plus ou moins sous contrôle des géants envoyés par Voldemort. Harry, Ron et Hermione avaient décidé de mettre une certaine « pédale douce » sur les recherches, du moins tant qu'il y aurait des invités au 12 ; Harry ne pouvait s'empêcher de penser qu'ils avaient énormément progressé en seulement six mois : Ils avaient trouvés deux des quatre Horcruxes, savaient désormais ce qu'étaient les deux autres et étaient en bonne voix de trouver la cachette de l'un d'entre eux. Le soir du six janvier, Lupin arriva, complètement exténué, en compagnie de Mr Weasley dans le salon du 12. Harry, Ron et Hermione étaient une nouvelle fois plongés dans de vielles archives poussiéreuses, assit à la table. Un peu plus loin, Georges, Fred et Ginny étaient eux aussi attablés et faisaient une partie de bataille explosive.
-Bonsoir, professeur, bonne année, s'exclamèrent d'une même voix quatre personnes alors que les jumeaux lançaient en même temps
-Salut, Remus, meilleurs v½ux.
Lupin leur adressa un sourire fatigué et commença à parler à voix basse avec Mr Weasley. Il ne semblait pas dans son état normal, le regard voilé comme s'il était fiévreux, comme s'il avait été très secoué durant sa mission. Harry se força à rester concentré sur ses notes, mais surprit tout de même quelques phrases inquiétantes comme « ...Epouvantable... 'ont tout détruit... n'ai rien pu faire... ». Harry sentit ses cheveux se dresser sur sa nuque. Au bout d'un moment, Mr Weasley repartit au ministère et Lupin se dirigea vers l'armoire à vaisselle et à bouteilles où il se servit un verre de whisky pur feu. Il se sentait mal, très seul. Il se rendit compte qu'il avait besoin de quelqu'un à ses cotés... Qu'il avait besoin de Tonks. Voilà. C'était ça. Il voulait lui parler, il avait besoin de sentir sa présence réconfortante auprès de lui, de se sentir un peu épaulé, pour une fois. Ce n'était pas la première fois qu'il ressentait cette impression : Cela avait commencé plus de deux ans auparavant, quand elle avaient découvert et rejoint l'Ordre. Elle lui avait toujours été d'un grand secours, des fois même sans lui parler ; il se sentait mieux rien qu'à l'avoir dans son champ de vision. Combien de fois Molly lui avait-elle dit qu'il en était de même pour Tonks, et combien de fois avait-il refusé de la croire... Que pouvait-il lui apporter ? Beaucoup de choses, disaient certains. Absolument rien, leur répétait-il. Brusquement, Lupin sentit un irrépressible besoin d'en avoir le c½ur net. Il fallait qu'il sache. Il fallait que ce soit clair entre eux. Il fallait qu'il lui parle. Comme si elle répondait à sa prière muette, Tonks entra brusquement dans la pièce, les bras chargés d'une multitude de rouleaux de parchemins et de notes volantes, un peu essoufflée.
-Ah, Remus, tu es rentré ! Formidable ! Je voulais justement te parler.
Lupin cilla en la regardant traverser le salon d'un pas vif pour ramasser d'autres papiers empilés sur la petite table entre les fauteuils en commençant à lui faire un rapport détaillé sur tout ce qui c'était passé dans les huit jours où il n'avait pas été là. Il s'approcha doucement d'elle sans écouter un mot de ce qu'elle disait.
-Tonks, murmura-t-il à voix basse.
-... Et là, Robards commence à me dire qu'il voudrait me déferrer je ne sais pas où pour un travail de terrain dans la chasse aux harpies non recensées ! Tu te rends compte ? Je lui ai renvoyé ça aussi sec en lui disant que j'avait déjà des missions de terrain très intéressantes à Pré-au-Lard, et que nous avions autre choses à faire que chasser les harpies ! Et...
-Tonks, répéta Lupin avec un peu plus d'insistance dans la voix.
Tonks sentit brusquement qu'il y avait quelque chose d'inhabituel. Elle leva la tête vers lui. Il était tout près d'elle, maintenant.
-Oui ?
Sans répondre, Lupin se pencha légèrement et l'embrassa.
VLAFF ! Tonks lâcha tous les parchemins qu'elle tenait en main.
La demi-douzaine de jeunes gens assis à la table les regardèrent, bouche-bées. Enfin, Harry se leva en silence, tirant Ron par la manche et Hermione, Fred, Georges et Ginny, tout aussi stupéfait mais avec un petit sourire au coin des lèvres, les imitèrent et ils sortirent tous dans le couloir, les laissant seuls. Enfin, Remus s'écarta légèrement et regarda Tonks d'un air poignant, presque douloureux, attendant le verdict.
Tonks cligna des yeux à deux reprises, resta bras ballants quelques secondes puis effleura ses lèvres du bout des doigts avant de leur jeter un coup d'½il, comme pour vérifier que tout cela était bien réel, avant de regarder à nouveau Remus. Il l'observait toujours avec cette attente lancinante, un peu coupable. Tonks reprit lentement ses esprits. Elle lui adressa un sourire rayonnant et lui sauta au cou en éclatant de rire. Lupin manqua de perdre l'équilibre et éclata à son tour de rire en la serrant de toutes ses forces contre lui. Sans prêter attention aux parchemins par terre sur lesquels ils marchaient allègrement, ils s'embrassèrent à nouveau puis Remus, tenant le visage de Tonks entre ses mains lui dit à demi voix en la dévorant des yeux :
-Au fait, bonne année...
Tonks explosa de rire.
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À partir de ce merveilleux jour du six janvier, l'atmosphère changea au square Grimmaurd. A vrai dire, il n'y eu pas spécialement un grand changement entre Lupin et Tonks ; ils restèrent aussi discrets que d'ordinaire, se contentant d'être un peu plus souvent ensemble et d'être un peu plus posés et heureux qu'avant. En fait, c'était surtout de savoir qu'il y avait « un peu plus d'amour dans le monde », comme disait McGonagall, qui donnait aux habitants du 12 un peu plus d'espoir. Harry ne pouvait s'empêcher de penser que l'une des choses qu'il voulait voir achevées avant de mourir venait de se réaliser, et il en était enchanté. La « mission » que lui avait confié Dumbledore se résumait à « Trouver et détruire les quatre Horcruxes, puis trouver et détruire Voldemort ». En son fort intérieur, il espérerait qu'il aurait l'occasion d'aider un peu les choses entre Lupin et Tonks et entre Ron et Hermione. Le premier venait de se réaliser. Raison de plus pour voir l'avenir avec un peu plus d'optimisme. Le sur-lendemain, tout le monde accompagna une nouvelle fois Ginny au quai 9 ¾ et tout le monde lui fit de grands signes de la main lorsque le train prit de la vitesse et que la jeune fille, la tête et le buste sortit par la fenêtre, leur cria au revoir le plus fort qu'elle le put. Harry ressentit naturellement un sévère pincement au c½ur en la voyant disparaître au loin dans la brume froide de janvier. A coté de lui, Mme Weasley pleurait à chaudes larmes sur l'épaule de son mari tandis que Bill, Fleur, Fred, Georges Ron et Hermione faisaient de grands signes des bras comme s'ils voulaient préparer l'atterrissage d'un avion cargo, Lupin et Tonks enlacés un peu en retrait agitant aussi les mains dans de grands signes d'adieu. Ils transplannèrent en silence pour rejoindre leurs lieux de travail (Georges avait cependant décidé d'accompagner sa mère au Terrier pour éviter qu'elle ne soit seule) et la journée se passa dans un quasi-recueillement. Harry, Ron et Hermione reprirent le quotidien aussi insolite que coutumier dont ils avaient prit l'habitude depuis le matin du deux août. Les recherches dans les archives moldues ou sorcières à propos de la localisation d'un village nommé « Little Hangleton » rythmaient les jours. Ayant perdu tout espoir de découvrir à la bibliothèque des écrits sur les Horcruxes et ayant découvert toutes les autres choses qu'ils cherchaient, ils n'avait plus rien d'autre à faire désormais que de s'entraîner plus dur que jamais (dés que Rogue, un peu plus souvent présent dans le salon et ce toujours en compagnie d'un gros livre dont la lecture avançait apparemment bien, au vu du marque-page qui progressait de plus en plus dans le volume, disparaissait de la pièce) ou de chercher « ce stupide village de Mer...lin », comme disait Ron avec énervement. Hermione ne perdait jamais une occasion de répéter qu'ils avaient beaucoup progressés (Harry était bien d'accord). Ron, quand à lui, ne perdait jamais une occasion de lancer des remarques cinglantes (« Je crois que je préférait encore me balader la tête en bas sur un pont plein de morts-vivants plutôt que de continuer à me bassiner à chercher un village invisible dans ces bouquins dégueulasses » - Harry était hélas aussi bien d'accord) qui faisait hurler Hermione (« Ne recommence pas à me parler de ça, hein ! Sinon, je te fais avaler la poussière des livres sans eau en accompagnement ! ») qui restait sensible sur le sujet (l'allumage des lampes à la nuit tombée restait de rigueur dans son sillage). La monotonie du quotidien était parfois rompue par l'arrivée intempestive d'un membre de l'Ordre couvert de neige ou de suie selon qu'il entrait par la porte ou par la cheminée en annonçant des nouvelles de moins en moins réjouissantes, telles qu'attaques de détraqueurs ou de géants, disparitions mystérieuses ou meurtres particulièrement violents qui faisaient frémir d'horreur les trois amis. Ils eurent un immense choc lorsque, à la fin du mois de janvier, ils apprirent que la famille d'Olivier Dubois avait été abattue en pleine rue alors qu'ils allaient assister à un match de Quidditch. Harry passa deux heures dans la salle de bain à vomir tout ce qu'il avait avalé depuis un mois entier semblait-il en se souvenant du garçon exigeant et énergique qui avait été son capitaine d'équipe pendant les trois premières années d'études qu'il avait passé à Poudlard.
Quelques jours après que cette horrible nouvelle ne vienne perturber les habitants du 12 et animer d'une fureur plus grande encore les trois personnes qui cherchaient activement les derniers retranchements du responsable de ces crimes, ils eurent une nouvelle occasion de varier un peu leurs programme. En plein milieu de la matinée, alors que Ron était comme d'habitude en train de pester à voix basse sur le mauvais était d'une carte géographique mangée au mites, qu'Hermione lui jetait des regards d'avertissement qu'il refusait dangereusement de prendre en considération et que Harry se forçait à rester concentré sur les dossiers d'archives en s'efforçant de ne pas se laisser envahire par la haine en pensant à Olivier, il y eu un bruit de chute, un son étouffé dans la pièce qui leur fit relever la tête. Un instant, Harry cru qu'Hermione avait finalement perdu patience, mais il sentit presque aussitôt une sorte de rafale de vent qui semblait venir de l'intérieur de lui-même et son regard se dirigea immédiatement vers le fond du salon où Rogue lisait en silence.
Rogue ne lisait plus du tout. Il avait fait tomber son livre dans un bruit sourd et, les dents serrées, il crispait furieusement sa main droite contre son avant-bras gauche.
Harry n'attendit même pas que quelqu'un ait le temps de dire quelque chose. Il leva sa baguette au dessus de sa tête et un instant plus tard, deux miroirs stoppaient devant lui. Ron et Hermione n'eurent pas non plus un instant d'hésitation ou d'incompréhension : d'un même mouvement, ils se levèrent et s'approchèrent du fauteuil ou Rogue reprenait péniblement sa respiration.
-Ça va ? demanda Harry à voix basse.
Rogue hocha la tête d'un air las. Sans un mot, il se leva et tendit son bras droit devant lui en se passant l'autre main dans les cheveux. Harry lui arrangea rapidement le miroir pendant qu'Hermione lui jetait un sortilège d'anti-transplannage et fabriquait en hâte un portôloin ; Ron disparu quelques instants et revint avec Lupin sur ses talons.
-Vous y êtes ? dit Harry en s'adressant plus à ses amis pour savoir si rien n'avait été oublié qu'à Rogue pour lui demander s'il se sentait prêt à affronter le plus grand légilimens du monde.
Un nouveau hochement de tête parcouru la petite assistance.
-Alors, c'est partit, termina Ron en ouvrant les portes d'un coup de baguette magique.
-Bonne chance, murmura Lupin comme s'il ne pouvait pas s'en empêcher en regardant passer Rogue à coté de lui.
Rogue ne répondit pas. Une chose était certaine, il avait pâlît ; mais il avait reprit la posture droite et méprisante qu'on lui connaissait ordinairement.
Ils attendirent quelques instants silencieusement en échangeant des regards nerveux, puis Harry saisit l'autre miroir et murmura « Severus Rogue ». Tout le monde se rassembla devant le petit objet et put voir les contours flous d'un étrange couloir, différent de celui qu'ils avaient vu la dernière fois qu'ils avaient eu des nouvelles de Voldemort.
Rogue marchait d'un pas vif dans le couloir éclairé par une seule torche. Lorsqu'il arriva presque tout au bout, il passa devant une porte d'où sortait des exclamations. Il s'arrêta, hésita un instant puis se pencha et écouta.
Sans distinguer clairement les mots, il reconnu tout d'abord deux voix, celle du Seigneur des Ténèbres et celle de Bellatrix. Voldemort paraissait en colère, mais pas contre Bella. Rogue se pencha un peu plus en fronçant les sourcils et entendit brusquement un hurlement déchirant qui ne provenait certainement pas de Bellatrix. D'un geste vif, Rogue toqua à la porte. Les hurlements cessèrent aussitôt et la porte s'ouvrit lentement sur une scène étrange. Un homme dont les narines et les pupilles étaient fendus comme ceux des serpents, le crane lisse, très grand, tenait de ses doigts blanchâtres qui semblaient presque surnaturels tant ils étaient longs une baguette qu'il pointait sur un jeune homme prostré à terre, le corps agité de tremblements incontrôlables. Le garçon avait les bras sur sa tête et sanglotait en silence sous le regard impitoyable de l'homme. Dans l'ombre, au fond de la pièce, Rogue remarqua l'autre personne qu'il savait présente : Bellatrix se tenait en arrière, courbée en deux comme si elle était bossue, de la peur dans le regard, mais elle ne paraissait pas le moins du monde compatissante avec le jeune homme au centre de la pièce. Elle avait plutôt l'air d'être satisfaite.
-Vous m'avez appelé, Maître ?... demanda Rogue à voix basse en ployant la tête à son tour.
-Severus, mon cher ami ! Entre, entre, voyons ne reste pas sur le pas de la porte, ce n'est pas bon, dit-on, par les temps qui courent, dit-il avec un petit rire dépourvu du moindre humour.
-Lui ! gronda sourdement la femme en sortant un peu de l'ombre ; Qu'est-ce qu'il fait là ?
-Il est ici parce que je l'ai appelé, comme toi, Bella, répondit froidement Voldemort.
Très loin de là, Harry se rappela une conversation quasiment similaire entre Dumbledore et Rogue au sujet de Sirius.
Voldemort se retourna vers le petit tas de chiffon qui tremblait toujours au centre de la pièce.
-Tu as de la chance, Drago. Voilà quelqu'un qui va peut-être faire diversion et m'éviter de m'énerver.
La tête toujours inclinée, Rogue se retourna lentement pour voir... Drago Malfoy, ses cheveux blonds en bataille, les yeux rougis, l'air plus maladif que jamais.
-Oui, Maître, murmura-t-il en se redressant quelque peu.
Voldemort lui jeta un regard chargé de colère puis se tourna vers Rogue.
-Severus, tu arrives à point nommé, comme d'ordinaire. Bella et moi étions en train de parler de ce petit imbécile. Je t'avais dit, je crois, que je souhaitais le voir participer un peu plus.
-En effet, Maître.
-Et bien, c'est que nous avons fait. Je l'ai envoyé avec sa tante, espérant qu'elle le formerait...
-Je l'ai fait, Maître, je vous supplie de croire...
-Tais toi. Tu l'as formé, oui, en lui apprenant deux ou trois sortilèges de notre ressort. Est-ce cela que tu appelles « former » quelqu'un ? Regarde où ta formation nous a mené, Bella, regarde-le et fais silence.
Bellatrix lui jeta un regard effrayé, puis fixa Drago avec une expression qui montrait clairement qu'elle était furieuse contre son neveu.
-Severus, j'ai envoyé ce misérable détritus à deux reprises dans des missions dangereuses et importantes. Et au lieu de s'en sentir honoré et d'agir avec le dévouement qui s'imposait, il s'est fait notablement remarquer par son absence dans la première, et a tout simplement faillit faire échouer la deuxième par son incompétence et sa pleutrerie.
Voldemort lui jeta un regard féroce et brandit sa baguette.
-Endoloris !
Pour la deuxième fois, Drago se mit à hurler et à se convulser par terre, agité de spasmes de douleur. Voldemort leva le sortilège et regarda avec un froid méprit le garçon pleurer en silence sur le sol. Cette fois, Drago n'essaya pas de se redresser dans une attitude plus digne.
-A cause de cet imbécile, mon dernier plan a échoué. Mes Mangemorts se sont trompés de cible. Ils n'ont pas pu tuer le chef des Aurors. Pire, certains ont faillit se faire prendre. Et tout cela à cause de ce petit rogaton incapable de surveiller une porte !
Voldemort recommença à marcher en rond dans la pièce.
-Oh, bien sur, ce n'était pas un échec total. Nous avons détruit une place importante et des gens sont morts, sans la moindre perte pour nous. Mais le ministère avait eu le temps de réagir. Bella et Rookwood ont réussit à sauver la situation dans l'ensemble, cependant, et le résulta reste honorable, mais nous ne pouvons pas nous permettre d'autres fiascos de ce genre.
Voldemort fit brusquement volte-face.
-C'est pourquoi c'est toi, Severus, qui le remplacera.
-Moi, Maître ?
-Oui. Dés que j'aurais mit au point une autre attaque dans laquelle j'aurais besoin de personnes compétentes, tu sera sur le pont. Cela ne te dérange pas, j'espère ?
-Certainement pas, Maître. Je ferais tout ce que je peux pour vous aider et vous servir.
Voldemort eu un sourire satisfait.
-Je savais que je pouvais compter sur toi.
Il se tourna vers Bellatrix.
-Tu vois, Bella ? Même si nos jugements divergent sur son compte, je pense que tu comprendra pourquoi j'ai mes préférences...
Cela paru mettre Bella hors d'elle.
-Il n'a rien fait du tout ! Explosa-t-elle, Il n'a pas été présent dans la moindre opération depuis sept mois ! Ce ne sont rien que des paroles, quand moi j'ai essayée d'agire le plus et le mieux possible !
-Le plus, peut-être, Bella. Mais le mieux ? Permet-moi d'en douter...
-Mais...
-Assez. Severus l'a tué, lui n'a pas sourcillé devant l'action et nous l'a déjà assez prouvé dans le passé. Il t'accompagnera dans les ordres que je t'enverrais. Et s'il te reprends sur ta façon de commander, tu ne t'en prendras qu'à toi même, coupa sèchement Voldemort. Et maintenant, hors de ma vue, Drago. Je ne veux plus t'avoir dans les jambes.
Bella se dirigea vers le garçon qui continuait de trembler à genoux dans la pièce, le saisit par un bras et le conduit jusqu'à la porte en lui sifflant des remontrances à voix basse, furieuse que le Seigneur des Ténèbres la remette ainsi à sa place à cause de lui.
-File chez nous, et n'en bouge plus ! Je te retrouverais là-bas un peu plus tard. Nous aurons à discuter ! grinça-t-elle sèchement en le poussant dehors.
-Bien, dit Voldemort lorsque les pas de Drago s'estompèrent dans le couloir. Alors écoutez moi tout les deux : Je veux, vous entendez, j'exige qu'il vienne toujours avec vous. Je veux qu'il paye pour ce que les Malfoy ont fait. S'il meure, je ne cacherais pas ma satisfaction de savoir que nous ne l'aurons plus sur les bras. S'il en réchappe, qu'il rachète ses fautes et celles de son méprisable père. Bellatrix, je pense que tu tiens à ta s½ur, n'est ce pas ? Et bien, saches que si ce n'est pas lui qui fait son devoir, c'est elle que je tuerais. Cela t'engagera peut-être à te rendre plus au fait de son éducation.
Une lueur d'inquiétude passa dans le regard de Bellatrix.
-Maître, ce n'est...
-Tais toi ! Quand je donne un ordre, on ne le discute pas ! L'aurais-tu oublié, Bella ? Souhaiterais-tu rejoindre ton beau-frère au palace que tu as occupé durant quatorze ans ? Il ne tiens qu'à toi de me le dire, et je te garantis que tu y sera très rapidement !
-Je... Je n'ai jamais voulu dire cela, Maître, je v-vous le jure, bredouilla-t-elle.
-Mais tu voulais me dire que ta s½ur n'y était pour rien dans nos affaires ! Ne réponds pas ! Je le lis dans ton esprit, même quand tu cherches à me le cacher ! Severus, je n'ai plus besoin de toi, ajouta-t-il en se tournant vers Rogue toujours à demi voûté. Je voulais que tu sois au courant des changements que j'ai opéré afin d'agire rapidement en cas de besoin. Tu peux disposer.
-Je vous remercie de la confiance que vous m'accorder, Maître, murmura Rogue en s'inclinant avant de sortir à reculons. Sitôt sortit, il entendit Voldemort recommencer à incendier Bellatrix de reproches mais Rogue ne s'attarda pas près de la porte. Il fit prestement demi-tour et partit d'un pas vif, préoccupé. Au détour du couloir, cependant, il s'arrêta et tendit l'oreille. Des pleurs se faisaient entendre. Rogue suivit le bruit et tomba brusquement sur Malfoy, assit par terre, les bras autour des genoux, sanglotant violemment.
-Drago ?
Malfoy redressa la tête en sursautant.
-Oh, c'est vous, marmonna-t-il en reniflant.
Il s'essuya les joues. Rogue vérifia qu'il n'y avait personne d'autre dans le couloir et s'avança un peu vers lui.
-Que faites vous ici ? Je vous croyais partit chez votre tante.
-Je n'arriverais pas à transplanner comme ça de toute façon, alors... répondit Malfoy en haussant les épaules.
Il y eu un instant de silence.
-Qu'est-ce qui ne va pas ? demanda Rogue à voix basse.
Malfoy lui jeta un regard incrédule et eu un petit rire sans joie.
-Qu'est ce qui ne va pas ? Oh, mais tout va très bien, vous n'aviez pas remarqué ? Je me suis ramassé deux sortilèges de doloris en dix minutes, je me fais haïr par lui et par ma tante – et par la quasi-totalité des Mangemorts qui me connaissent, d'ailleurs – j'ai faillit faire rater les trois missions dans lesquelles j'ai dut prendre part, et, pour finir, je sais qu'ils ne me lâcherons jamais. Mais tout va bien, ne vous inquiétez pas ! rétorqua ironiquement le jeune homme en regardant droit devant lui.
-Drago !... protesta Rogue à voix basse, ne soyez pas si défaitiste. Je cherche à vous aider. Dites moi ce qui c'est réellement passé dans ces deux missions.
Drago haussa à nouveau les épaules.
-La première, on était sensé attaquer un magasin. Les... Les autres ont commencés à tuer tout le monde... ils attaquaient les gens, les torturaient... Bellatrix voulait que je fasse pareil...
Drago eu brusquement un frisson et ferma les yeux.
-Et la deuxième, c'était plus grave. Il y a quatre jours, on... on devait choper le chef des Aurors... on avait des indications comme quoi il se trouverait à un endroit précis à ce moment là... Rookwood le suivait depuis longtemps... On y est allé et ils m'ont dit de rester en faction à l'arrière d'une porte. La pièce était fermée, normalement je ne devais qu'empêcher les gens de sortir. C'est alors que quelqu'un – trois personnes, en fait – sont rentrés. J'était surprit, je n'ai pas eu le temps de réagir. Ils m'ont vu, ils se sont mit à hurler, je les ai désarmé, mais ils se sont échappés. Tout à foiré à cause de moi ! Robards nous a filé entre les doigts et les autres n'ont pas eu le temps faire ce qu'ils voulaient. Bella a tué les trois personnes et m'a enguirlandé comme du poisson pourrit en me disant que j'aurai du le faire moi-même.
Deux larmes coulèrent sur les joues de Malfoy.
-Vous comprenez, bredouilla-t-il d'une voix un peu plus aiguë, je connaissait l'un d'entre eux... Oh, bien sûr, je ne l'aimais pas du tout, mais ça m'a quand même fait bizarre... D'ailleurs, ça me fait bizarre, d'être là... Je veux dire, de faire partit des Mangemorts...
Rogue paru nerveux.
-Ne dites pas des choses pareilles, Drago, c'est dangereux...
-Oh, de toute façon, qu'est-ce qui pourrait arriver de pire ? Que je me fasse torturer ? C'est déjà fait. Que je meure ? C'est ce qu'il veut.
Drago se remit à pleurer.
-Je... Je n'y arrive pas ! Je suis désolé, je pensais que ce ne serait pas si difficile que ça, mais je n'y arrive pas. C'est impossible !
-Quoi donc ?
-De faire comme vous ! Hurla brusquement Drago en se recroquevillant un peu plus. De tuer des gens ! De les faire exploser en petits morceaux ! Je ne veux pas le faire, c'est trop épouvantable... J'en ai assez de jouer à ça... Je veux que ça s'arrête, d'une manière ou d'une autre, j'en ai marre de faire semblant d'être d'accord et de trouver ça super, ça me terrifie, je veux partir !
-Taisez-vous ! Siffla sèchement Rogue. Taisez-vous et n'en parlez plus jamais ! Vous n'avez pas le choix ! Vous avez accepté, vous ne pouvez plus reculer. Personne ne le peut. Tout ceux qui l'on voulu ont été tués. Vous devez lui obéir, point.
-J-je sais... Mais je ne le savais pas avant... Personne ne m'avait dit que ce serait comme ça. Même mon père ne m'en parlait pas !
-Drago, si vous aviez refusé, il vous l'aurez quand même fait faire. Le Seigneur des Ténèbres ne supporte pas les refus. Vous n'aviez pas le choix depuis le début. Et vous ne pouvez pas agire comme cela. C'est votre Maître, Drago, vous devez le servir...
-Ce n'est pas mon Maître ! C'est un assassin, rien d'autre ! Je ne veux plus le servir ! Je voudrais le voir disparaître à tout jamais !
-Vous allez vous taire, oui ? Eructa Rogue. Si quelqu'un nous surprend, nous serons tués tout les deux ! Vous ne devez pas avoir de doute et je n'ai pas à vous écouter en avoir ! Quoique vous fassiez, vous êtes sous ses ordres, vous n'avez aucune possibilité de lui échapper ! Et vous ne serez pas le seul en danger si vous continuez ainsi !
Il y eu un nouveau blanc.
-Il va tuer ma mère, c'est ça ? demanda Drago à voix basse. Il n'a cessé de me le dire. C'est pour ça que je n'ai rien tenté. C'est pour elle que j'essaye de suivre. Même pour mon père, je ne le ferais plus. Je ne veut même plus imaginer ce qu'il a put faire... Mais s'il ne tenait qu'à moi, j'essayerai de fuir...
-Et vous ne tiendriez pas deux jours en vie !
-Qu'est ce que ça fait ? protesta Drago avec fatalisme. Il faudra bien que ça arrive. Servir ou mourir, oui, mais servir est une forme de mort, quand on regarde bien. Soit on meure vraiment, soit on oublie qui on est ; Je finit par me demander qu'est-ce qui est pire.
Rogue le regarda avec une colère mêlée d'inquiétude.
-Vous n'aviez pas vraiment comprit ce que servir le Seigneur des Ténèbres voulait dire, n'est ce pas ? Vous pensiez qu'il s'agissait d'un grand jeu et que les missions qu'il donnait étaient exaltantes et permettaient de bien s'amuser à faire peur aux autres. Il ne vous est jamais venu à l'idée que cela pouvait être dangereux, vous n'avez jamais essayé de réfléchir un peu avant de d'agire !
Drago hocha lentement la tête.
-Quand j'ai vu ce que les Mangemorts faisaient à la coupe du monde, il y a un peu plus de trois ans, je pensais que c'était ça... Père ne m'en parlait pas ; il disait juste des fois que les Malfoy étaient appréciés du Seigneur des Ténèbres et qu'il regrettait le temps où le sang sorcier était considéré à sa juste valeur...
Il y eu un instant de silence.
-J'aimerais bien savoir quelles horreurs il a fait pour être autant apprécié de lui... grinça amèrement Drago. Et j'aimerais bien savoir combien il va falloir que j'en fasse avant que tout cela ne finisse... d'une façon ou d'une autre...
Rogue ne répondit pas. Il jeta un regard inquiet vers le couloir, mais Voldemort parlait apparemment toujours avec Bellatrix.

A des kilomètres de là, quatre personnes, la gorge serrée, n'osaient pas se regarder. Hermione avait les larmes aux yeux. Lupin semblait secoué. Même Ron avait l'air apitoyé par la confession de Malfoy. Harry savait désormais qu'il avait vu juste, après la mort de Dumbledore, en ayant pitié de Malfoy et en pensant qu'il ne l'aurait pas tué, et que Voldemort le forcerait à commettre des actes affreux sous la menace de tuer sa famille. Il avait bien comprit également – et tous les autres aussi – que les trois personnes que Drago aurait dû tuer, ce qu'il avait refusé de faire, n'était autre que la famille Dubois... Harry ne savait plus trop s'il haïssait encore plus Malfoy ou si au contraire il le plaignait d'avantage...
-On ne va pas le laisser comme ça, murmura Lupin, soucieux.
-Il a raison, il faut faire quelque chose, marmonna Ron, laissant parler son bon c½ur sans rancune contre son vieil ennemi.
-On ne pourrait pas le cacher quelque part, chuchota Hermione, faire quelque chose pour que lui et sa mère ne soient pas abattu ?
Harry les regarda tour à tour et prit une grande décision.
-Rogue, dit-il à haute voix dans le miroir.
Tout le monde, que ce soit au 12 ou dans le sombre couloir, sursauta.
Rogue leva le bras droit comme pour regarder une montre attaché sur le mauvais poignet.
-Quoi ?
-Qui à parlé ? Qu'est ce que vous faites ? demanda Drago, désorienté.
-Rogue, reprit Harry, amenez-le ici.
-Pardon ? demanda Rogue d'un ton de surprise méprisante.
-Amenez le ici. Bandez lui les yeux et emmenez le avec vous par le portôloin, dit Harry d'une voix lasse, sachant qu'il s'embarquait sur un terrain glissant.
Rogue paru dubitatif, puis baissa le bras.
-Très bien. Drago, venez ici.
-Que ce passe-t-il ? Qui vous parle ? C'est quoi, cette histoire ?
Il se leva et un éclair d'inquiétude passa dans ses yeux pales.
-Vous... Vous m'espionniez ? Il vous a dit de me faire parler ? Vous aller me conduire à lui pour que je me fasse tuer, c'est ça ?
-Ne soyez pas ridicule, je ne veux en aucun cas votre mort, protesta Rogue avec agacement. Approchez-vous.
Rogue tira un bandeau de sa poche et le lui noua sur les yeux. Drago paru sur le point de protester à nouveau, terrifié, mais Rogue ne lui en laissa pas le temps. Vérifiant que personne d'autre qu'eux n'était présent dans les environs, il lui saisit le bras et attrapa le portôloin d'Hermione.
Harry posa le miroir et se laissa tomber sur une chaise en poussant un énorme soupir, les mains croisées derrière la tête. Ils n'étaient pas au bout de leurs problèmes. Il était conscient qu'on ne pouvait pas laisser Malfoy se faire tuer – ce qui reviendrait à être aussi coupables que ceux qui le tuerait – mais il ne pouvait pas non plus dire qu'il était enchanté de le faire venir ici. Lupin haussa les sourcils et alla s'appuyer contre le dos du canapé. Il avait l'air de penser exactement la même chose que Harry. Hermione alla de l'autre coté de la table et commença à replier les cartes et les livres étalés. Ron poussa à son tour un grand soupir et alla ouvrir la porte d'entrée. Un instant plus tard, ils entendirent des bruits de pas et la voix de Malfoy qui interrogeait Rogue avec inquiétude, puis ils rentrèrent tout les trois à nouveau dans le salon. Rogue tenait toujours Malfoy par le bras pour le guider dans la pièce. Ron pointa sa baguette sur Malfoy et le bandeau se dénoua brutalement pour arriver dans la main de Ron. Malfoy ouvrit les yeux et sursauta brusquement en étouffant une exclamation de surprise et de colère.
-Eux ! s'exclama-t-il avec dégoût. Lupin, Weasley, Potter et Granger !
-En effet, répondit posément Harry.
-Qu'est-ce qu'ils font ici ? Et qu'est ce que nous faisons ici ? D'abord, où sommes nous ? Qu'est-ce que cela veut dire ? protesta Malfoy, furieux, en se tournant vers Rogue.
-Cela veut dire que nous avons cru comprendre que tu avais envie de quitter les Mangemorts. Donc nous sommes intervenus, reprit Harry avec le plus grand calme.
-Comment ça ? Vous voulez dire que vous... Vous avez entendu toute notre conversation ?... demanda Malfoy avec appréhension.
-Ouais.
Harry se leva et s'approcha de lui.
-Vois-tu, dit-il en agitant le petit miroir à double sens, il se trouve que Rogue est parfois utile pour espionner les gens.
Harry pointa sa baguette sur le bras de Rogue et l'autre miroir lui sauta dans les mains.
-Comment ? s'étrangla Malfoy, Mais il a tué... J'était sûr que... Alors, il... il est de votre coté ?
Il se retourna pour regarder Rogue, bouche ouverte.
-Nous n'en sommes pas du tout sûr, répliqua sèchement Harry. Et nous n'avons pas très envie de vérifier, alors nous préférons prendre des précautions. Par exemple, il ne peut pas transplanner et nous nous sommes arrangés pour qu'il ne puisse plus sortir d'ici. Il se trouve que Dumbledore lui faisait confiance, mais – merci à vous deux, ajouta-t-il, glacial – il n'est plus là pour nous le répéter, donc nous avons décidé d'être... un peu moins confiant. Oh, et au fait, ajouta négligemment Harry en pointant sa baguette sur Malfoy ; il attrapa au vol la baguette qu'il venait de faire jaillire de sa poche.
-Eh ! Ma baguette !
-Petite précaution indispensable, tu m'excuseras, dit Harry. Rogue non plus n'a plus de baguette.
-Mais bon sang de bon soir, qu'est ce que je fiche ici ? Pourquoi m'avez vous amené ici ? Je vous préviens que je ne parlerais pas, même sous la torture, je ne dirais rien !
Ron poussa un grognement d'agacement et leva les yeux au ciel.
-Espèce d'andouille ! Nous sommes en train d'essayer de te sauver la peau même si ça ne nous apporte que des emmerdes ! Pas de te torturer, que je sache !
-Qu-Quoi ?
-Malfoy, dit Harry d'une voix qu'il s'efforçait de rendre aussi calme qu'il n'était agacé, nous t'avons entendu dire que tu ne voulais plus être au service de Voldemort – Oh, ça suffit, vous trois, ajouta-t-il en faisant un geste d'impatience à l'adresse de Rogue, Malfoy et Ron qui avaient tous tressaillit. Nous savons très bien que si tu essayes de fuir, tu as au mieux une semaine de durée de vie devant toi. Ce n'est pas que nous tenions terriblement à toi – Ron eu un ricanement ironique – mais nous savons très bien qu'à part nous, personne ne peut te cacher. Et laisser commettre un meurtre est aussi horrible que de le commettre soit-même. Maintenant, à toi de voir. Tu ne sais pas ou tu es. Tu n'a jamais vu cet endroit, tu ne sais même pas quelle apparence à l'extérieur de la rue. Tu peux choisir de nous dire « allez vous faire voir » et nous te ramènerons dans un endroit ou tu pourras transplanner où tu voudras et on en parle plus – Sauf le jour où nous nous battrons contre toi et tes petits copains. Mais si tu veux t'en sortir – je veux dire, à long terme – tu peux choisir de rester ici et aucun Mangemort ne pourra jamais te retrouver. A toi de voir.
Malfoy baissa le regard, réfléchissant à toute vitesse. Il les regarda tour à tour. Ron qui le toisait avec mépris et agacement, Harry qui attendait sa décision les bras croisés, Hermione qui l'observait attentivement derrière la table, Lupin avec un léger pli entre les sourcils, et Rogue qui n'avait pas ouvert la bouche et le fixait avec un visage insondable comme il savait si bien le faire.
-Et ma mère ? demanda-t-il à voix basse. Est-ce que vous allez aussi la faire venir ici si j'accepte ?
-Elle est déjà sous surveillance, intervint Lupin. Nous savons qu'elle est dans le collimateur, dit-il en désignant Rogue d'un signe de tête. Par conséquent, deux d'entre nous sont toujours assignés à sa surveillance – sans qu'elle s'en doute, naturellement. Et l'Ordre à d'autres cachettes. Nous pourrons la mettre à l'abri durablement si tu décides de quitter les rangs.
Malfoy hésita un instant, indécis.
-C'est vraiment impossible de savoir que je suis là ? demanda-t-il rapidement sans les regarder.
-Cette maison est incartable et elle est liée à un sortilège de Fidelitas, répondit Hermione d'un ton désinvolte. Le gardien du secret est mort, donc je vois mal un autre endroit plus sûr que celui-là sur la planète,
Malfoy hocha très légèrement la tête en mâchonnant sa langue.
-Ce n'est pas une man½uvre, hein ?
Ron leva les yeux au ciel avec irritation.
-Non, figure toi que c'est l'émission « pétards surprises » de Célestina Moldubec !
Malfoy gigota nerveusement puis se jeta à l'eau.
-Très bien : C'est d'accord.
-Qu'est-ce qui est d'accord ?
-Que vous me cachiez. Protégez ma mère et faites moi disparaître de la circulation, qu'ils me fichent enfin la paix, murmura-t-il en passant la main sur son visage.
Harry et Ron échangèrent un sourire satisfait. Même si Malfoy n'était pas – bien au contraire – un ami, au moins, il n'était plus un ennemi.
-Ok, dit Harry d'un ton énergique. Alors, bienvenue chez moi ! Tu es ici au quartier général de l'Ordre du Phénix, dans une maison qui a appartenue à la famille Black – ta mère doit connaître, je suppose !... Sirius Black, mon parrain, me l'a légué à sa mort, termina-t-il en s'efforçant de garder un ton dégagé. Ici, je dois te prévenir qu'il y a quelques règles : Je t'entends dire une insulte sur n'importe quelle personne de notre coté et je te dévisse la tête. Ensuite, nous trois – Ron, Hermione et moi – ne faisons pas parti de l'Ordre – nous n'avons pas terminé nos études, c'est la grande excuse du moment – mais cela ne t'autorise pas à écouter ce qui ce passe dans les réunions de l'Ordre – de toute façon c'est impossible, la porte est impassibilisée. Enfin, tu as carte blanche dans cette maison tant que ça ne dérange personne et que tu ne sors pas d'ici sans notre accord – même si c'est là aussi impossible. Je suis assez clair ?
-Ouais, marmonna Malfoy de mauvaise grâce, peu enchanté de se faire dicter sa conduite par l'un de ses pires ennemis.
-Si on lui faisait visiter la maison ? lâcha Ron avec désinvolture.
-C'est partit !
Harry Ron et Hermione se chargèrent donc de faire rapidement visiter à Malfoy la maison et lui aménagèrent une chambre à coté de celle de Rogue, à droite de l'escalier du deuxième étage – « ça devient le quartier Mangemort, par ici », ne put s'empêcher de faire remarquer Ron à voix basse.
Naturellement, il y eu un grand cri le soir même lorsque, alors qu'ils étaient tous attablés pour dîner, Tonks arriva par la cheminée et aperçu la haute silhouette pale aux cheveux blonds presque blancs de Malfoy.
-C'est pas vrai ! Qu'est ce que c'est qu'il fait là, lui ? C'est devenu le repère des assassins, ici ? explosa-t-elle en se débarrassant de la cendre qui la recouvrait d'un coup de baguette.
Elle traversa la pièce d'un pas furieux et se laissa tomber sur une chaise à coté de Lupin.
-Du calme, Tonks, dit ce dernier d'un ton apaisant, il est ici parce qu'il voulait quitter les Mangemorts. Rogue a dut partir rejoindre Voldemort – Ron grimaça et Malfoy sursauta violemment – ce matin, et Drago était en train de se faire torturer. Lorsqu'ils ont tout les deux pu partir, nous avons pu entendre Drago montrer qu'il serait vraiment enchanté s'il pouvait s'enfuire, et nous avons d'un commun accord décidé de le faire venir ici. Nous lui avons proposé de rester caché ici sans baguette et de protéger aussi sa mère, et il a accepté.
-Ah... marmonna Tonks en lui jetant un regard féroce. Mouais... Et bien, moi, je vous prévient : si vous ramenez sa mère à la maison, c'est moi qui part ! Il n'est pas question que je la revoie !
-Que tu la RE-voie ? demanda Harry, surprit. Je croyait que tu ne l'avait jamais vu ?
-Si, grinça Tonks. Une fois, par hasard, ma mère l'a croisée dans un magasin. Je devais avoir neuf ans. Elle a parlée à ma mère comme si c'était une saleté sur sa chaussure... Je peux te garantir que je me souviens de la tante Narcissa !
-Quoi ? s'exclama brusquement Malfoy en relevant la tête.
-Ah, ouais, c'est vrai que tu n'es pas au courant, dit Ron. Tonks est ta cousine, la fille de ta tante Androméda Black. Son mari Ted Tonks était un sorcier d'origine moldu, donc naturellement, pour ta famille, tu n'a plus qu'une seule tante.
Malfoy les regarda avec des yeux ronds, bouche bée.
-Quoi, vous voulez dire qu'elle est de ma famille ?
-Ouais, répondit Harry. Et les Weasley sont quelque chose comme les cousins par deuxième et troisième génération des Black.
Malfoy lâcha sa fourchette.
-Il y a des gens pareils dans ma propre famille ?
-Et oui, je sais, ce n'est pas flatteur pour eux d'avoir quelqu'un comme les Malfoy dans leur famille. Mais ne t'inquiètes pas, je doute fortement que pour eux, tu en fasses un jour partie !
-Alors ça, ça risque pas, rétorqua sèchement Ron, et Harry faillit s'étouffer de rire avec son rosbif.
-Ouais, je peux comprendre ! Je ne peux pas dire que les Dursley soient vraiment des gens que je considère comme ma famille !
Le reste du repas se passa dans le silence. Tonks et Ron paraissaient de mauvaise humeur ; Malfoy avait l'air anéantit ; Harry, Lupin et Hermione fuyaient leurs regards pour éviter de rire ; quand à Rogue, il n'était même pas descendu.
Le lendemain matin, Harry ne put s'empêcher de sursauter lorsqu'il entendit la voix de Malfoy dans l'escalier. Mal réveillé, il avait presque oublié sa présence. Chose curieuse, en prenant sont petit déjeuner, il remarqua que, même si Rogue et Malfoy se trouvaient tout les deux dans la même pièce, Malfoy évitaient soigneusement de parler ou même de croiser le regard de son ancien professeur préféré. Harry avait la nette impression qu'il le fuyait. Pourquoi ? Rogue avait toujours été quelqu'un qu'il appréciait – en tout cas jusqu'à la fin de leur cinquième année – et il lui avait sauvé la vie l'an dernier. Mais peut-être était-ce cela, justement ?
Harry renonça à se poser des questions. Ils étaient tout les deux désarmés et dans une pièce pleine de monde. Tant qu'on les aurait à l'½il, ils ne pourraient rien tenter, et d'ailleurs, Harry doutait que Malfoy veuille absolument s'enfuir. C'était même plutôt l'inverse ! Harry termina de manger et débarrassa la table de quelques coups de baguette.
-Harry ! s'exclama brusquement la voix d'Hermione. Bonjour ! Je rentre juste de la bibliothèque. J'ai trouvé d'autres éditions de la Gazette qui pourraient être intéressantes, il va falloir potasser ça...
-Bonjour, Hermione. Tu es partie seule ?
-Non, Fred est venu avec moi mais il m'a laissé quand je suis rentrée, ils ont beaucoup de choses à faire au magasin – sans compter que je crois qu'ils sont en train d'inventer un autre truc.
-Quoi donc ? demanda Ron avec curiosité.
-Oh, je ne sais pas trop, quelque chose en rapport avec... Harry !
C'était venu sans prévenir. Une douleur foudroyante, insupportable, venait de se faire sentir. Harry eu l'impression que sa tête se fendait en deux à l'endroit de sa cicatrice. Il se mit à hurler et s'effondra au sol, les mains plaquées sur son front. Il entendit vaguement Ron et Hermione s'agiter et l'appeler, mais il avait tellement mal qu'en cet instant précis, il ne se souvenait même plus de son nom. Un flot de rugissements, de hurlements de fureur accompagné d'un intense sentiment de rage le submergea et il cru qu'il allait s'évanouir. Enfin, aussi brutalement que cela n'était arrivé, la douleur repartie. Harry resta quelques instants sans bouger, essayant de reprendre son souffle, puit ouvrit les yeux. Il s'aperçu qu'il était étendu sur le dos. Au dessus de lui, il distingua les visages anxieux de Ron et d'Hermione, mais également de Lupin, qui avait dut descendre en entendant ses cris. Harry cligna deux ou trois fois des yeux et les contours de ses amis s'affermirent autour de lui.
-Harry, ça va ? demanda Lupin.
Harry essaya d'intégrer et de comprendre les sons qu'il venait d'entendre.
-Harry !... Réponds nous, vieux ! dit cette fois Ron.
-... Ça va, murmura Harry avec beaucoup de retard.
Il bascula sur le coté et ils s'écartèrent pour le laisser se relever. Lupin fit un geste pour l'aider, mais Harry secoua légèrement la tête en signe de dénégation. Il se redressa et s'appuya contre une chaise. Ses jambes tremblaient et il se sentait nauséeux. Il remarqua vaguement Malfoy qui le regardait comme s'il craignait qu'il ne l'attaque, et Rogue, qui s'était levé de son fauteuil et qui l'observait exactement de la même façon que lorsqu'il avait découvert que Harry parlait fourchelangue, mais Harry n'y fit pas attention.
-C'était ta cicatrice, Harry ? Elle a encore recommencée à te faire mal ? demanda Hermione à voix basse.
Harry hocha la tête.
-Ouais... Ça faisait un bail... Presque vingt mois, je ne m'y attendais pas...
-Pourtant... reprit Hermione, soucieuse.
-Je sais. Depuis la dernière fois où je l'ai vu, il utilise l'occlumantie contre moi, c'est pour ça que j'étais tranquille, jusqu'ici...
-Ben alors, qu'est-ce qui... bredouilla Ron, mais Harry ne lui laissa pas le temps de finir.
-Il a perdu tout contrôle. Il est hors de lui. Il s'est laissé dominer par la fureur, il n'a pas réussit à garder le contrôle de l'occlumantie.
-Il... Il est en colère ?
Harry secoua la tête et se laissa tomber sur la chaise.
-Il est fou de rage. Je l'ai rarement vu aussi furieux.
-Quoi, tu l'as vu, aussi ? Mais je croyais que tu ne le voyais que quand tu dormais...
Harry l'interrompit d'un geste.
-Il est au courant qu'il est partit, dit-il en se tourna vers Malfoy ; tout le monde suivit son regard. Malfoy devint blanc comme un linge et il se leva d'un bond pour s'approcher de la table. Soudain, il paraissait beaucoup moins effrayé par Harry que par ce qu'il avait vu.
-Il sait ? Il sait que je suis partit ?
Harry hocha légèrement la tête qu'il appuyait sur sa main gauche. Il inspira lentement, profondément, pour laisser remonter les vociférations et les images qu'il avait sentit.
-Mais...
Harry leva doucement la main droite pour faire taire Malfoy.
-Ta tante est avec lui. C'est elle qui le lui a dit. Il n'est pas du tout content d'elle... Il va envoyer des Mangemorts à tes trousses ; Elle aussi... Il veut que ce soit elle qui te tue. Elle sait que tu as disparu depuis hier soir... Il est furieux qu'elle n'ai rien dit tout de suite... Il aurait voulu te rattraper immédiatement. Il y a aussi Nott. Et le frère d'Alecto. Bellatrix a essayée de protéger ta mère... Il lui a jeté le sortilège de douleur. Il est vraiment furieux.
Harry rouvrit les yeux et les regarda à nouveaux tous les quatre. Malfoy tremblait. Ron et Hermione le regardaient avec appréhension. Lupin, absolument pas habitué aux étranges crises de Harry, semblait très inquiet. Harry poussa un profond soupir et plongea la tête dans ses mains.
-Apparemment, il avait des projets pour toi. Il est furieux contre ton père, c'est pour ça qu'il voulait que tu le remplaces. Il voulait avoir un prétexte pour que tu y passes, comme ça il aurait put se venger de Lucius... murmura Harry. Je le vois bien, il le déteste, il aimerai bien l'avoir sous la main... Ce doit être parce que ton père à donné le journal à Ginny...
-Le journal ?... Répéta Malfoy, sans comprendre.
Harry refit lentement surface. Il inspira profondément et regarda Malfoy, laissant ses mains retomber sur la table.
-Tu vas avoir de ses nouvelles. Je préfère te prévenir. Il ne va pas te lâcher de sitôt.
-C-Comment ça ?... Qu'est-ce que tu veux dire par « il ne va pas me lâcher » ? Vous m'aviez dit que cette baraque était introuvable !
-Bien sûr, répondit Harry avec une certaine lassitude, mais je connais très bien Voldemort et je sais par expérience qu'il lâche rarement ceux qu'il pourchasse. Cette marque... – Harry désigna le bras de Malfoy d'un signe de tête – il va t'appeler. Et même si tu ne réponds pas à son appel, il ne se privera pas pour l'utiliser. Il sait que ça fait mal, donc il te fera aussi mal qu'il pourra.
-Tu... Tu crois ? demanda Malfoy, la bouche sèche.
-Je ne crois pas, j'en suis sûr, corrigea Harry. Enfin, c'est toujours mieux qu'Endoloris. Ou pire. Surtout, ne réponds pas à son appel ! Ne fais pas l'idiotie de vouloir partir le rejoindre, sinon, tu es cuit.
Malfoy avala sa salive et ne répondit pas tout de suite.
-Comment tu sais tout ça ? dit-il enfin, comme s'il cherchait à se convaincre que Harry était fou et que ce qu'il disait n'était pas à prendre en considération. Comment tu arrives à le voir à distance ?
Harry poussa un gros soupir. Il se demanda un instant s'il pouvait donner une réponse à Malfoy, puis décida de lever les doutes que Malfoy pouvait avoir concernant sa santé mentale. En plus, un grand nombre de personnes – dont Fudge et certainement d'autres membres du ministère – étaient au courant, Dumbledore le leur ayant dit ; Ce n'était donc pas un secret absolu.
-Dumbledore pensait que Voldemort et moi étions liés par le mauvais sort qu'il m'a jeté quand j'était bébé. Depuis, quand il éprouve une émotion puissante – Rage ou contentement – je le ressens. Idem quand il est proche de moi. Ces derniers temps, il a décidé d'utiliser l'occlumantie contre moi pour être sûr que je ne puisse pas surprendre accidentellement quelque chose d'important. Si ma cicatrice s'est réveillée aujourd'hui, c'est parce qu'il est tellement en colère qu'il n'arrive pas à canaliser sa concentration – et donc, sa protection tombe.
Malfoy le regarda avec ahurissement.
-Donc, en fait, tu arrives à lire dans ses pensées ?
-Non. De temps en temps, mon esprit reçoit certaines de ses pensées à lui. C'est différent. Je ne peux pas décider d'aller visiter son cerveau ! Non, j'ai juste la malchance de percevoir parfois ce qu'il ressent et de savoir ce qu'il pense à ce moment là.
-Mais... Mais... Il y a des gens qui... qui ferait n'importe quoi pour ça ! protesta Malfoy, incrédule devant l'indifférence de Harry.
-Ah, vraiment, rétorqua sèchement Harry en lui jetant un regard froid, et bien, sincèrement, je leur laisserais volontiers ! Ce n'est pas excessivement agréable de se transformer de temps en temps en antenne réceptrice des sentiments de son pire ennemi !
Ils se regardèrent, Malfoy avec stupeur, Harry avec énervement, Ron et Hermione toujours un peu anxieux car ils savaient ce que le réveil de la cicatrice de Harry impliquait – de gros ennuis, en général – Lupin se mordillant la lèvre inférieure, les sourcils froncés, réfléchissant à ce que Harry venait d'expliquer et Rogue toujours debout à mi-chemin entre eux et le fond de la pièce, le visage dans la pénombre si bien qu'on ne pouvait voir son expression. Soudain, alors que tout semblait à nouveau calme et tranquille, Malfoy se mit à hurler en tombant à son tour à genoux, plié en deux sur son bras gauche, et Rogue et Harry grimacèrent eux aussi de douleur. Voldemort était tellement en colère qu'il n'arrivait pas tout à fait à ne diriger sa puissance que sur Malfoy, et l'un comme l'autre sentaient les effets d'une hargne particulièrement implacable. Lorsque, au bout de trois bonnes minutes qui parurent des siècles aux six personnes présentes, la sensation de brûlure disparu lentement du bras de Malfoy et Harry croisa les yeux pleins de larmes de douleur de ce garçon qu'il méprisait pour son attrait pour la magie noir et qu'il plaignait pour sa faiblesse. Harry haussa légèrement les sourcils en hochant la tête avec fatalisme, et pour la première fois de leur vie, l'un comme l'autre, ils virent leur propre expression – lasse, sans peur, simplement résignée – sur le visage de l'autre.

# Posté le mercredi 27 décembre 2006 17:27

Les livres - Tome 1 - Harry Potter à l'école des sorciers .

Les livres - Tome 1 - Harry Potter à l'école des sorciers .
Le jour de ses onze ans, harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversé.
Un géant vient le chercher pour l'emmener à Poudlard, la célébre école de sorcellerie où une place l'attend depuis toujours.
Voler sur des balais, jeter des sort, combattre les Trolls : Harry Potter se révèle un sorcier vraiment doué.
Mais quel mystère entoure sa naissance et qui est l'effroyable V..., le mage dont personne n'ose prononcer le nom?

# Posté le mercredi 27 décembre 2006 17:34

Les livres - Tome 2 - Harry Potter et la chambre des secret .

Les livres - Tome 2 - Harry Potter et la chambre des secret .
Une rentrée fracassante en voiture volante, une étrange malédiction qui s'abat sur les élèves, cette deuxième année à l'école des sorciers ne s'annonce pas de tout repos!
Entre les cours de potion magique, les matches de Quidditch et les combats de mauvais sorts, Harry Potter trouvera t'il le temps de percer le mystère de la Chambre des Secret?
Un livre magique pour sorciers confirmés.

# Posté le mercredi 27 décembre 2006 17:40

Les livres - Tome 3 - Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban .

Les livres - Tome 3 - Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban .
Sirius Black, le dangereux criminel qui s'est échappé de la forteresse d'Azkaban, recherche Harry Potter.
C'est donc sous bonne garde que l'apprenti sorcier fait sa troisième rentrée.
Au programme : des cours de divination, la fabrication d'une potion de ratatinage, le dressage des hippogriffes...
Mais Harry est-il vraiment à l'abri du danger qui le menace?
Un livre époustouflant qui vous emportera dans un tourbillon de surprises et d'émotions.

# Posté le mercredi 27 décembre 2006 17:45