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Laisser moi vos adresses de blog, si il son uniquement sur Harry Potter je leur ferais une petite place juste la, en dessous :
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Harry-Univers
LovegoodLuna

# Posté le samedi 23 décembre 2006 09:11

Modifié le mercredi 27 décembre 2006 18:28

Harry Potter 7

Harry Potter 7
Voilà je vient juste d'avoir l'info, d'après le livre de vente en ligne "Amazon", Harry Potter Volume 7 sortira en version anglaise 31 décembre 200? .

# Posté le samedi 23 décembre 2006 09:17

Fan Fiction - Volume 7 - Le Triomphe du Coeur - Chapitre 7 .

Fan Fiction - Volume 7 - Le Triomphe du Coeur - Chapitre 7 .
Chapitre 7 - Jugement privé

Quatre heures plus tard, ils étaient de retour. Les recherches avaient été fructueuses. Oh, certes, ils n'avaient pas trouvé une incroyable quantité de documents secrets, mais il y avait tout de même de quoi intéresser l'Ordre. Ils avaient eu très peur à un moment car ils avaient cru que Pettigrow rentrait mais fort heureusement il n'en fut rien. Ce fut donc enchantés qu'ils franchirent la porte magique. Mais il ne leur fallut pas 10 secondes pour comprendre qu'il y avait deux autres personnes beaucoup moins enchantées qu'eux dans la pièce. Lupin était rentré et lui et Rogue se faisaient face, assit chacun dans un fauteuil, se toisant avec un déplaisir évidant.
-Harry ! Ron, Hermione ! s'exclamât Lupin en jaillissant de son siège, soulagé. Où étiez vous ? Comment ce fait-il qu'il soit là ? Je suis rentré il y a une heure et demi, pour me retrouver face à la personne que je m'attendais le moins à voir ici, avec un vague mot d'explication de vous trois et personne d'autre dans la maison !
-Désolé, on vous expliquera plus tard. Vous avez prévenu l'Ordre ? demanda rapidement Harry en quittant sa cape de voyage.
-Tiens, tiens, ricana Rogue. A toi aussi, il te parle comme ça ?
-Ah, toi, ça va, hein ! aboya férocement Lupin en se retournant vers Rogue.
Ils se regardèrent avec la plus grande animosité.
La cheminée cracha brusquement un grand bouquet de flammes vertes, suivit d'un autre, puis d'un troisième, et une ribambelle de sorciers apparurent dans la pièce. Il y avait les Weasley, Kingsley Shacklebolt, Sturgis Podmore, Maugrey Fol ¼il, Dedalus Diggle, Tonks qui venait de Pré-au-Lard, Hestia Jones, et même, à leur grande surprise, le professeur McGonagall. Tous poussèrent une exclamation de stupeur et d'indignation à la vue de Rogue. Dedalus Diggle, toujours aussi émotif, fit tomber son chapeau haut forme et McGonagall paru elle aussi particulièrement choquée de se retrouver face à son ancien collègue de travail.
-Qu'est ce qu'il fait là, lui, gronda Tonks, en le regardant avec répulsion.
-C'est ce que nous nous demandons tous, rétorqua Lupin en se tournant vers Harry.
-Euh... Ecoutez, tout le monde, asseyez vous, on va vous expliquer.
Et Harry raconta en quelques mots tout ce qui s'était passé depuis le matin jusqu'à ce qu'il avait dit à Ron et Hermione – en omettant cependant la partie « Impasse du Tisseur » de l'histoire. Tous les adultes présents échangèrent des regards.
-D'autre part, ajouta Harry, il est – voyons – 18 heures, ce qui signifie qu'il nous reste une heure pour décider ce que nous allons faire de lui, puisqu'il nous a dit lui-même qu'il héberge Peter Pettigrow chez lui et qu'il a dit qu'il devait être présent à cette heure là. Naturellement, il peut s'agir d'un piège, mais on est jamais trop prudent.
Autres sombres regards.
-Bon... Mr. Weasley se redressa. Dans un premier temps, on pourrait peut-être le placer sous surveillance chez lui ?
-Certainement pas, coupa Kingsley. Il est beaucoup trop dangereux. Et cela impliquerait qu'il faille lui rendre sa baguette magique, ce qui relèverait du suicide.
-Moi, je suis d'accord avec Harry en ce qui concerne le ministre, lança Tonks. Tant que Scrimgeour a quelqu'un à poursuivre, il nous fichera un peu la paix. Si Rogue, l'un des Mangemorts les plus recherchés, tombe dans ses mains, il en profitera pour se faire mousser et son pouvoir n'en sera que renforcé, ce qui signifie : bonjour les ennuis pour toutes les personnes qui traquent ses proies sans être sous ses ordres.
-Peut-être que... L'Imperium... suggéra timidement Hestia Jones.
-Voyons, Hestia ! Ne dites pas de sottises, c'est illégal ! protesta McGonagall.
-On ne fait pas d'omelettes sans casser des ½ufs, grommela Fol ¼il.
-De toute façon, ça ne marcherait pas, intervint Harry. Il saurait très bien le combattre – si ce n'est pas déjà fait.
Il y eu un instant de silence. Tout le monde se demandait que faire de l'homme assit en face d'eux.
-Si ça ne vous ennuie pas, lança celui-ci de son habituelle voix doucereuse, je pourrais peut-être proposer une solution...
Harry se retourna très lentement et s'avança doucement vers lui en imitant la démarche du Rogue qu'il avait eu à supporter durant six ans, à savoir mains dans le dos, la bouche étirée en un mince sourire méprisant, le visage glacé, marchant d'un pas à la fois vif et parfaitement silencieux, et lui rétorqua d'une voix horriblement similaire à celle de Rogue, maniérée et douceâtre :
-Voyez vous, cher ami, le problème est justement que cela nous ennuie prodigieusement de nous retrouver en votre si délicieuse compagnie... Alors, soyez assez aimable pour nous épargner, ne serait-ce qu'une seule fois dans votre vie, le son si agréable de votre voix de faux-jeton.
Rogue se figea et lui jeta un regard de haine.
-Très bien, lança-t-il froidement.
Harry s'inclina en gardant une colonne vertébrale impeccablement droite, les mains toujours jointe dans le dos, exactement à la manière de Rogue.
-Vous nous obligez, cher collègue.
Il se redressa lentement, toisa Rogue avec le même mince sourire méprisant, puis pivota brusquement sur lui-même et reparti de ce pas rapide et sec d'araignée qui caractérisait Rogue en dehors des salles de classes. Les plus jeunes sorciers de la pièce, ceux qui avaient eu Rogue comme professeur – à savoir, Fred, Georges, Tonks, Ron, Hermione et même Bill – se mordirent les joues pour ne pas éclater de rire tant l'imitation de Harry était excellente, presque inquiétante de réalisme. Même le professeur McGonagall, Lupin et Kingsley durent faire de gros efforts pour ne pas sourire.
-Bien. Ou en étions nous ? Lança Harry d'une voix forte.
-J'ai peut-être une idée, même si elle ne me plais pas du tout au point de vue personnel, avança Lupin.
Il se redressa lentement, sous les regards de tout le monde.
-Voilà ; On pourrait le garder ici. La maison est impossible à découvrir, on ne peut pas transplanner à l'intérieur et tant qu'il n'aura pas de baguette, il ne pourra pas faire grand chose – même pour sortir par une porte ou une fenêtre, il est très facile de rendre cela impossible sans baguette, et il n'y a pas de poudre de cheminette dans la maison.
-Oui, mais qu'est-ce qu'on en fait ? Et comment faire pour que Voldemort ne se doute de rien ?
-Je pourrais tout simplement reprendre ma place d'agent double.
Tout le monde se retourna.
-Votre place d'agent double ? Votre place d'agent double ?! Vous avez tué Dumbledore et trahit l'Ordre du Phénix ! Vous appelez ça un travail d'agent double ? Pour moi, c'est un travail d'agent on ne peut moins double ! Et vous voudriez encore reprendre votre place parmi nous ? Non mais, vous vous fichez de qui, là ?
Rogue incendia Harry du regard, mais ce fut d'une voix très calme qu'il répondit.
-Vous me décevez, Potter. D'après ce que je vous avais entendu dire, je pensait que Dumbledore vous avait mit au courant – ou que vous aviez comprit par vous même, quoique ce soit moins plausible.
Harry le regarda intensément. Il se retourna pour réfléchir, puis fit brusquement volte-face en hurlant « Legilimens ! ». Rogue poussa un cri et la tête de Harry bouillonna de pensées qui ne lui appartenaient pas : Voldemort devant un Rogue prostré à terre et pantelant, dans un cimetière que Harry connaissait très bien – trop bien – écartant sa baguette de Rogue et disant d'une voix caverneuse « Tu m'as trahit... - Non, maître, non ! Je peut vous dire tout ce que vous voulez savoir sur Dumbledore, Tout ! » ... Dumbledore et lui prés de la forêt interdite « Severus, vous n'avez pas le droit de refuser, vous entendez ? Vous vous êtes engagé à le faire si je vous le demandais, je vous interdis de vous défiler ! D'ailleurs, si vous ne le faites pas, vous périrez à cause du Serment Inviolable... - Mr. le directeur, avez vous songé à ce qui se passerait si je le faisais ? C'en serait finit de mes actions pour l'Ordre ! Cela reviendrait à ne plus pouvoir faire quoi que se soit contre lui... Je ne pourrais plus que suivre ses ordres à lui, sans possibilités d'interférer... »
-ÇA SUFFIT !
Harry tituba. Le brouillard de son et d'images se dissipa dans sa tête. Il rouvrit les yeux et se retrouva dans le vieux salon, entouré par une vingtaine de sorciers, en face d'un Rogue ruisselant de sueur, livide, debout en plein milieu de la pièce. Ils s'observèrent pendant un long moment. Comme Harry l'avait prévu, Rogue ne s'attendait pas à une attaque mentale et il lui avait fallut un certain temps pour la bloquer. Harry inspira profondément.
-Bon. Professeur Lupin, on va faire comme vous avez dit. Nous sommes quatre à vivre en permanence ici, on s'arrangera pour qu'il ne soit jamais seul. Pour les réunions, ce ne sera pas très dur d'impassibiliser les pièces concernées, et on devrait pouvoir facilement s'arranger pour qu'il ne puisse pas sortir. Pour justifier son absence à l'Impasse du Tisseur, voyons... Tonks, Kingsley, peut-être que vous pourriez faire quelque chose ?
-Ce sera très facile, approuva Tonks. Il suffira de dire que l'on pense avoir trouvé le repère de Rogue et y envoyer une descente d'Aurors.
-Très bien. Dans ce cas, continua Harry en s'adressant à Rogue, vous pourriez très bien dire à vos petits copains que vous passez de cachette en cachette, ce qui expliquerait votre... euh... injoignabilité.
-Et pour le seigneur des Ténèbres ? Il ne lui faudra pas trois semaines pour s'apercevoir que je manque à l'appel. En général, il ne me convit pas très souvent à ses petites soirées, mais je ne peux pas me permettre de ne pas venir quand il... euh... me demande...
-Oh, mais vous ne manquerez pas à l'appel, rassurez vous. A chaque fois qu'il vous « demandera », comme vous dites, vous irez le voir, comme avant.
Un concert d'exclamations retenti.
-QUOI ?
-Tu es cinglé ?
-C'est beaucoup trop dangereux !
-Du calme. Si on le cloître ici, il ne nous servira pas plus que Buck ne servirait à des Etres de l'Eau. Autant le remettre aux autorités tout de suite. En revanche, s'il reprend sa place de Mangemort, il peut nous être utile. Et comme il ne participera plus aux réunions de l'Ordre, on évite un trop grand danger de trahison.
-Harry, c'est ridicule ! Même s'il n'écoute plus ce qui ce dit aux réunions, il sera quand même au courant de plein de choses. N'oublions pas qu'il est legilimen !
-Je sais. Mais il y a des risques qu'il faut savoir courir. D'autre part, je me permet de vous rappeler que nous – Fred, Georges, Hermione Ron et moi – avons passé un été entier au quartier général de l'Ordre, sans rien savoir de ce qu'il faisait précisément. Les seules informations que nous avons eu, c'est ce que Sirius nous a dit. Et puis, ne vous inquiétez pas, Rogue ne sera pas tout seul quand Voldemort lui confira ses petites histoires. Sans compter qu'il n'est pas prêt de revoir sa baguette.
Un long silence. Enfin, Bill parla d'un ton dubitatif.
-Tu penses sincèrement que Voldemort ne s'apercevra pas que Rogue ne sera pas seul à venir ? C'est un peu... gros... Et puis, ça voudrait dire que Rogue devrait avoir la gentillesse de nous prévenir, ce qui est encore plus gros.
Harry eu un sourire.
-Oh, mais pas du tout, au contraire ; Pour transplanner auprès de Voldemort, Rogue sera bien obliger de nous le dire, puisqu'il ne pourra pas sortir. Et il sera bien obligé de transplanner auprès de Voldemort s'il veut éviter de se faire considérer comme un traître par ses petits compagnons, ce qui n'est... euh... pas vraiment dans son intérêt.
Tout les sorciers présents échangèrent des regards ; visiblement, ils n'étaient pas très convaincus.
-Si quelqu'un a une meilleure idée, je serais enchanté de l'entendre, ajouta Harry, un peu agacé.
L'assemblée resta silencieuse.
-Mouais... pourquoi pas, après tout... marmonna Tonks.
-Faute de mieux... approuva Sturgis Podmore à demi-voix.
Le Professeur McGonagall hocha faiblement la tête et Maugrey Fol ¼il grommela quelque chose qui ressemblait à un acquiescement.
-Bon, décréta Lupin en parlant au nom de l'Ordre, dans un premier temps, on va faire comme ça. Nous verrons plus tard pour le long terme, en espérant que la chance soit avec nous.
-Et en espérant qu'il ne me vienne pas à l'idée de vous dénoncer par télépathie au Seigneur des Ténèbres lorsque je serais en face de lui... Laissa tomber tranquillement Rogue, l'air parfaitement indifférent à ce qui se passait autour et à propos de lui.
Harry se retourna gravement vers lui.
-Oh, mais nous savons tout les deux que vous ne le ferez pas, lui dit-il, sans sourire.
Il y eu un instant de silence. Rogue et Harry s'observèrent, sachant tout deux ce que Harry avait vu dans la tête de Rogue.
-Très bien, s'exclama brusquement Mr. Weasley d'un ton énergique, Et bien, puisque la question est réglée, je vais retourner au bureau.
Aussitôt, ce fut le signal de départ et d'action pour tout le monde. Tonks se drapa dans sa cape qu'elle avait quittée en arrivant, Fol ¼il fit le tour de la maison avec son ½il magique afin d'être bien sûr qu'il n'y avait pas une seule pincée de poudre de cheminette autre part que dans leurs poches, les Weasley repartir les uns après les autres et Kingsley, l'un des Aurors chargé de retrouver Rogue, murmura qu'il allait tout de suite s'arranger pour que l'on retrouve officiellement la trace de la maison de Rogue. En quelques instants, le 12 retrouva son calme habituel. Le "tic-tac" de la vielle horloge se fit de nouveau entendre et Harry, Ron, Hermione et Lupin se retrouvèrent seuls, tous les quatre adossés à la table ou à une chaise, en face de Rogue qui pianotait d'un air hautain sur les accoudoirs de son fauteuil.
-Si j'ai bien compris, vous avez décidé de me garder enfermé ici sans baguette, sauf aux moments ou la marque des Ténèbres deviendra noire ?
-Exactement. Et vous n'aurez presque plus rien à envier à Sirius et aux loisirs illimités dont il disposait il y deux ans.
Rogue eu un rire silencieux.
-Aaaah... Je comprends. Quelle douce vengeance pour vous... Vous qui aimiez tellement votre cher parrain...
-On tachera de vous épargner les sarcasmes, mais n'y comptez pas trop, lança Harry d'un ton plus sec. Oh, et, au fait, il y a encore plein de ménage à faire, si ça vous intéresse...
-Bon... euh... Pourquoi... Pourquoi on ne passerait pas tous à table ? coupa rapidement Hermione, craignant une nouvelle explosion.
-Bonne idée, s'exclama vivement Ron, soulagé, en s'éloignant rapidement vers la cuisine. Hermione paru hésiter un instant à laisser Harry et Rogue quasiment seuls dans la même pièce mais se résolut finalement à le rejoindre. Lupin s'éclaircit la gorge.
-Je n'ai pas très faim. Je crois que je vais monter, j'ai des choses à finir. Je vais juste – il leva sa baguette et la fit tourner lentement au dessus de sa tête – prendre une tasse de thé – une grosse tasse sortit de la cuisine en volant et il l'attrapa au vol – et ce sera tout. Bonsoir.
-Bonsoir, professeur.
Lupin sortit, sa tasse à la main, et Harry l'entendit traverser le hall, puis monter les escaliers vers le premier étage où il y avait les chambres pour les membres de l'Ordre qui venait occasionnellement – Tonks ou les parents Weasley, par exemple – ainsi que celles de Harry, Ron et Hermione. Quelques craquements de plus du plancher indiquèrent bientôt qu'il avait emprunté l'escalier qui menait à la partit gauche du deuxième étage où il y avait sa chambre. On ne pouvait passer d'un coté à l'autre qu'en passant devant l'escalier car la grande pièce de l'autre coté de l'escalier, qui devait normalement rejoindre les deux bords par une salle de bal, était condamnée. Au palier de mi-étage, une porte entre les deux escaliers donnait sur une grande bibliothèque, rajoutée bien après la construction de la maison.
Hermione sortit brusquement de la cuisine en portant des couverts, tandis qu'un plateau chargé d'une foultitude de plats la suivait dans les airs.
-Voilà-voilà ! Dit-elle d'un ton faussement dégagé. Où est Lupin ?
-Dans sa chambre. Il avait à faire.
-Ah... Bon... Elle agita légèrement sa baguette et les assiettes, plats et couverts se disposèrent d'eux même sur la table.
Ron sortit à son tour de la cuisine, la baguette simplement pointée devant lui, précédant une panière à pain, deux bouteilles de bièreaubeurre et une carafe d'eau.
-C'est bon, on a tout ? demandât-il à la cantonade. Alors, à table.
Ils s'attablèrent tous les trois en silence. Au bout de quelques instants, Ron émergea de son assiette et lança d'une voix forte à l'adresse de Rogue :
-Je ne sais pas si vous avez remarqué mais il y a un couvert pour vous. Vous êtes enfermé ici, pas interdit de manger.
Rogue se leva lentement, s'approcha et tira la chaise du bout le plus éloigné de la table, où Hermione avait en effet disposé un couvert.
Le dîner fut particulièrement morose. Tout le monde semblait décidé à faire le moins de bruit possible. Même les cliquetis de fourchettes paraissaient assourdis. Enfin, ils se levèrent, Hermione fit disparaître les restes des assiettes et des plats et Harry se tourna vers Rogue.
-Bon. Vous connaissez la maison, je crois ; Il y a une chambre prête du coté droit du troisième, vous n'aurez qu'à la prendre, il y a une salle d'eau attenante. Vous avez de la chance, on vient juste de la remettre complètement en état, c'était l'ancienne chambre de Buck, l'hippogriffe. Carton libre pour la bibliothèque. Vous pouvez déambuler dans la maison, de toute façon, il n'y a rien à cacher.
Harry se tourna vers ses amis. Comprenant le message, ils le suivirent et sortirent tout les trois. Arrivés au premier, ils rentrèrent dans la chambre de Harry, ce dernier impassiblisa la porte et ils s'assirent sur son lit.
-Alors, qu'est-ce qu'il y a ? demandât-il à voix basse.
Ron et Hermione se regardèrent.
-Ça alors, c'est tout de même un peu fort de café ! C'est toi qui fait venir Rogue ici, à partir de maintenant, on va toujours l'avoir dans les pattes, il va falloir que quelqu'un le surveille, ensuite c'est toi qui nous fais signe pour qu'on te suive, et c'est à nous que tu demandes ce qu'il y a ?
-Oui, justement. Je veux savoir ce que vous en pensez. Vous n'avez pas ouvert la bouche depuis qu'on est rentré de l'Impasse. Quelle est votre opinion ?
Ils restèrent parfaitement silencieux pendant quelques instants. Enfin, Ron inspira profondément et se jeta à l'eau.
-Je pense que c'est de la folie pure de le garder ici. Il peut apprendre des tas de choses. Il est légilimens. Dans le même temps, je partage ton opinion sur Scrimgeour, et je me dis aussi que ce serait super si on pouvait espionner Tu-Sais-Qui. Mais je ne peux pas m'empêcher de me dire que quitter Poudlard une année avant l'heure pour se retrouver ensuite à habiter dans la même maison que Rogue, c'est franchement dépriment.
-Moi aussi, je trouve cela très dangereux, Harry. Tout ce qu'il peut apprendre sur l'Ordre et sur nous en vivant ici... Imagine qu'il découvre la cachette du médaillon ? Imagine qu'il découvre qu'est ce que nous cherchons, qu'il découvre que nous sommes au courant pour les Horcruxes ? S'il disait tout à Voldemort – Ron, ça suffit – ?
-Personne, pas même Fol ¼il, n'a découvert la cachette du médaillon, dit lentement Harry.
-Personne, pas même Fol ¼il, ne vit ici en permanence en n'ayant rien d'autre à faire que de tourner en rond. Je persiste à dire que le mieux aurait été de le remettre aux autorités. Au moins, il nous aurait fichu la paix.
Nouveau silence. Hermione laissa passer quelques instants puis reprit
-Cela dit, sans baguette, avec toutes les mesures de sécurité que Lupin et toi avaient établi, en dehors des réunions de l'Ordre, il est beaucoup moins dangereux et ses connaissances peuvent nous être utiles.
-Ouais, il y a ça aussi... marmonna Ron.
Tout trois sombrèrent dans une profonde réflexion.
-Bon, lança Ron d'une voix plus forte, inutile de se torturer l'esprit. Ce qui est fait est fait et quitte à tout prendre, il vaut mieux qu'il soit là plutôt que de l'avoir laisser repartir tranquillement dans le cimetière. Alors, maintenant, parlons sérieusement : Est-ce que vous avez remarqué que les Canons de Chudley sont passés troisièmes au championnat national ?
Harry et Hermione éclatèrent de rire. Il n'y avait vraiment que Ron pour détendre l'atmosphère en pareille situation.

# Posté le samedi 23 décembre 2006 09:28

Modifié le samedi 23 décembre 2006 17:33

Fan Fiction - Volume 7 - Le Triomphe du Coeur - Chapitre 8 .

Fan Fiction - Volume 7 - Le Triomphe du Coeur - Chapitre 8 .
Chapitre 8 - La cachette

Le mois de novembre se dessina lugubrement au dessus de Londres, s'insinuant comme un poison à travers les interstices des fenêtres. La brume devenait de plus en plus froide, épaisse, opaque, rendant les allées et venues à l'extérieur de plus en plus laborieuses et désagréables par ce temps froid et sombre. Au 12, l'ambiance s'était elle aussi considérablement assombrit par la permanence de son nouvel habitant. Il semblait que Rogue, par sa seule présence, ait fait fuir de cet endroit toute joie de vivre encore plus rapidement qu'un détraqueur. Le trio avait beaucoup moins de visites. Tonks ne devait pas revenir de Pré-au-Lard avant les vacances de Noël et tous les autres membres de l'Ordre paraissaient éviter le Square Grimmauld comme la peste. Lupin rentrait moins souvent, Kingsley, qui avait l'habitude de venir assez régulièrement, ne reparu pas des 15 jours suivants et même les Weasley, que l'on voyaient parfois à dîner, ne pointèrent pas le bout de leur nez. Le résultat était que les trois amis étaient désormais le plus souvent séparés. En général, Hermione, au lieu de passer ses journées à la bibliothèque, partait le matin en compagnie de Harry ou Ron, y prenait un maximum de livres et d'archives et revenait une ou deux heures plus tard pour s'installer dans le salon ou dans sa chambre et passer des heures à compulser les vieux manuscrits tandis que Ron et Harry partaient de leur coté sillonner les rues de Londres à la recherche des anciens camarades de classe de Voldemort. Malheureusement, pour les rares personnes dont ils avaient trouvé les adresses, ils allaient de déceptions en déceptions : Tantôt ils avaient disparus, tantôt ils étaient morts. Quant aux recherches sur l'orphelinat, il paraissait y avoir des dizaines d'orphelinats à Londres, sauf celui qui avait vu grandir Tom Elvis Jeudusort. Un jour, cependant, alors que Ron et Harry revenaient – bredouilles – du centre d'archives de la mairie d'un quartier de Londres, enroulés dans leurs écharpes et leurs voix étouffées par le vent, ils sursautèrent en entendant une conversation. Ils approchaient d'une station de métro alors que deux femmes se saluaient à voix très haute.
-Et passez le bonjour à toute votre famille, surtout !
-Comptez sur moi, Mme Côle ! A bientôt !
Ron stoppa net.
-Qu'est ce que tu as, demanda Harry en se tournant vers son ami toujours planté en plein milieu de la rue.
-Harry ! Cette femme s'appelle Mme Côle ! Comme la directrice de l'orphelinat de Jeudusort !
-Quoi ? Mais quelle femme ?
-Celle qui parlait à une copine, à coté de nous ! Tu n'as pas entendu ?
Sans attendre la réponse de Harry, Ron fit demi-tour et courut à toutes jambes en sens inverse, juste à temps pour voir la femme disparaître dans un escalier du Métro. Ron s'y engouffra précipitamment, Harry sur ses talons, et ils rentrèrent dans le tunnel chaud et abrité.
-MADAME COLE ! Ohé, MADAME COLE ! Hurla Ron en se ruant derrière elle.
La femme s'immobilisa et se retourna, surprise. Ron, haletant, se hâta de la rejoindre.
-Excusez... moi... de vous retarder... bredouilla Ron, en nage.
-Euh... pardonnez moi, mais je ne crois pas vous connaître ?
-Non... en effet, je... je m'appelle Ron Weasley et...
-Bonjour, madame, coupa Harry en s'arrêtant prés d'eux. Je m'appelle Harry Potter, et mon ami et moi-même, nous vous avons entendu parler rapidement à une amie qui vous a répondu en vous appelant Mme Côle, ce qui explique que nous connaissions votre nom. En fait, il se trouve justement que nous cherchons depuis plusieurs semaines déjà une personne du même nom, et nous nous demandions si, par un hasard extraordinaire, il pourrait s'agir de vous, ou d'une parente...
-Oui... Comme mon ami viens de vous le dire, nous cherchons une femme du nom de Côle, qui était directrice d'un orphelinat à Londres il y a une cinquantaine d'années, expliqua Ron en reprenant son souffle.
La femme, de plus en plus étonnée, les observa tour à tour.
-Ou...Oui en effet... je... j'ai une tante qui a été responsable d'un centre d'enfants orphelins jusqu'à il y a quarante ans. Mais l'orphelinat a fermé par la suite, il s'y passait de drôles de choses auxquelles personne ne comprenait rien. Et ma tante est morte peu de temps après...
Harry et Ron échangèrent des regards éloquents.
-Quels genre de drôles de choses ?...
-Je ne sais plus trop... ma mère m'avait raconté qu'on y entendait des cris étranges, comme des lamentations venant des profondeurs du bâtiment. Mais pourquoi...
-En fait, dit précipitamment Harry, Nous sommes à la recherche de l'orphelinat en question. Euh... Une personne que je connais y à passé son enfance, et, euh, je... j'aurais voulu visiter l'endroit ou il a grandit...
-C'est important pour lui, continua Ron sur un ton de confidence. Il s'agit de son père... c'est un peu de cet orphelinat que tout est parti, vous voyez... Alors, peut-être que vous pourriez nous éclairer sur l'adresse de l'établissement...
-Ah... Ah, d'accord, je comprends... et bien, il me semble que l'adresse... voyons... je ne me souviens plus très bien, mais je sais que c'était rue Oldbrook... Oui, c'est ça, rue Oldbrook, à l'Est de Londres. Je suis désolée, j'ai oubliée le numéro, mais vous n'aurez aucun mal à le trouver, c'est une immense bâtisse, vous ne pourrez pas vous tromper. A moins que vous ne vouliez me laisser un numéro de téléphone ? je vous appellerais pour vous le dire.
-Ce ne sera pas la peine, madame, nous nous débrouillerons. Merci infiniment, c'est très aimable de votre part.
-Oui, merci beaucoup, madame, renchérit Ron. Navré de vous avoir dérangé.
Ils repartirent rapidement en sens inverse, laissant la femme poursuivre son chemin, un peu perplexe.
-Dis donc, Ron, chapeau bas ! Quelle présence d'esprit ! je n'avait même pas réalisé !
-Hé hé, en tout cas, Harry, nous avons l'adresse !
-Et tu auras remarqué que l'orphelinat à fermé peu après la sortie de Jeudusort de l'école ! Peut-être trois ou quatre ans après qu'il ait quitté Poudlard. En d'autres termes, dans la même période que celle où il a volé la coupe et le médaillon. Tout correspond !
Ils rentrèrent à toute vitesse au Square Grimmauld. S'engouffrant dans la vielle maison, ils escaladèrent les escaliers quatre à quatre en hurlant à travers toute la maison.
-HERMIONE ! HERMIONE !
-HERMIONE, OU ES TU ?
-QUOI ? QUOI ? Qu'est ce qu'il y a ? bondit-elle en sortant du salon.
-IGNOBLES TRAITRES A LEURS SANG, OH, DOULEUR DE MES ANCETRES, VOUS SOUILLEZ MA MAISON...
-Oh, c'est pas vrai ! Aidez moi ! s'exclama Harry en se précipitant pour fermer les rideaux devant le portrait de la mère de Sirius qui s'était réveillé et avait commencé à hurler dans tout l'étage. Harry commença à tirer sur un rideau et Ron et Hermione empoignèrent l'autre. Enfin, les glapissement de Mme Black s'éteinrent, ramenant le silence dans le hall.
-Alors, qu'est ce qu'il y a ? demanda Hermione.
-Hermione, ça y est, on l'a ! proclamât Harry d'une voix forte.
-Chut ! Pas si fort ! Qu'est ce que vous avez ?
-L'adresse ! triompha Ron. L'adresse de l'orphelinat ! On a surprit complètement par hasard une conversation dans la rue...
-TU as surprit, Ron ! Moi, je n'ai rien fait ! Ecoute, Hermione, nous sommes tombés par hasard sur la descendante de la directrice dans la rue. Elle parlait à une copine et nous passions juste à coté. Ron à saisit son nom et il lui a demandé si elle était une parente de la femme que nous cherchions. Et figure toi que oui ! C'était sa nièce ! Elle nous a répondu très gentiment et nous a même donnée...
-L'adresse de cet orphelinat ! termina Ron, enchanté. Hermione ouvrit la bouche, stupéfaite, cherchant à ramener l'ordre dans les explications confuse et embrouillées des deux garçons surexcités.
-Aller, au boulot ! On a du pain sur la planche, c'est le moment de voir si j'avais raison ou si je me suis complètement planté et si nous avons perdu notre temps. Prépare toi en vitesse, il n'y a pas une minute à per...
-Qu'est ce que c'est que ce raffut ? gronda soudain une voix sifflante.
Harry leva les yeux au ciel.
-Zut ! Je l'avait complètement oublié, lui...
Il se tourna vers Hermione alors que Rogue descendait lentement les escaliers, méfiant.
-Lupin n'est pas rentré, je suppose ?
-Non.
-Ah, mer...Mmmh. On ne peut pas le laisser seul et il est hors de question que l'un d'entre nous reste ici...
-Nooonn, je rêve ! Vous partez d'ici ? railla Rogue en s'approchant d'eux.
-Malheureusement, non, ce n'est que temporaire. Mais ne vous inquiétez pas, nous allons vous trouver de la compagnie, rétorqua Harry sans faire attention à lui. Voyons... qui pourrait venir de toute urgence et pour une durée indéterminée ? murmura-il en se parlant à lui même.
-Je pourrais peut-être venir avec vous, si cela vous ennuis tant...
-Ha ha, très drôle. L'enfermement vous réussit, en 15 jours vous avez pris conscience de la définition des mots « sens de l'humour ». Encore deux ou trois décennies sans sortir et le votre cessera peut-être d'être aussi déplorable... Mais qui va-t-on appeler ?...
-Ça paraît évidant, répondit Ron en haussant les épaules. Fred et Georges.
-Fred et Georges ?
-Bien sûr ! Qui d'autre ? Qui d'autre peut se permettre de fermer boutique une demi-heure en avance sans être coincé par un patron, et qui est plus facilement et plus rapidement joignable qu'eux depuis cette maison ?
-Ron, tu es génial ! Les jumeaux ! je n'y avais même pas pensé ! Ok, alors, euh...
-Va les chercher, Harry ; pendant ce temps, je vais m'habiller et voir ce que je peux dénicher d'intéressant dans mes bouquins.
-Hé là, Hermione ! On n'emmène rien d'autre que nos baguette, ne l'oublie pas !
-Rien d'autre que nos baguettes et ce que l'on a dans la tête ! Je vais voir ça, marmonna Hermione en disparaissant dans l'escalier puis dans sa chambre.
-Ok, vas-y, Harry. On se retrouve ici.
-D'accord. Mais dépêchons nous, il ne faut pas perdre de temps. Il faut foncer là-bas au plus vite.
-Où aller vous ? intervint encore une fois Rogue, son regard allant de l'un à l'autre à toute vitesse.
-Sur Terre ! Et maintenant, du balai ! grinça Harry avec agacement. Il sentit que le regard de Rogue se fixait sur lui et s'empressa de quitter le hall en entraînant Ron avec lui. Quelques instants et un tourbillon de flammes vertes plus tard, il atterrissait au numéro 93 du chemin de Traverse. Affalé sur le sol, les lunettes de travers, de la cendre partout, il crachota en essayant de se relever. Deux main l'attrapèrent de chaque coté et le soulevèrent presque du sol, le rétablissant aussitôt.
-Harry ! Qu'est ce que tu fais là ?
-Ben alors, mon vieux, qu'est ce qui t'arrive ? Vous êtes déjà passés ce matin ! Y a un problème avec l'ami Rogue ?
-Salut, les gars. Ouais, justement, vous avez mis le doigts dessus, répondit Harry en redressant ses lunettes. Ecoutez, je sais que je vous demande un gros sacrifice, mais Ron, Hermione et moi devons partir de toute urgence pour on ne sait pas combien de temps, Lupin n'est pas là et on aurait besoin de vous pour venir le surveiller.
-Aïe ! Gros sacrifice, en effet.
-Pourquoi vous devez partir ? Où vous allez ?
-Je ne peux pas vous le dire, désolé. C'est très urgent et très secret.
Fred et Georges échangèrent un regard entendu et se penchèrent un peu plus vers Harry.
-C'est à propos de Tu-Sais-Qui ? Vous avez trouvé quelque chose ?
-C'est possible, oui.
Fred se redressa et lâcha un sifflement sonore.
-Et ben dis donc !
-Mince, alors ! renchérit Georges.
-Et là, il n'y a pas de temps à perdre, alors soyez sympa, fermez boutiques 35 minutes plus tôt que d'habitude et venez en vitesse.
-Mmm... Bon. Voilà ce qu'on va faire. Je vais au 12 avec toi, pendant que Georges met gentiment tout le monde dehors et nous prend quelques affaires pour la nuit et demain au cas ou. Il est 17h25. A 17h45, Georges, tu es aussi au 12. OK ?
-OK.
-Alors on y va, dit rapidement Harry en se précipitant dans la cheminée, suivit par Fred.
Deux minutes après, ils arrivaient à nouveau au 12.
-Ah, vous voilà, s'exclama vivement Hermione.
Elle avait enfilée une écharpe, une cape et une paire de gants.
-Bon, c'est bon, on peut y aller ?
-Oui, c'est bon, Georges arrive dans quelques minutes, le temps de flanquer tout le monde hors de la boutique.
-Alors, go ! Salut, Fred, à plus tard, dit Ron d'une voix plus sérieuse que d'ordinaire.
-Ouais, à plus tard... Euh... faites attention à vous... Si le quatrième préfet de la famille disparaît, ou l'un de vous deux, maman va piquer une crise de nerf...
Ron eu un petit rire et rentra la tête dans les épaules. Rogue les scrutait toujours avec insistance et Harry décida qu'il valait mieux décoller. Ils franchirent la porte de la maison qui disparu derrière eux, écrasée entre les numéros 11 et 13.
-On va prendre le métro, articula Harry dans son écharpe. Ce sera plus rapide.
-Mme Côle a dit que c'était à l'Est de Londres, renchérit Ron en hurlant à travers le vent.
-J'ai prit un plan, cria Hermione, on pourra voir où c'est exactement !
-Bonne idée !
Ils s'engouffrèrent dans une bouche de métro, prirent un train et se laissèrent tomber sur des sièges, soulagés de retrouver chaleur et lumière.
-Dites... Ça m'embête de vous demander ça, mais... Vous êtes sûrs de vouloir venir ? demanda Harry à voix basse en se tournant vers eux.
Ron et Hermione se retournèrent d'un même mouvement, indignés.
-Bien sûr, que nous venons ! Qu'est-ce que tu crois ? Qu'on va te laisser tomber au moment où tu as le plus besoin de nous ? protesta Ron, outré.
-Ecoutez, commença Harry. Ce ne sera pas une partie de plaisir. Il y a de forte chance pour que ce soit même particulièrement dangereux. On va avoir à faire à de la magie noire, très noire. Vous avez décidés de m'accompagner, je vous en remercie. Mais il faut que vous me promettiez quelque chose : Si jamais je vous demande de déguerpire en me laissant, vous devrez le faire, c'est comprit ? Nous ne sommes que trois à connaître la vérité sur lui. Il ne faut surtout pas que nous disparaissions tout les trois sans que personne d'autre ne sache. Il y a des chances pour que ce soit notre dernière aventure tous ensemble. C'est à vous de relever le défit si je ne m'en sort pas. Il est impératif que quelqu'un soit au courant à propos des autres Horcruxes, il est donc impératif que l'un d'entre nous trois au moins en rechape, vu ?
Ron et Hermione se regardèrent avec appréhension.
-Harry, il n'y a pas de raison que... Je veux dire, vous vous en êtes sortit, toi et Dumbledore... dit Hermione d'une petite voix timide.
-Hermione, nous nous en sommes sortit, mais c'était tout juste, et Voldemort à bien faillit nous avoir ! Je ne suis pas sûr que Dumbledore se serait remit de la potion qu'il avait avalé... Et surtout, j'étais avec Dumbledore ! Le plus grand sorcier du monde ! Il a trouvé des tas de choses que je n'ai même pas remarqué par la suite. Vous devez comprendre que ce sera vraiment risqué. Quand je me suis trouvé là-bas, je... je dois dire que, même en étant avec lui, j'ai regretté de ne pas avoir prit plus de temps pour vous dire au revoir... Parce que, soudain, je n'étais plus très sûr qu'on se reverrait... Ecoutez... Autant que vous soyez préparés le plus possible, alors, voilà : Il y a de fortes chances pour que, dans un premier temps, ce soit quelque chose de bien caché. Ensuit, il ce peut que nous ayons à faire à des Inféri.
-Des... Harry, tu veux dire des... des cadavres ? Des morts-vivants ?
-Oui. Et je vous préviens, ça fout les chocottes. C'est cochonneries là ne ressentent aucune douleur, rien ne les arrête, sauf une chose : ils ont peur du feu. Si nous nous retrouvons face à eux, il n'y a qu'une chose à faire, créer un cercle de feu autour de nous et il reculerons. Souvenez-vous en, parce que moi, je l'avais oublié, et si Dumbledore n'avait pas refait surface à ce moment là, ils nous auraient noyé.
-Euh... d'accord... Mais, euh... ils... ils attaquent vraiment ?
-Ron ! Les Inféri n'ont plus d'âme, plus de pensées, rien ! Ils sont juste comme des marionnettes à distances ! Ils se contentent d'avancer droit sur toi avec leurs horribles mains blafardes et...
-On sort dans deux stations, coupa Hermione, visiblement désireuse de détourner la conversation.
Harry se retourna sur son siège. Sachant à peu prés ce qui l'attendait, le nombre de stations qu'il restait était bien le cadet de ses soucis. Quelques instants plus tard, ils sortirent du métro et, suivant les instructions d'Hermione, zigzaguèrent dans les rues noires du cartier ouvriers. Enfin, ils arrivèrent dans une longue rue étroite que Harry reconnut immédiatement. Dans la Pensine, Dumbledore jeune arrivait par l'autre coté de la rue et il faisait grand jour, mais Harry se souvint aussitôt du lieu. Il accéléra instinctivement le pas et s'arrêta net devant une haute porte en bois un peu délabré.
-C'est là.
-Tu es sûr ?
-Certain. Ma main au feu que c'est là.
Hermione sortit sa baguette magique et tapota les poignées de la porte. Il y eu quelques cliquetis puis un claquement sec et le battant droit s'entrouvrit légèrement. Vérifiant que personne ne les regardaient, ils se faufilèrent à l'intérieur. Il faisait tout aussi froid à l'intérieur qu'à l'extérieur et il semblait y avoir dix centimètres de poussière. Ron se mit à tousser.
-Beurk ! On voit que c'est abandonné !
-Venez, murmura Harry. La première chose à visiter, c'est sa chambre.
Ils gravirent les escaliers en silence, impressionnés par l'importance du lieu. Enfin, Harry retrouva le couloir, puis la chambre, de Tom Jedusort. A nouveau, Hermione ouvrit la porte d'un coup de baguette et ils entrèrent dans la petite pièce. Elle n'avait absolument pas changée depuis les 50 ans qui s'étaient écoulés. Il y avait toujours un lit en fer, une table branlante et la même armoire délabrée à laquelle Dumbledore avait un jour mit le feu. Harry frissonna ; il y avait quelque chose ici qui le mettait mal à l'aise.
-Vous ne sentez rien de bizarre ? demanda Ron qui semblait lui aussi secoué de frissons.
-Tu le sens aussi ?
-Quoi donc ? dit Hermione en fronçant les sourcils.
-Des frissons partout, comme des décharges électriques, des fourmillement dans l'air ! Tu ne les ressent pas ?
-Non... Harry, tu es sûr que ce n'est pas le froid qui vous fait frissonner ? dit Hermione d'un ton dubitatif. C'est normal, c'est un peu impressionnant d'être là, mais...
Harry secoua la tête.
-Non, Hermione, ce n'est ni du froid, ni de la peur. J'ai ressenti la même chose à la caverne du faux Horcruxe, il y a 5 mois. De la magie noire à été pratiquée ici.
Hermione sembla désarçonnée. Ron commença à farfouiller un peu partout dans la pièce, ouvrant l'armoire, tirant le tiroir de la petite table de chevet... Harry le suivit et se mit à faire de même, tâtant les oreillers et le matelas du lit en fer. Il tira le lit pour dégager le mur et l'inspecta consciencieusement. Hermione les regarda quelques instant, puis s'approcha lentement de la fenêtre, l'observa sous toutes les coutures avant de se retourner pour scruter toute la pièce, un peu désappointée. Soudain, son regard accrocha une toute petite marque, gravée au bas d'une pierre. Hermione s'accroupit devant et l'effleura du bout du doigt.
-Harry, Ron... Venez voir ça.
Ils s'approchèrent à leur tour.
-Regardez ça...
Harry se pencha et vit un tout petit serpent gravé en bas de la pierre. On aurait dit un dessin enfantin fait avec un caillou pointu ou un bout de ferraille, pourtant, quand Harry tendit à son tour le doigt pour le toucher, les yeux du serpent étincelèrent d'un éclat rougeoyant. Ron et Hermione étouffèrent une exclamation.
-Vous avez vu ?
-Harry, souffla Ron, dis voir quelque chose en fourchelangue...
-Euh... D'accord, je vais essayer...
Il s'éclaircit la gorge. Ce n'était pas si facile.
-Bon, alors : Révèle ce que tu caches.
-Non, tu as parlé normalement.
Harry plissa les yeux sur le dessin.
-Révèle le Horcruxe, murmura-t-il en laissant échapper un long sifflement étrange. Les yeux du serpent brillèrent à nouveau et la gravure s'anima. Le petit tracé se mit à onduler sur le mur ; Les trois amis se redressèrent pour le regarder tracer une haute porte avant de retourner à sa place, en bas à droite du tracé.
-Génial... murmura Ron, ébahit.
-Oui, sauf qu'il n'y a pas de poignée, sur cette porte, remarqua Hermione. On ne peut toujours pas passer.
-Attend, l'interrompit Harry, je crois savoir ce qu'il faut faire. Il faut sûrement payer pour entrer. C'était pareil pour l'autre Horcruxe.
Il sortit sa baguette et la pointa vers le dos de sa main.
-Sectumsempra.
Hermione poussa un cri d'horreur en voyant une grosse éclaboussure de sang gicler sur le mur. Harry frotta son poing sur la porte et au fur et à mesure que des gouttes de sang ruisselaient, ils virent tous une poignée dorée en forme de serpent qui rappelait les poignées de portes du Square Grimmaurd. Enfin, il y eu un claquement et la porte se matérialisa totalement. Harry tapota sa main en murmurant « Episkey » et la blessure disparut.
-C'était ça, le paiement ? grogna Ron, dégoûté. Du sang ?
-Oui. D'après Dumbledore, Voldemort veut ainsi affaiblir l'ennemi potentiel avant qu'il n'entre dans la cachette à Horcruxe.
Lentement, la main droite serrée sur sa baguette, Harry tendit son autre main fraîchement guérie vers la poignée, la tourna puis tira fermement, libérant le passage vers un tunnel complètement obscure.

# Posté le mardi 26 décembre 2006 07:56

Fan Fiction - Volume 7 - Le Triomphe du Coeur - Chapitre 9 .

Fan Fiction - Volume 7 - Le Triomphe du Coeur - Chapitre 9 .
Chapitre 9 - La coupe de Poufsouffle

Ils restèrent un instant immobile, contemplant le couloir noir d'où rien, ni bruit ni lumière, ne filtrait. Ron brisa le silence.
-Bon. On entre ?
Harry gonfla sa poitrine.
-Oui, allons y.
Hermione acquiesça d'un hochement de tête. Ron eu un sourire crispé.
-Comme au bon vieux temps, pas vrai, Harry ? Tu ouvres les portes en Fourchelangue et je passe le premier, dit-il en s'avançant franchissant le passage.
-Hé ! Attends, c'est moi qui passe devant, protesta Harry.
-Non, vieux, ce coup-ci, c'est moi. De nous trois, c'est toi le plus important, tu n'ouvres pas la marche, du moins pas tant qu'on aura pas vu à quoi s'attendre.
Harry se tut. Il aurait voulu le détromper, lui dire qu'ils étaient tout aussi important que lui, mais il savait que c'était inutile. Ron ne le laisserait pas passer parce qu'il savait qu'aux yeux de Voldemort et du monde qui ne les connaissait pas personnellement, il avait raison. Ils entrèrent tous les trois dans le tunnel l'un derrière l'autre, Ron en tête, sa baguette lumineuse pointée loin devant lui, Harry juste derrière, sa baguette également allumée au dessus de sa tête, et Hermione, un demi pas derrière lui, une poignée de flammes bleutées au creux de sa main. Malgré ces petites lueurs, la noirceur semblait quasiment impénétrable, comme si l'obscurité était plus opaque ici qu'ailleurs. Leurs pas retentissaient dans le tunnel, étrangement étouffés, assourdis. Le tunnel fit un coude, puis un autre. Soudain, Ron poussa un cri et disparut, happé vers le bas.
-RON ! S'écriât Harry en se précipitant. Où es tu ?
-Ici ! Plus bas ! Répondit la voix de Ron, crispé par l'effort.
Le tunnel s'arrêtait deux mètres plus loin en un cul-de-sac, mais il y avait une sorte de toboggan juste avant, dans lequel était tombé Ron. Il se cramponnait de toutes ses forces au bord du piège. Harry et Hermione s'empressèrent de l'attraper chacun par un bras et le sortirent du trou.
-Ouf ! Merci !
-De rien ; Mais en fait, je crois qu'il va falloir y retourner, désolé. Il n'y a pas d'autres issues possibles. Il faut certainement plonger là-dedans.
-Ah ouais ? Et comment on ressort, ensuite ?
-J'ai peut-être une idée, avança Hermione.
Elle pointa sa baguette au dessus d'elle et murmura «Arachnidius ». Aussitôt, une étrange corde jaillit de la baguette, se fixa au plafond et se détacha de la baguette, pendouillant comme une liane blanchâtre à l'aspect étrangement vivant.
-C'est quoi ? Demanda Ron, un peu éc½uré.
-C'est un fil de toile d'araignée géant, en quelque sorte. Il suffit de le tenir et il va nous s'allonger de plus en plus au fur et à mesure que nous descendrons, tout en freinant notre chute. Quand nous voudrons remonter, nous n'aurons qu'à le reprendre là ou nous l'aurons lâché puis, d'un coup de baguette, il nous tractera jusqu'ici.
-Super ! Alors allons y ! dit Ron en pointant sa baguette vers le plafond. Lui et Harry murmurèrent à leur tour « Arachnidius », puis ils saisirent les filaments qu'ils venaient de faire apparaître, Hermione les imitant. Les fils s'entortillèrent autours de leurs poignets comme des filets du Diable. Ron sauta dans le trou ;
-Euh... Harry, ça t'embêtes si je passe la première ? Je... je n'ai pas très envie de rester derrière...
-Pas de problèmes, vas-y, répondit Harry en réprimant un sourire.
-Merci...
Hermione sauta à son tour et il la suivit. Ils arrivèrent une ou deux minutes plus tard, sur un espèce de plate-forme. Ils tapotèrent les fils pour qu'ils les lâchent puis s'avancèrent précautionneusement.
-Ron ? Où es tu ?
-Ron ? Ohé !
-Je suis là, résonna la voix de Ron, un peu plus loin. Il y a quelques mètres de tunnel, venez.
Ils le rejoignirent et suivirent le tunnel jusqu'au bout. Soudain, Ron ralentit puis s'arrêta, la main gauche levée pour les faire stopper derrière lui. Harry et Hermione avancèrent lentement jusqu'à lui et virent ce qui l'avait fait s'arrêter. Le plafond et les murs disparaissait net comme s'ils sortaient à l'air libre, mais ils comprirent très vite, même dans le noir quasi-complet, qu'il y avait là un immense gouffre. Un chemin très étroit paraissait en faire le tour. Au centre, droit devant eux, une étrange petite lumière bleuâtre brillait, sans que l'on arrive à déterminer si elle était loin ou proche.
-Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais ça ressemble beaucoup à la Chambre des Secrets, à Poudlard. Une porte cachée dont l'entrée est délimité par un serpent gravé, l'impossibilité de rentrer si on ne parle pas fourchelangue, le tunnel noir, le toboggan... Et pour finir, la chambre elle-même. C'est très Serpentard, tout ça.
-Peut-être que c'était la première fois qu'il faisait une cachette à Horcruxe, et il ne savait pas trop comment s'y prendre ; ou alors, il voulait faire en secret dans son école, juste avant de la quitter, ce que son ancêtre avait fait en secret dans la sienne mille ans plus tôt, avant lui aussi de la quitter, émit Harry.
-Et maintenant, qu'est ce qu'on fait ? demanda Hermione, plus terre à terre que les deux garçons.
-On explore, répondit Harry.
Il passa devant eux et se dirigea sur la gauche, mais le chemin rétrécissait rapidement et s'arrêtait à une dizaine de mètres plus loin. Il fit demi-tour et alla à droite, agitant doucement les mains au dessus de sa tête comme s'il chassait des mouches.
-Harry, ça va ? Que fais-tu ?
-Mmm... je cherche quelque chose, même si je ne sais pas trop quoi.
De ce coté ci de la sortie du tunnel, le chemin se prolongea une bonne trentaine de mètres mais Harry ne trouva rien de plus qu'à gauche. Ron et Hermione le rattrapèrent au bout du chemin.
-J'ai dû rater quelque chose, marmonna Harry.
Il réfléchit quelques instants en regardant le bord du passage.
-Mais bien sûr ! Quel imbécile je fais ! Il n'avait pas besoin d'un bateau, il n'y a pas d'eau, c'est un pont qui lui fallait, murmura-t-il pour lui-même. Ron et Hermione échangèrent un regard mais ne parlèrent pas, le laissant se concentrer. Harry reprit la parole :
-Ron, tu veux bien me tenir par derrière, s'il te plais ? Je voudrais vérifier un truc.
Ron l'empoigna fermement et Harry s'approcha à l'extrême bord du gouffre, Hermione étouffant un gémissement derrière eux. Harry refit le chemin très lentement en tâtant le vide du bout du pied. Enfin, à mi-chemin, il cogna quelque chose.
-Là ! bondit-il.
Il recula –Ron le lâcha – et se coucha à plat ventre pour pouvoir toucher le bord avec la main. A nouveau, il heurta ce qui ressemblait à de la corde rêche. Il la saisit fermement de la main gauche et l'éclaira de sa baguette. Rien. C'était invisible.
-Bon. Il va falloir que je monte là dessus.
-QUOI ?! Harry, tu es fou ! Il n'en est pas question ! D'abord, c'est quoi ce « là dessus » ? protesta furieusement Hermione.
-Un pont, très certainement. Un pont suspendu. Invisible, mais bien réel. Comme les chapeaux sans tête de Fred et Georges.
-Et tu as l'intention de marcher sur un pont suspendu invisible au dessus d'un gouffre immense ? C'est de la folie !
-Mais non ! Je ne pense pas qu'il reste invisible bien longtemps. Il va sûrement devenir visible au fur et à mesure que j'avancerais... Bon, j'y vais, décida Harry en tendant lentement un pied dans le vide. Avec un bruit sourd, il tapa une planche de bois.
-Tu vois, Hermione ? Il y a du bois, c'est bien un pont.
Il rangea soigneusement sa baguette au fond de sa poche pour éviter de la faire malencontreusement tomber dans l'abîme, puis, assurant son appuis, il fit un pas en avant. Il devait être très étrange de le voir ainsi, apparemment suspendu dans le vide, songea-t-il. Mais avant d'avoir eu le temps de bouger d'avantage, sa prédiction se réalisa. Le pont se matérialisa complètement devant et derrière lui ; C'était un pont d'apparence tout à fait ordinaire, fait de planchettes de bois écartés d'une quarantaine de centimètres les unes des autres, maintenues entre elles de chaque coté par une longue corde maritime. Sur les bords des planches, aux endroits ou la corde passait, une lumière bleutée, pareille à celle que l'on voyait au centre de la « chambre », éclairait le chemin. Le pont allait d'un bout à l'autre du gouffre, passant juste à coté de la boule de lumière bleue. En fait, cette boule semblait flotter au dessus d'une plate-forme circulaire, solide mais elle aussi suspendu dans les airs sans appuis. Harry, à cinquante centimètres du bord, les bras tendus comme un équilibriste, ne put s'empêcher de sourire en voyant sa prédiction se réaliser. Mais son sourire disparu très vite. Le pont sur lequel il marchait ne fut pas le seul à s'éclairer. Au dessus, puis au dessous de lui, des guirlandes de lumières bleue s'illuminaient les unes après les autres, dans de petits claquement sourds, révélant des dizaines de ponts. Seul celui que Harry avait trouvé passait prés de la plate-forme centrale, tous les autres, disposés à environ trois mètres de hauteur les uns des autres, traversaient l'espace, formant une espèce de toile d'araignée géante, comme une immense ville suspendue baignant dans une lumière bleue pâle. La caverne où ils se trouvaient, comme ils pouvaient désormais le voir, s'étalait au dessus d'eux avec la hauteur d'une cathédrale et au dessous en un gigantesque précipice dont on ne voyait pas le fond. Mais il n'y avait pas que des pont suspendus. De part et d'autre, accrochés on ne savait comment aux murs, entassés sur les autres ponts, pendouillant lugubrement, entravés par des cordes, les yeux vides, la bouche ouvertes, se tenaient des Inferi.
Il y en avait partout.

Des centaines, des milliers de cadavres tapissaient abominablement toute la caverne, en haut, en bas, sur les ponts, partout, empilés les uns sur les autres, le regard vide, immobiles, certains pendant dans le vide, d'autres paraissant écartelés par des cordages, leur pâleur accrue par la lumière céruléenne, électrique, de la salle. Harry, Ron et Hermione, figés d'horreur, regardèrent en frémissant les monceaux de corps sans vie amoncelés les uns sur les autres. A tâtons, Hermione chercha la main de Ron sur sa droite et la serra de toutes ses forces. Harry, pétrit d'épouvante, se remit à avancer dans le plus grand silence. Lentement, très lentement, il chemina le long du vide. Enfin, au bout d'un temps qui paru incroyablement long, il atteignit le bord de la plate-forme et grimpa dessus. Elle resta parfaitement stable. Il avait réussit.
Harry se retourna vers ses amis restés cramponnés l'un à l'autre sur le bord du gouffre.
-Est-ce que vous voulez venir ou vous préférez rester là ?
Ron reprit un peu ses esprits.
-Attends nous ! On arrive !
Il dégagea sa main de celle d'Hermione qui semblait complètement tétanisée et la fit passer devant lui.
-Vas-y, je suis juste derrière, je te retiendrais si tu perds l'équilibre, murmura-t-il. Hermione déglutit, s'efforça de détacher ses yeux des milliers de corps et monta doucement sur la passerelle, Ron à sa suite. Ils traversèrent la moitié du chemin à parcourir pour atteindre la boule bleue, sous les regards anxieux de Harry. Hermione semblait avoir reprit un peu d'assurance ; Soudain, un corps d'enfant glissa du pont juste au dessus d'elle. Retenu par les jambes, son buste et sa tête plongèrent en avant, manquant de frapper Hermione, nez à nez avec lui. Hermione fit un bond en arrière en se mettant à s'époumoner de terreur. Harry se mit lui aussi à hurler en voyant Hermione se prendre les pieds dans le pont qui se balançait dangereusement et tomber en arrière. D'un geste vif, Ron ceintura Hermione de la main droite et lui plaqua la main gauche sur la bouche, l'immobilisant complètement. Le cri d'Hermione s'étouffa et Harry se mordit le poing pour en faire autant. Lentement, le corps du garçonnet glissa du pont supérieur et tomba dans le vide, effleurant le bras de Ron au passage, tandis que le pont continuait d'osciller violemment. Harry se pencha sur la plate-forme, pensant le saisir et le stopper mais Ron devina sa pensée.
-Ne fais rien, Harry.
Harry suspendit son geste. Ron continua de parler d'une voix volontairement neutre pour éviter toute impulsion qui les projetterait immédiatement dans le vide.
-Ne touche à rien. Si tu ralentis le balancement du pont, notre élan nous précipitera dans le gouffre. Ne bouge pas.
Harry, aussi pâle que les morts autour d'eux, les regarda se balancer au gré du pont, Ron maintenant fermement Hermione. Petit à petit, le pont se calma, son balancement diminua et, enfin, après plusieurs minutes qui leurs parurent des siècles, il s'immobilisa. Ron retira sa main de devant la bouche d'Hermione et lui saisit le bras gauche.
-Hermione, redresse ton pied gauche, lui murmura-t-il d'une voix très douce, très calme, paisible, même. Doucement, voilà... Pose-le sur la planche la plus proche ; comme ça, c'est bien. Maintenant, le pied droit... Non non, sur la même planche... Voilà, c'est ça. Et maintenant, redresse-toi très lentement... N'ai pas peur, je te tiens. Làààà... Très bien.
Hermione, sa poitrine se soulevant et s'abaissant précipitamment, se redressa et retrouva son équilibre. Ron, qui la tenait par les bras pour prévenir à toute perte d'aplomb, continuant de lui souffler des conseils.
-Doucement, Hermione... Prend bien ton appuis sur chaque planche avant d'avancer... C'est bien, continue. Ne va pas plus vite, prend ton temps...
Ils approchèrent de Harry qui les attendait avec anxiété sur la plate-forme. Hermione la regarda nerveusement en se mordillant les lèvres, l'air de se demander si elle ne pourrait pas descendre tout de suite.
-Encore un peu, Hermione, sinon, tu risque de basculer en sautant... Encore un pas... Voilà. Vas-y, maintenant.
Harry lui saisit fermement un bras et la tira vers lui, Ron venant presque en même temps. Enfin, ils se retrouvèrent tout les trois en sécurité sur la petite base circulaire. Hermione se mit à trembler comme une feuille et fondit en larmes, le visage dans ses mains, choquée. Ron et Harry la prirent dans leurs bras et s'efforcèrent de la réconforter.
-Hermione, voyons... ce ne sont que des morts, un mort ne devient pas forcément méchant quand il quitte le monde des vivants...
-C-ce n-n-n'était qu'un pauvr-vre gamin... il ne de-de-devait pas... avoir plus de dix ans... C-c-c'est horrible... tout ces gens... M-m-morts... il les a tués... Juste comme ça...
Elle continua de sangloter quelques minutes ; Se calmant quelque peu, elle se redressa, essuya tant bien que mal ses larmes et se tourna vers Ron.
-Ron, je te remercie, tu m'as sauvé la vie. Si tu n'avais pas été là, je serais tombée dans le vide.
-N'exagère pas... murmura-t-il, gêné. C'était la seule chose à faire...
-J'ai failli te faire tomber avec moi... je suis désolée. Je vous demande pardon à tout les deux, j'ai failli tout gâcher.
-Mais non, voyons... Regarde, nous sommes tous les trois vivants, en bonne santé, tout va bien. Tu n'as rien gâché du tout, sans toi, nous n'aurions même pas pu descendre dans le toboggan, nous n'aurions même pas découvert la porte ! Calme-toi... On va bientôt sortir d'ici. Nous sommes juste à coté du Horcruxe ! Lui dit Harry, dans l'espoir de la dérider un peu.
Elle esquissa un sourire timide et regarda la grosse boule bleue d'un bon mètre de diamètre. Ron en fit le tour.
-Tu crois que c'est ça, au centre ?
-Oui, bien sûr, répondit Harry. On distingue une forme dorée à travers les volutes de fumée...
-C'est la coupe de Poufsouffle ! s'exclama Hermione en regardant à son tour. Regardez, on voit bien les deux petites anses sur la tasse !
Elle tendit la main pour toucher la boule.
-N'y touche pas ! C'est peut-être dangereux ! protesta Ron, inquiet.
-Mais non, voyons. C'est un orbe.
-Un orbe ? Qu'est ce que c'est que ça ? s'étonna Harry.
-Ce n'est pas l'autre nom pour une boule de cristal ? Renchérit Ron.
-Pas vraiment. En magie de grande envergure, un orbe est une boule comme celle-ci qui empêche tout contact entre ce qu'il y a à son extérieur et ce qu'il y a à l'intérieur. C'est une sorte d'isoloir pour chose ou personne extrêmement puissante. Il faut soi-même être très puissant pour réussir à en créer un, et plus la chose à emprisonner possède de puissance magique, plus l'orbe est gros, et donc, plus il faut être puissant pour l'invoquer. Mais ce n'est pas quelque chose que l'on peut faire apparaître rapidement, ou qui est inoffensif. Il faut tout un rituel complexe pour invoquer un orbe, et il est quasiment impossible de le briser, même des centaines d'années après sa création. L'orbe en lui–même n'est pas dangereux, mais si on enferme une personne dedans, il lui sera impossible d'en sortir. Elle restera vivante, inconsciente et prisonnière jusqu'à ce qu'on la fasse sortir.
-Tu veux dire qu'elle deviendrait immortelle ?
-En quelque sorte. En fait, la partie d'espace enfermée dans l'orbe échappe au reste du monde, le temps n'a plus de prise sur elle. Lorsqu'on ouvre un orbe, ce qui s'en échappe est le temps prisonnier. Une personne enfermée puis délivrée cent ans après n'aura pas prit une ride, comme la belle au bois dormant, mais elle n'aura pas non-plus vécue entre temps. C'est assez difficile à expliquer... j'avait lu ça à Poudlard.
-Je vois... Mais tu disais qu'il est très difficile de briser un orbe...
-Je me suis mal exprimée. On ne peut pas briser un orbe, on ne peut que le faire disparaître. Et comme ce n'est pas nous qui l'avons créé, il sera ardu à dissiper.
-Ardu, mais pas impossible, puisqu'une personne enfermée mille ans a peu de chances d'être libérée par la même personne que celle qui l'a enfermée ! Rétorqua Ron, décidé à rester optimiste.
-Oui, c'est sûr ! approuva Hermione avec un petit rire nerveux.
-Mmm... marmonna Harry, concentré, Hermione, tu as dit que ce qu'il y avait dans un orbe échappait au contrôle du temps...
-Oui...
-Donc, la dernière chose dont cet orbe a eu conscience – si on peut dire ça comme ça – c'est sa création.
-Euh... Oui, je pense.
-Donc pour le faire disparaître, il faudrait faire le même rite d'invocation, mais à l'envers, non ?
-Ben, euh... Oui, pourquoi pas, mais ... je n'ai pas la moindre idée de ce qu'il faut faire pour invoquer un orbe ! Tout ce que je sais, c'est qu'il faut réunir les éléments d'un tout.
-Les éléments d'un tout ? Comment ça ?
-Et bien, par exemple, il faut réunir du feu, de la terre, de l'eau et de l'air. Ou encore un père, une mère et leur enfant. Ou même un corps, une âme et un esprit, mais je vois mal comment faire ça, même les fantômes ont toujours âme et esprit en même temps, ça ne ferait donc que deux choses à réunir et ce tout est formé de trois choses.
-Très bien, décréta Ron. Alors, quel tout pourrions nous réunir ici ?
-Peut-être qu'on cherche un peu loin, risqua Harry. Si l'inverse d'un rite de création d'orbe suffisait à le dissiper, pourquoi une
simple remontée des sortilèges ne fonctionnerait-elle pas ?
-Quoi ?!
-Ben oui, après tout, c'est la chose la plus simple à faire. Enfin, à mon avis...
Hermione le regarda, bouche bée.
-Harry... dit-elle d'une petite voix. Tu viens de trouver la solution d'un problème sur lequel des centaines de sorciers sont restés bloqués pendant des années sans parvenir à la trouver !
Ron éclata de rire.
-Incroyable, mon pote ! Tu es génial !
Harry se mit aussi à rire.
-Oh, ne vous affolez pas, je suis sûrement complètement dans le faux !
-Essaye toujours !
-Ok.
Harry sortit sa baguette et s'éclaircît la gorge. Il posa sa baguette sur le sommet de l'orbe et dit « Prior incantato ». Il y eu comme un rayonnement d'irradiation, la surface l'orbe grésilla, puis tout redevint comme avant.
-Vous voyez, dit Harry en essayant de cacher sa déception.
-Pourtant ça a faillis marcher, j'en suis sûre ! On est pas loin... marmonna Hermione en fronçant les sourcils, réfléchissant furieusement.
-On pourrait essayer tout les trois ensemble, émit Ron.
-Pourquoi ? Qu'est ce que ça changerait ?
-Ben, je ne sais pas, mais il y aurait déjà plus de puissance, et en plus, nos baguettes forment un tout à elles trois.
-Ah bon ?
-Oui, bien sûr ! La mienne contient un crin de licorne, la tienne, Harry, une plume de phénix, et la tienne, Hermione, un ventricule de c½ur de dragon. C'est bien un tout, puisqu'il est très rare d'utiliser un autre ingrédient pour fabriquer une baguette magique.
-Bonne idée, s'exclama Harry.
-Je ne pense pas que...
-Hermione, on peut essayer ! Aller, on y va !
Ils joignirent les pointes de leurs baguettes au sommet de l'orbe.
-A trois, d'accord ? murmura Harry. Un, deux, TROIS !
« Prior incantato ! »
L'orbe recommença à grésiller, puis...
Il disparut. Les volutes de brouillard qu'il contenait se dissipèrent en deux ou trois secondes, la coupe dorée continua de tourner quelques instant, puis tomba, à nouveau soumise à la gravité. Par réflexe, Harry la rattrapa au vol et ils se regardèrent, stupéfait. Maintenant qu'ils l'avaient, tout leur parcours, depuis les recherches jusqu'à cet instant, leur paru incroyablement facile.
-Je... Je n'arrive pas à y croire... Nous... Nous l'avons... Nous avons réussit... balbutia Hermione.
-Fais voire, demanda Ron.
Harry lui tendis l'objet. Ron l'observa sous toutes les coutures, mais il n'y avait pas de doute. C'était bien la coupe de Poufsouffle, toute en or, avec un blaireau gravé dessus.
-Pas d'erreur, c'est bien elle, ce n'est pas un faux. Oh, c'est formidable, s'enthousiasma Ron. Vous vous rendez compte ? Dumbledore en a trouvé deux – et encore, il y en a un, c'est Harry qui l'a trouvé même s'il ne le savait pas – nous en avons trouvés deux, il en reste encore deux autres, dont un qui ne sera sûrement pas très dur à tuer quand on aura trouvé la cachette de Tu-sais-Qui. C'est formidable ! Et je...
Ron s'interrompit soudain et son expression excitée devint brusquement anxieuse.
Harry, qui venait de récupérer la coupe de mains de Ron, la glissa dans sa poche sans rien remarquer, mais Hermione comprit tout de suite que quelque chose n'allait pas.
-Qu'est-ce qu'il y a ?
Ron se contenta d'avaler sa salive, hypnotisé par ce qu'il voyait derrière elle. Hermione se retourna et poussa un glapissement épouvanté. Harry se redressa à son tour et sursauta. Au dessus d'eux, mais aussi au dessous, de partout en fait, les Inferi s'étaient brusquement animés. Ils se redressaient et, sans se soucier de tomber dans le précipice, ils avançaient, grouillant prés de l'entrée du tunnel qu'ils bloquèrent, dégringolant des ponts et des murs sur les bords du gouffre, tombant sur le pont qui menait aux trois amis... Ron, Harry et Hermione se resserrèrent, jusqu'à se retrouver dos à dos, leurs baguettes droit devant eux, prêts au combat.
-N'oubliez pas, murmura Harry, le feu est la seule arme durablement efficace contre eux.
-On oublie pas... répondit Ron, tendu comme une arbalète.
Ils attendirent, frémissants, que les Inferi grimpent en masse sur le pont.
-ALLONS Y ! hurla Harry.
Trois éclairs orangés jaillirent en se transformant trois immenses langues de feu. Aussitôt, les Inferi, terrifiés, firent demi tour pour ceux qui le pouvait, les autres sautant directement dans le vide. En quelques instants, le pont principal fut à nouveau libre.
-VITE ! FICHONS LE CAMP !
Harry sauta sur la passerelle et commença à revenir prés du bord aussi vite qu'il le pu. Hermione le suivit à un ou deux mètres de décalage, Ron juste derrière. C'était pendant ce temps où ils ne pouvaient se défendre sans risquer la chute qu'ils étaient réellement en danger. Les Inferi, rassurés par la disparition du feu, revinrent à l'assaut du pont et Harry, serrant les dents, fut obligé de marcher droit à la rencontre d'un cadavre de femme.
-Accrochez-vous ! recommanda-t-il en sortant sa baguette. « Flambios ! »
La femme morte plongea dans l'abîme, suivie par tous ceux qu'elle précédait. Ils continuèrent d'avancer. Harry atteignit le bord. D'un geste vif, il se dépêcha de gagner le sol merveilleusement stable et lança une rasade de sortilèges de feu sur les Inferi, dégageant presque tout le passage. Hermione approchait ; sa baguette brandit, Harry lui tendit la main et l'aida à le rejoindre sur le chemin. Ron était encore à dix bons mètres du bout du pont. Soudain, un corps glissa d'un pont supérieur et tomba juste derrière lui. L'Inferius lui agrippa la cheville, le faisant chuter en avant sous les cris d'effroi de Harry et Hermione. Désarmé – ils ne pouvaient pas prendre le risque de faire tomber leurs baguettes durant la traversée – Ron s'accrocha fermement à la corde et tapa de toutes ses forces sur la créature. Harry lui décrocha un sortilège cuisant qui le fit lâcher prise, mais malheureusement, en tombant, l'Inferius renversa le pont. Hermione hurla de toutes la puissance sa voix en voyant Ron, toujours accroché, se retrouver le corps dans le vide, simplement retenu par sa prise sur la corde.
-ROOOOOOOOOOOOONNN !
-RON ! NE BOUGE PAS ! J'ARRIVE !
-NON ! Ne viens surtout pas ! Si le pont bouge, je lâche prise !
-Mais...
-Ne viens pas ! répéta Ron une nouvelle fois. Ne faites rien ! Je vais me débrouiller.
Et il se débrouilla. Avec des gestes très lents, il parvint à remonter ses jambes sur une planche, puis, toujours très lentement, il franchit les quelques mètres qui le séparait de ses amis, rampant vers le bord, la tête en bas, le buste dans le vide. Lorsqu'il arriva à portée de main, Harry et Hermione l'empoignèrent vivement et le traînèrent sur le chemin solide. Ron, épuisé, en sueur, se redressa péniblement et Hermione lui sauta au cou en éclatant en sanglots, tremblant de tous ses membres.
Il y eu un craquement sinistre : l'amarre du pont venait de céder de leur coté. Ils regardèrent les planches flotter dans les airs avant de s'écraser contre le mur en face. Curieusement, cela sembla apaiser les Inferi qui remontèrent sur les autres ponts et s'immobilisèrent à nouveau. Le passage était libre.
-Venez, murmura Harry en attrapant un pan de la robe d'Hermione, ne traînons pas.
Ils regagnèrent le tunnel, puis le bas du toboggan, reprirent leurs lianes et arrivèrent en haut sans problèmes. En silence, ils regagnèrent l'entrée de la chambre secrète et ressortirent avec bonheur dans la petite pièce exiguë et poussiéreuse. Il ne faisait pas beaucoup plus jour ici que dans le tunnel, mais l'atmosphère semblait incroyablement plus agréable loin des milliers d'Inferi.
-Où est le Horcruxe ? demanda Ron.
-Là, répondit Harry à voix basse en le sortant de sa poche. C'est moi qui l'ai.
Harry le serra dans ses doigts et le rempocha. Ils jetèrent un dernier coup d'½il au tunnel noir. Ron s'avança vers la porte et, d'un geste résolut, la referma en un bruit sourd. La poignée disparu, le petit serpent gravé ondula sur l'encadrement en l'effaçant au fur et à mesure, avant de revenir à sa place, sellant le passage à jamais.

Ps : Pour avoir la suite plus rapidement, il faut le mériter, donc j'imagine que vous devinez se qu'il vous reste à faire.

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# Posté le mardi 26 décembre 2006 07:58

Modifié le mercredi 27 décembre 2006 07:29