Fan Fiction - Volume 7 - Le Triomphe du Coeur - Chapitre 5 .

Fan Fiction - Volume 7 - Le Triomphe du Coeur - Chapitre 5 .
Chapitre 5 - Talents cachés

Hermione avait caché le médaillon/Horcruxe derrière une latte de mur branlante du salon et tout trois étaient montés se coucher, même si aucun d'eux ne réussit vraiment à dormir, trop occupés à repasser les images d'une maison en ruines, d'un cimetière triste, d'amis en larmes et d'un certain médaillon. Le lendemain, Hermione finissait déjà de petit déjeuner lorsque Harry descendit.
-Oh, bonjour Harry ! Tu as faim ? J'ai préparé plein de choses ! Alors voyons... Toasts ? Café ? ¼ufs au plat ?
-Merci, une tasse de café et des petits pains, ça ira.
Harry se versa un grand verre de jus de citrouille tandis qu'Hermione levait sa baguette pour faire voler devant lui un panier de petits pains.
-Ron n'est pas encore levé ?
-Non, je ne l'ai pas encore vu ce matin.
-Je suis là ! S'exclama l'intéressé. Ron se laissa tomber sur une chaise à coté de Harry et fit voler une assiette d'½ufs au bacon qu'il commença aussitôt à engloutir.
-A'ors, far woi on 'ommenhe ? baragouina-t-il, sous le regard outrée d'Hermione.
-Comment ça ?
Ron avala sa bouchée.
-Par quoi on commence ? Qu'est ce qu'on fait, ce matin ? Par où va-t-on chercher les autres Horcruxes ? Qu'est ce qu'on visite ? Tu as dit hier que tu avais des idées à propos du dernier Horcruxe, ainsi que des pistes d'investigations, en quelque sorte. Tu nous expliques ça ?
-OK. (Harry mordit à belles dents dans son deuxième croissant puis se redressa un peu) Voilà : Dumbledore pensait que le dernier Horcruxe était certainement un objet ayant appartenu à Serdaigle ou Gryffondor. Personnellement, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je pencherais pour un objet de Serdaigle. La seule réplique connue de Gryffondor, c'est son épée incrustée de rubis, or, je doute fortement qu'elle ait pu combattre Voldemort si elle avait été l'un de ses Horcruxes. Il lui aurait été très facile de – euh – « l'actionner » pour en faire sortir une autre partie de son âme quand nous nous sommes retrouvés face à face en deuxième année. Naturellement, il pourrait très bien y avoir un autre objet de Gryffondor, inconnu du grand public, mais à vrai dire, je doute que Fumseck m'ait envoyé ces armes si Voldemort possédaient aussi certaines d'entre elles. Donc, à mon avis, il faudrait chercher les descendants de Rowena Serdaigle – s'il y en a encore.
-Oui, c'est une bonne idée, diagnostiqua Hermione, qui s'était penchée en avant pour l'écouter, une plume et un rouleau de parchemin à la mains. On pourrait commencer par aller dans une bibliothèque – je crois qu'il y en a une sur le chemin de traverse – et faire des recherches par là. Si vous voulez, je peux m'en charger, proposa-t-elle en écrivant à toute vitesse sur le parchemin (d'après ce que pu voir Harry, elle notait déjà tout un plan de recherche précises sur la façon dont elle allait s'y prendre, partant des arguments de Harry qu'elle avait scrupuleusement recopiés).
-Euh... Oui... je crois que ce serait le mieux à faire, assura Ron, visiblement peux enchanté à l'idée de passer des heures le nez dans de vieux livres d'archives.
-Bon, voilà déjà un point de réglé. Ensuite, la coupe. Naturellement, je ne sais pas du tout où elle pourrait être, mais d'après tout ce que Dumbledore m'avait montré de Voldemort, il y a de grandes chances pour que ce soit dans un endroit qui ait une signification particulière pour lui – soit un endroit qu'il ait aimé, soit un endroit ou il avait passé du temps, ou prouvé sa supériorité. J'ai cherché tout l'été dans quel genre d'endroits de sa jeunesse il aurait pu vouloir cacher une partie de son âme, et je ne vois que quelques trucs – vous aller me dire si vous pensez que cela peut coller : Il y a l'orphelinat où il a grandit ; Mais bon, il n'aimait pas cet endroit, il n'y a pas été très heureux, même s'il passait son temps à terroriser les autres enfants. Peut-être avait il une sorte de « jardin secret », une pièce connue de lui seule ou une cachette genre arbre creux ou cabane ? A voir. En tout cas, je me dis que ça pourrait être bien de retrouver cet orphelinat, sachant qu'il est ici, à Londres.
-Oui, renchéri Ron, et puis on pourrait aussi essayer de retrouver certains de ses...euh... camarades de classe... Si on pouvait discuter avec eux, peut-être que l'on apprendrait d'autres choses sur Tu-sais-qui.
-Oui, bonne idée, approuva Hermione, qui continuait de griffonner à toute vitesse.
-Bien, alors, ensuite, j'avait pensé à Barjow et Beurk.
-La boutique de l'Allée des Embrumes ?
-Ouais... après tout, il y a travaillé, et il s'y plaisait bien.
-Là, on va avoir beaucoup plus de problèmes, à mon avis, grommela Ron. Barjow t'a déjà vu, Hermione ; toi, Harry, tu es facilement repérable, et moi, mon père est bien connu dans ce genre de milieux. Même avec la cape, je pense qu'on va avoir de gros problèmes pour fouiller cet endroit – et je ne parle pas d'interroger des gens !
-Tu sais, Harry, dit pensivement Hermione en se grattant le nez avec sa plume, Voldemort a travaillé là-bas, mais il savait très bien que ses patrons ne faisait que du bizness ; ça m'étonnerait beaucoup qu'il ait laissé quelque chose là bas, avec tous les risques de voir un Horcruxe se faire vendre à n'importe qui. Bien sûr, cela pourrait être intéressant d'aller voir, mais je suis d'accord avec Ron, ça va être très difficile.
-Mouais. On va laisser ça de coté dans un premier temps. Ensuite, je ne vois pas trop. Peut-être Poudlard ? C'était le seul endroit qu'il aimait vraiment. Mais Dumbledore n'y croyait pas lui-même, et il avait certainement fouillé l'école dans toute la mesure de ses moyens. A part Fred, Georges et les Maraudeurs – mon père, Sirius, Lupin et Queudver – personne ne pouvait connaître les recoins de cette école mieux que lui. La seule pièce cachée inconnue, c'était la chambre des secrets, et Voldemort l'avait déjà exploitée au maximum de ses possibilités, on va dire.
-Peut-être que... commença lentement Hermione,
-Oui ?
-Et bien... je ne sais pas... enfin, je me disais... Pourquoi pas la maison des Jedusort ?
-Quoi, tu veux dire la maison de son père ? L'une des personnes qu'il détestait le plus au monde ? Son premier meurtre ? dit Ron, en écarquillant les yeux.
-Attends, l'interrompit Harry, c'est pas bête. Après tout, je sais qu'il y est revenu l'année avant son retour. Et Dumbledore pensait que Nagini, le serpent, était devenu un Horcruxe à ce moment là, lors du meurtre du vieil homme moldu qui gardait la demeure.
-OK, alors ça nous fait déjà quelques pistes d'investigations.
-Mouaip ! Lança Harry en se levant d'un bond. En route !
-Qu-Quoi, mais... bredouilla Ron, pris de cour. Où on va ?
-Sur le Chemin de Traverse, chercher une bibliothèque dans laquelle Hermione va pouvoir commencer ses recherches sur Rowena Serdaigle et ensuite, nous deux, on ira dans une bibliothèque d'archives moldu de Londres, et on cherchera ce que l'on pourra sur l'orphelinat de Tom Elvis Marvolo Jedusort !

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Les semaines qui suivirent se déroulèrent à peu prés de la même façon. Chaque matin, après un bon petit déjeuner, ils partaient tous les trois en direction de la bibliothèque du Chemin de Traverse, y passaient quelques heures à chercher des informations diverses, notamment sur les Horcruxes – sans l'ombre d'un succès – sur la descendance de Serdaigle – Hermione était entrain de réaliser un véritable arbre généalogique, qui arrivait actuellement vers l'an 1350, ce qui était déjà un bon début – ou encore sur diverses traces de faits se rapportant à Voldemort après sa sortie de l'école – sans plus de succès que pour les Horcruxes. Ensuite, ils rentraient déjeuner, à moins qu'Hermione ne reste avec un lunch, et Harry et Ron repartaient l'après midi dans le monde moldu pour chercher l'orphelinat ; ils avaient fouillés deux bibliothèques mais n'avait encore rien trouvé. Il y avait parfois des coups de déprime mais ils se remontaient les uns les autres le moral, surtout en faisant le point sur les pistes d'investigations qui leurs paraissaient de plus en plus logiques, et plus encore, en sortant le médaillon de sa cachette pour l'observer tous ensemble, parlant peu, s'interrogeant sur la façon de le détruire, mais étrangement remontés à bloc par cette « chose », comme ils persistaient à l'appeler avec le plus de dédain possible. Harry et Ron allaient presque chaque jours à la boutiques des jumeaux où ils ne passaient guère que 10 ou 15 minutes mais ou ils arrivaient toujours à se détendre un peu, et Hermione les accompagnait souvent ; Harry soupçonnait Ron de vouloir s'assurer par lui-même qu'au moins deux de ses frères étaient toujours vivants. Parfois, ils croisaient Bill ou Fleur, ou les deux, lorsqu'ils s'approchaient de Gringott aux heures d'ouverture ou de fermeture. Ils avaient déjà revu plusieurs membres de l'Ordre du Phénix au QG – Sturgis, Fol ¼il, le professeur McGonagall, Bill et Mr. Weasley étaient déjà passés deux ou trois fois en coup de vent, leur donnant quelques nouvelles de la famille Weasley ou de Poudlard, mais c'était surtout Lupin, Kingsley et Tonks qu'ils voyaient souvent ; Les deux Aurors aimaient bien revenir au Q.G de l'Ordre pour pouvoir se parler enfin librement après le travail au ministère, et Lupin, même s'il était toujours investit de longues mission – quoiqu'il lui soit toutefois impossible de retourner avec les loups-garous de Voldemort, depuis l'attaque de Poudlard – habitait tout de même au Square Grimmaurd. Du coté de l'Ordre comme de celui de Ron, Harry et Hermione, il y avait toujours une grande joie de se revoir, naturellement, de même qu'à recevoir des nouvelles les uns des autres, mais ils ne pouvaient s'empêcher de rester un peu sur la réserve. L'Ordre ne pouvait pas dire le fond de son action aux trois amis puisqu'ils n'en étaient pas membres et eux même ne pouvaient pas révéler ce qu'ils faisaient. Tout le monde s'abstenait résolument de poser des questions embarrassantes ou inquisitrices ; Une relation de confiance s'était cependant établie entre les quatre habitants « permanents » du Quartier Général, ainsi que Tonks. Aucun d'entre eux ne cherchait à marcher sur les plate bandes de l'autre ligue anti-Voldemort, mais ils ne restaient jamais indifférents aux problèmes les uns des autres, et parfois même, ils s'entraidaient. Les trois jeunes adultes avaient ainsi permis à Lupin de trouver le code de quelque chose qu'il n'avait pas voulu révéler mais qui semblait le ravir au plus haut point. De son coté, Tonks leur avait donnée une nouvelle piste d'investigation sur la descendance de Serdaigle, qu'ils avaient fini par lui révéler qu'ils cherchaient – ils avaient décidés d'un commun accord qu'il n'y aurait pas de problème à dévoiler certains points de recherche, du moment qu'ils n'expliquaient pas pourquoi ils le cherchaient.
Le premier septembre, Ginny retourna à Poudlard, ré-ouvert provisoirement et tout le monde l'accompagna à la gare. Tonks, qui reprenait son poste à Pré-au-Lard, devait partir dans le même train que les élèves, par mesure de sécurité (Harry, Ron et Hermione s'étaient beaucoup amusés en regardant Lupin qui semblait singulièrement attristé, quoi qu'il en dise, en voyant Tonks leurs faire de grands signes de la main depuis le train ; ce soir là, il n'avait presque rien mangé, plongé dans ses pensées). Le ministre de la magie avait décrété qu' « un regard neuf peut apporter beaucoup de chose sur un problème » aussi, les Aurors « tourneraient » à Pré-au-Lard – il y aurait toujours 4 ou 5 Aurors sur place, mais se ne serait pas toujours les mêmes, ils effectueraient des missions en décalé.
Un soir de début octobre, alors qu'ils rentraient tout les trois d'une journée particulièrement épuisante – Ils avaient compulsés une bonne cinquantaine de livres sur les différents thèmes des fondateurs de Poudlard, des sorciers maléfiques de tous les temps, des actes de magie noires les plus élaborés, etc. etc. – ils trouvèrent Remus Lupin assit sur le canapé en face de la cheminée, les coudes sur les genoux, le visage dans les mains, complètement immobile. Surpris, ils échangèrent un regard ; La seule fois ou ils l'avaient vu dans cet état, c'était lorsqu'il avait appris la mort de Dumbledore, quelques mois auparavant. Hermione s'avança légèrement.
-Heu... Professeur ?
Pas de réponse.
-Professeur... Quelque chose ne va pas ?
De l'autre coté de la pièce, Harry et Ron virent Mr. Weasley entrouvrir l'autre porte qui donnait sur la cuisine et leur faire signe de le rejoindre. Ils traversèrent la pièce en silence – Ron attrapa un pan de la robe d'Hermione au passage et l'entraîna à leur suite – et Arthur referma la porte sur eux.
-Mr. Weasley, qu'est-ce qui se passe ? Qu'est–ce qu'il a ? Et d'abord, pourquoi êtes vous là ? Je croyais que vous ne deviez pas revenir ici avant la prochaine réunion de l'Ordre... Il y a eu une attaque ? Une situation d'urgence ? Qu'est-ce que...
-Attends, Harry, du calme, une question à la fois, s'il te plais. Je suis là parce que Remus est là et, au point de vu de l'Ordre, il ne s'est rien passé.
-Alors qu'est ce qu'il...
-Il a que quelqu'un lui a dit la pire chose qu'on pouvait lui dire, répondit une autre voix enrouée.
Tonks sortit du coin d'ombre ou elle se tenait avec Kingsley Shacklebolt et Mme Weasley.
-Nous étions tout les trois – moi, Arthur et Kingsley – au bureau d'Arthur, parce que nous avions besoin d'un renseignement, reprit elle, toujours d'une voix tremblante. Je devais revenir faire un rapport et j'en ai profité pour aller lui demander quelque chose ; Molly est arrivée pour nous dire que Kingsley et Arthur devraient se charger de – Mme Weasley lui jeta un coup d'½il féroce en toussant bruyamment – Enfin, ils devaient remplacer quelqu'un. Remus était avec elle. Nous avons commencé à discuter un peu... et puis d'un coup, deux membres de la brigade de police magique sont entrés en maintenant fermement un homme qui se débattait... Ils ont demandé à Arthur qu'est-ce qu'il fallait en faire, comme quoi c'était un type recherché pour vente de cochonnerie du genre « médailles de protections », qui en fait te font pousser des poils oranges et violets dans les oreilles... Le bonhomme s'est mis à hurler qu'il ne faisait rien de mal, qu'il vendait juste des protections aux gens qui avaient peur de se faire attaquer... Et là il a regardé Remus et il... Il...
Tonks s'interrompit, comme si elle n'arrivait pas à dire ce qui s'était passé, tant c'était épouvantable.
Molly prit le relais.
-Il a dit « pour se protéger contre ce genre de monstres » et il a désigné Remus d'un mouvement de tête.
Ron gronda sourdement en serrant les points, Hermione plaqua les deux mains sur sa bouche, horrifiée, et Harry sursauta comme s'il avait été giflé.
-Il QUOI ?
-Tu as bien entendu.
-Ohmondieu ! s'étrangla Hermione. Et Lupin...
-Il est devenu blanc comme un mort, murmura Tonks d'une voix hachée. Il a tourné les talons et il est partit comme un voleur... Arthur s'est précipité à sa suite, moi, j'ai giflé ce petit crétin, mais c'était trop tard, on ne pouvait pas lui faire ravaler ses paroles...
-J'ai essayé de rattraper Remus, continua tristement Mr. Weasley, mais rien à faire. On l'a cherché partout avant de le retrouver ici il y a deux heures, et depuis, il n'a pas bougé.
Harry secoua la tête, outré. Traiter Lupin de monstre était bien la chose la plus stupide, la plus injustifiée et la plus blessante qu'on puisse lui dire. Il n'était pas étonnant qu'il réagisse de cette façon. Harry s'approcha de la porte et l'entrebâilla. Presque tout le monde le suivit et regarda la silhouette prostrée de Lupin.
-Quel gâchis... Il avait déjà si peu de confiance en lui, murmura Hermione, désolée.
-C'est absurde, explosa Ron a voix basse, Lupin est l'un des hommes les plus sensés et les plus instruits que j'ai jamais rencontré ! Le traiter de monstre n'a aucun sens !
-Que veux tu, les hommes sont d'une bêtise peu commune...
-Oui, bien sur, mais pourquoi se met-il dans tout ses états à cause d'un imbécile ? Il doit bien savoir que personne ici ne le considère comme ça, bien au contraire !
-Il se sous estime toujours à propos de ce qu'il est, intervint Harry. Comme dit Hermione, il manque terriblement de confiance en lui, et ça a dû être la secousse qui déclenche le tremblement de terre...
-On ne va quant même pas le laisser comme ça...
-Mais qu'est ce qu'on peut faire ?
-Je ne sais pas, moi, on pourrait lui dire que ce type avait de la bouse de dragon à la place du cerveau et qu'on sait tous qu'il est l'inverse d'un monstre !
-Cela en changerait rien. Remus est déprimé parce qu'il ne peut pas s'empêcher de penser que l'autre idiot à raison, remarqua Kingsley avec pertinence. Quoi qu'on puisse lui dire, il persistera à penser à ce qu'il devient à chaque pleine Lune. Pour l'instant, je ne vois pas trop quoi faire. Je pense qu'il faut le laisser un peu seul pour le moment.
Il y eu un grand silence. Brusquement, Tonks se faufila dans l'entrebâillement de la porte et se glissa dans la pièce.
-Tonks !
-Non...
Mais elle ne tint pas compte de ces protestations. Arrivée près du canapé, elle s'immobilisa, inspira profondément comme si elle s'apprêtait à plonger dans une piscine puis contourna le meuble et s'assit juste à coté de Lupin. Aucune réaction. Derrière la porte, une demi douzaine de personnes retinrent leur souffle. Mais ils le retinrent en pure perte. Tonks se contenta d'allumer un grand feu dans l'âtre d'un coup de baguette, puis, les yeux fixés sur la cheminée, elle resta aussi immobile que Lupin et ne dit ab-so-lu-ment rien.
-Bon, murmura Harry en refermant doucement la porte, je crois qu'il vaut mieux les laisser seuls.
Tout le monde approuva ; bientôt, Mme Weasley rentra chez elle par la poudre de cheminette, son mari employa le même mode de déplacement pour retourner au ministère (il ne pouvait pas se permettre de disparaître de son bureau une après midi entière, et il n'était pas encore 18h), Kingsley le suivit au bureau des Aurors et Harry, Ron et Hermione filèrent dans leur chambre aussi discrètement que possible, laissant Tonks et Lupin complètement seuls. Ils restèrent assis côte à côte sans bouger ni parler pendant un temps incroyablement long. Harry, Ron et Hermione redescendirent une heure plus tard pour dîner, préparèrent cinq couverts, eurent le temps de manger, de débarrasser puis de remonter discuter de leurs plans – en prenant toutefois le soin de laisser les deux couverts sur la table, bien en face l'un de l'autre et séparés par deux petits chandeliers – sans que Tonks ou Lupin ne bougent d'un centimètre. Enfin, beaucoup plus tard, Remus se redressa doucement en inspirant profondément. Il s'adossa contre le canapé et regarda Tonks lui jeter aussi un coup d'½il. Il esquissa un sourire qu'elle lui rendit en posant sa tête contre son épaule tandis qu'il passait son bras autour des siennes.
-Tu est merveilleuse, tu sais.
Tonks eu un petit rire.
-Si rester assis dans la même position pendant – voyons – à peu près cinq heures d'affilées est la preuve qu'on est soit un monstre, soit merveilleux, alors je suis aussi monstre que toi.
Ils rirent ensemble.
-Je t'ai fait perdre ta journée.
-Je l'ai bien mieux gagnée en te revoyant sourire. Et de toutes façons, j'avais terminé de faire mon rapport à Robards.
Il la serra plus fort, la contemplant comme l'une des sept merveilles du monde.
-Si on allait manger un morceau ?
-Ce n'est pas de refus !
Ils se levèrent et se dirigèrent vers la table. Lupin eu un petit rire silencieux en regardant le dîner au chandelles qui les attendaient. Ils échangèrent un regards et se mirent à rire à gorge déployée.
-Tu sais que ces trois là, quand ils ont quelque chose en tête !
-Bon, et bien à table ! lança joyeusement la jeune femme en s'attablant après avoir donné quelques coups de baguette pour réchauffer tous les plats posés sur la table.
Un étage plus haut, les trois adolescents s'arrêtèrent brusquement de discuter et échangèrent des regards ravis en entendant les échos d'une conversation joyeuse entrecoupés de bruis de vaisselle.

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L'ambiance détendue et heureuse persista malgré les déceptions du trio à propos de leurs recherches, les nouvelles peu réjouissantes des attaques de Mangemorts et la brume de plus en plus épaisse des détraqueurs. Une semaine après, l'Ordre du Phénix se réunit au square Grimmaurd ; Naturellement, Harry, Ron et Hermione se virent clairement signifier qu'ils devaient réintégrer leurs chambres, ce qu'ils s'empressèrent de faire – Hermione voulait leurs faire part d'une théorie sur la descendance de Serdaigle. La réunion dura certainement longtemps, toutefois, lorsqu'ils redescendirent un peu avant 20 heures, la quasi totalité des membres de l'Ordre était partie. Il ne restait que la famille Weasley, (Fleur semblait être arrivée peu de temps avant), Kingsley, Tonks et Lupin. Mme Weasley avait déjà mijoté un appétissant cortège de plats, et tout le monde passa à table quelques instants plus tard. Les conversations s'orientèrent différemment selon les assortiments de personnes, (Quidditch du coté de Fred, Georges, Ron et Harry, nouveautés au Ministère pour Tonks, Kingsley, Arthur, Bill et Lupin, et, tout à l'autre bout de la table, Mme Weasley et Hermione mangeaient en silence tandis que la voix aiguë de Fleur résonnait joyeusement). Après cet agréable dîner et une fois la table desservit, Mr et Mme Weasley souhaitèrent bonne nuit à tout le monde et repartirent au Terrier, ce que tous les autres pardonnèrent bien volontiers, tant les journées de Mr. Weasley étaient chargées. Les autres « invités » s'enfoncèrent dans les fauteuils et canapé de la pièce, Fred et Georges assit à l'envers sur des chaises devant le feu, Lupin profondément endormit dans un fauteuil un peu en retrait juste à droite de la cheminée, Fleur sur les genoux de Bill dans le fauteuil voisin de Lupin, Kingsley sur le bord droit du canapé, Ron de l'autre coté, les mains croisées derrière sa tête, Hermione perchée sur l'accoudoir près de Ron et Harry, un verre d'eau à la main, dans le fauteuil prés de la gauche de la cheminée. Tonks, quant à elle, s'était levée de son fauteuil (entre celui de Bill et Fleur et le canapé) pour vadrouiller dans le salon, allant d'étagères en étagères pour contempler les divers bibelots. Tous continuaient de discuter en baissant la voix pour laisser Lupin dormir – précaution absolument inutile, puisqu'ils savaient tous qu'il avait la faculté de récupérer quelque soit le bruit autour de lui – sauf Harry qui était complètement plongé dans ses pensées ; Tonks lui effleura l'épaule.
-Mmm ? Que... Quoi ?
-Hé, Harry, tu permets que je t'emprunte ça ?
Le « ça » en question était une clarinette en cuir noir couverte d'enjolivures de cuivre et d'argent.
- Hein, euh, oui, oui bien sûr, pas de problème, bredouilla-t-il, à moitié endormi.
-Tu sais en jouer ? demanda Ron, intéressé.
-Oh... je fais du bruit, répondit Tonks. Je l'ai trouvé là-bas, dans la commode ; il y a aussi une lyre et un violon, mais je n'ai jamais réussi à tirer une note des instruments à corde !
Tonks porta l'embout à ses lèvres et souffla légèrement dedans. Une petite mélodie guillerette s'éleva aussitôt dans les airs ; Harry admira la dextérité de la jeune femme qu'il avait connu si maladroite et qui se révélait être une si merveilleuse musicienne. Les conversations stoppèrent net et tout le monde se tourna vers Tonks, qui continuait de faire jaillir des notes évoquant irrésistiblement le vol d'un papillon. Lorsqu'elle s'arrêta, des applaudissements retentirent et malgré les ombres que projetaient les flammes sur les silhouettes des jumeaux, Harry vit qu'elle rougissait.
-Une-autre, Une-autre... se mirent–ils tous à scander.
Tonks eu un petit rire gêné, puis, s'avançant dans le cercle de sièges occupés, se remit à jouer, cette fois–ci d'une musique celtique particulièrement prenante. Un silence respectueux se fit dans l'assistance, tous, Tonks la première, se laissant bercer par la fabuleuse musique. Sans ouvrir les yeux et sans que personne ne le remarque d'avantage, Lupin se mit à sourire... A la fin de la musique, Tonks embraya directement sur une autre, toute aussi celtique que la précédente. C'est alors qu'un son de violon se mêla à celui de la clarinette, non pas un violon grinçant et triste, mais au contraire enjoué, vif, rapide et surtout parfaitement sur la même mélodie. Tout le monde se retourna d'un coup et Tonks fut si surprise qu'elle continua à souffler dans la clarinette sur la même note pendant une bonne mesure. Mais elle se reprit très vite et rattrapa la musique, synchronisée avec le violon ; Tout deux partirent sur un duo musical particulièrement remarquable, d'autant plus qu'ils se donnaient la réplique, se renvoyant la musique l'un l'autre. A la fin de la mélodie, Tonks abaissa sa clarinette et adressa un sourire radieux à Remus Lupin, debout en face d'elle, le violon coincé sous son menton, tandis que des applaudissements vigoureux retentissaient. Apparemment, il avait fait voler le violon de la commode jusqu'à lui, à moins qu'il ne soit allé le chercher lui même, en tout cas personne n'avait rien remarqué. Mais Lupin ne paraissait pas l'entendre de cette oreille : Un sourire espiègle au coin des lèvres, les yeux pétillants de malice, il enchaîna sur un autre morceau – celtique, cela va sans dire – épouvantablement rapide. Tonks laissa échapper une exclamation qui signifiait à la fois « tu me payera ça ! » et « Pari tenu ! ». Le sourire de Lupin s'élargit encore et il se mit à jouer avec encore plus d'énergie – sans compter qu'il martelait le parquet du pied droit, rajoutant ainsi un effet de claquettes. Tonks ne se laissa pas démonter et répliqua à son tour par un couplet de virtuose. Harry, Ron et Hermione échangèrent un regard brillant et se laissèrent aller au grés de l'envoûtante musique qui perdura jusque tard - très tard - dans la nuit.

Ps : Pour avoir la suite plus rapidement, il faut le mériter, donc j'imagine que vous devinez se qu'il vous reste à faire.

# Posté le vendredi 22 décembre 2006 12:21

Bande annonce de Harry Potter et l'Ordre du phénix - HP5 .

Voici enfin la version Française (vf) de la bande annonce de "Harry Potter et l'Ordre du phénix", vous étes surement des milliers à l'avoir déjà vu en anglais (vo), une chose à dire, vivement le 11 Juillet 2007 .

# Posté le vendredi 22 décembre 2006 12:56

Fan Fiction - Volume 7 - Le Triomphe du Coeur - Chapitre 6 .

Fan Fiction - Volume 7 - Le Triomphe du Coeur - Chapitre 6 .
Chapitre 6 - Le jour des morts

Les jours, les semaines continuèrent de s'écouler, ponctuées par les innombrables articles de La Gazette dans lesquels les exploits de Voldemort, de ses Mangemorts et des détraqueurs étaient relatés. Tonks avaient dû repartir à Poudlard, d'où leur parvenaient régulièrement des lettres de Ginny, et Harry, Ron et Hermione voyaient parfois Lupin effleurer pensivement la clarinette noire et argent restée posée sur le secrétaire, à coté du violon. Tout les trois continuaient d'aller régulièrement à la bibliothèque, mais de plus en plus, ils parcouraient les rues de Londres, à la recherche du fameux orphelinat. Souvent, Harry ressortait de sa valise la collection de livres de défense contre les forces du mal que Lupin et Sirius lui avaient offerts près de deux ans auparavant, houspillant ses amis pour qu'ils s'entraînent à la pratique de maléfices lors de véritables duels. Plus d'une fois, l'un d'entre eux s'était retrouvé avec un poigné foulé ou une légère commotion à la tête qui avaient nécessité une journée de repos, suite à un réflexe un peu trop tardif. Au fur et à mesure que le jour de Halloween approchait, Harry devenait de plus en plus taciturne. Le matin du 31, il était si pensif qu'il fallut qu'Hermione lui répète trois fois qu'il était entrain de verser jus de citrouille sur ses toasts beurrés pour qu'il réagisse. Ron et Hermione échangèrent un regard.
-Harry, tu es sûr que ça va ?
-Oui oui...
Ron se retourna brusquement sur sa chaise pour pouvoir regarder Harry en face.
-Ecoute, Harry, tu sais, si tu veux retourner les voir, pas de problème, on comprendra très bien.
-Que..Quoi ? Retourner voir qui ?
-Tes parents. Hermione et moi ne sommes pas aveugles, on a bien vu que tu étais de plus en plus préoccupé au fur et à mesure que le 31 octobre approchait. Aujourd'hui nous sommes le 31, alors si tu veux retourner au cimetière de Godric's Hollow, 'y a pas de beans, on ira à la bibliothèque sans toi, sauf si tu ne préfères qu'on t'accompagne.
Harry les regarda avec un sourire hésitant. Il avait vraiment les meilleurs amis du monde.
-Ben... si ça ne vous embête pas, j'aimerais bien que vous veniez... Je... Je n'ai pas très envie de me retrouver tous seul là-bas...
Ron lui flanqua une tape sur l'épaule puis se retourna en silence vers la table pour terminer son petit déjeuner. Harry fixa sa propre tasse de thé, impressionné par la chance qu'il avait d'avoir de pareils compagnons de route.

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Une heure plus tard, ils transplannèrent discrètement à quelques instants du vieux cimetière. En silence, Harry à quelques pas devant, tête baissée et mains au fond des poches, Ron et Hermione côte à côte derrière lui, ils franchirent le portail et se dirigèrent vers l'avant-dernière allée à droite, marchant sur le gazon proprement coupé. Brusquement, Harry s'arrêta net. Son humeur chagrine se transforma instantanément en une vague de rage bouillonnante. Ron, surpris par l'arrêt de Harry, le percuta de plein fouet. Mais avant que qui que ce soit n'ait le temps d'ouvrir la bouche, Hermione et Ron virent ce que Harry venait de voir, ils comprirent ce qu'il y avait à comprendre et sans se concerter, ils attrapèrent fermement Harry qui avait commencé à sortir sa baguette de sa poche et le plaquèrent derrière une grande pierre tombale. Une bataille silencieuse s'engagea alors, Ron et Hermione s'efforçant furieusement de retenir Harry... En vain. Harry se dégagea d'un coup d'épaule et s'avança d'un pas vif en direction de la tombe de ses parents. Hermione étouffa un gémissement à peine audible en le voyant, baguette en main, foncer droit vers l'homme de haute taille aux longs cheveux noirs et au visage cireux qui se tenait juste devant la tombe nacrée, sans remarquer la petite scène.
C'était Rogue.

-VOUS ! Eructa rageusement Harry, marchant au pas de charge.
Rogue se retourna brusquement mais il ne s'y attendait pas et Harry fut beaucoup plus rapide. Un jet de lumière jaillit de sa baguette et frappa Rogue en pleine poitrine. Rogue vola à plusieurs mètres de là, percutant de plein fouet une croix de pierre qui s'effondra à moitié sur sa tête. Harry continua de marcher à la même allure droit sur lui, ses yeux lançant des éclairs.
-JE VOUS INTERDIS DE VOUS APPROCHER DE MES PARENTS ! NON ! ajouta-t-il férocement alors que Rogue sortait sa baguette de sa poche.
Un nouvel éclair lui fit traverser la moitié du cimetière et il s'écrasa brutalement contre le mur d'enceinte. Il s'effondra sur la tombe sous ses pieds et tenta d'attraper sa baguette, tombée à quelques mètres de là.
-J'AI-DIS-NON ! Rugit Harry, baguette brandie. Rogue poussa un hurlement de douleur, tandis que sa baguette était projeté à dix mètres de là. Harry avait jeté coup sur coup un sortilège cuisant et l'expelliarmus. La puissance des sorts qu'il lançait était au moins proportionnelle à sa fureur, si bien qu'il n'avait même pas besoin de se concentrer sur leurs formules. Rogue se releva péniblement, la respiration saccadée. Il tenta de transplanner, mais Harry plongea sur lui, le faisant tomber à la renverse et ils disparurent tout les deux dans un craquement sinistre.
Ils terminèrent leur chute dans un endroit sombre, brumeux, visiblement une ancienne ville industrielle proche d'un lac à en juger par les hautes cheminées des maisons et par l'odeur d'eau croupie dont l'air été saturé, complètement inconnue de Harry, mais celui-ci ne s'en soucia pas le moins du monde. Il se mit à frapper Rogue de toutes ses forces, de toute sa rage, de toute sa hargne, contre cet homme qu'il exécrait parce qu'il était responsable de la mort de son père, de sa mère, de son parrain, d'Albus Dumbledore, de beaucoup d'autres encore, sans doute. Il frappait, frappait, martelant son adversaire de coups de points, sans se soucier des coups qu'il récoltait lui-même. Ils roulèrent sur le sol boueux en se battant comme des chiffonniers. Enfin, Harry se retrouva bloquant le bras gauche de Rogue sous son genoux droit, le genoux gauche lui écrasant la cage thoracique, une main serrée sur sa gorge, brandissant l'autre poing, prêt à frapper, encore et encore... Mais il reteint soudain son geste. Lentement, il courba la tête, sentant presque sur lui le regard désapprobateur de Dumbledore, l'entendant presque lui dire d'une voix paisible, nuancée de reproche, des paroles l'incitant au calme. Harry, le poing à mi-chemin entre son épaule et la tête de Rogue, sa baguette – qu'il n'avait pas lâchée – à deux centimètre sous l'½il du Mangemort, inspira profondément. Sa colère était toujours aussi forte, mais au moins, son envie de lui taper dessus avait disparue. Il se releva lentement et regarda pour la première fois autour de lui.
-Aller, debout, soupira-t-il d'une voix lasse.
Rogue fut tellement interloqué qu'il ne bougea pas. Harry se pencha, l'attrapa par le col de sa robe et le releva comme un paquet de linge sale.
-Ça y est, vous avez fini ? siffla sarcastiquement Rogue en revenant de sa surprise.
BANG ! Le poing que Harry n'avait pas encore abaissé s'abattit sur sa joue et il détourna la tête sous le choc, avant de porter sa main à sa bouche sanguinolente et de se mettre à mâchonner sa langue, comme s'il essayait de s'enlever une dent cassée. Il jeta un regard féroce à Harry.
-Si j'étais vous, j'éviterais ce genre de commentaires, rétorqua ce dernier. Je ne sais pas si vous avez remarqué mais ces temps ci, il suffit que vous disiez quelque chose pour que j'ai terriblement envie de faire l'inverse.
-Attitude d'un enfant de trois ans...
-Peut-être... répliqua Harry avec un sombre sourire, Mais vous ne pouvez pas imaginer à quel point vous taper dessus est agréable...
Harry crachât au sol un filet de salive mêlée de sang.
-On est où, ici ?
-Vous savez lire, non ? grinça Rogue, rageur.
Harry enfonça la pointe de sa baguette de trois centimètres dans son cou. Rogue tenta de se dégager, mais Harry le tenait toujours fermement par le col de sa robe.
-C'est à vous que je pose la question, pas aux panneaux.
Rogue se débattit pour échapper à la pointe de la baguette.
-Impasse du Tisseur, Gabbunsburg, grinça-t-il.
-Et bien vous voyez, quand vous voulez ! C'est chez vous ?
Pas de réponse. Harry appuya un peu plus fort.
-Aïe ! Oui, c'est chez moi !
Harry ôta sa baguette et regarda une fois de plus les environs, puis Rogue. Il avait désormais une vilaine marque violette près de la jugulaire.
-C'est sombre, froid et sinistre, par ici, je suis certain que vous devez beaucoup vous y plaire. Bon, trêve de bavardages.
Harry fit un pas en avant, tourna sur lui-même et –CRAC – ils disparurent.
-CRAC- Ron et Hermione sursautèrent.
-Harry ?
-Je suis là !
Harry s'avança d'un pas vif dans leur direction, tirant toujours Rogue par son col de robe derrière lui. Ils étaient seuls dans le cimetière et avaient sortit leurs baguettes – Ron tenait en plus la baguette de Rogue dans sa main gauche. Les pierres tombales étaient impeccablement réparées – ½uvre d'Hermione, sans doute.
-Euh... ça va ? Demanda-elle timidement, en regardant tour à tour sa lèvre fendue, sa joue égratignée et les traces de sang et de boue sur sa robe.
-Oui oui, tout va très bien.
Hermione jeta un regard oblique à Rogue, visant son ½il droit qui s'assombrissait de plus en plus, sa pommette tuméfiée, le coin de sa bouche sanglant et ses cheveux – gras – pleins de feuilles mortes.
-Ah...
Ron s'avança un peu plus, jouant avec ses deux baguette et s'efforçant de ne pas sourire trop largement.
-En effet, tout à l'air d'aller très bien, dit-il négligemment à Harry.
Ils échangèrent un regard puis détournèrent très vite les yeux, réprimant soudain un fou rire.
-Et, euh... Tu as une idée de ce qu'on fait de lui ? demanda Ron en désignant Rogue d'un signe de tête.
-Le mieux, ce serait de le restituer aux autorités, proposa rapidement Hermione. On ne devrait pas avoir de mal à aller au ministère pour le remettre aux mains des Aurors. Après tout, il est recherché.
Harry se retourna brusquement vers elle.
-Tu voudrais qu'on aille voir Scrimgeour pour lui dire « Tenez, monsieur le ministre, on a trouvé quelque chose pour vous » et courbettes et compagnies ? Non, pas question. Si Scrimgeour veut le chercher, il n'a qu'à se débrouiller ; moi, je ne lève pas le petit doigt pour ce bonhomme. Non, je pense que d'autres personnes ont un petit compte à régler avec l'ami Rogue. Dans un premier temps, on l'embarque. Ensuite, on verra qu'est-ce qu'on en fera.
-Quoi ? Mais...
-Tu as bien entendu. Pour le moment, il vient avec nous.
Harry alla s'asseoir sur un petit monticule de terre, prés de la tombe de ses parents. Ron s'assit à coté de lui, sur une petite statuette d'ange sans prêter attention au regard outré d'Hermione qui resta debout, surveillant Rogue – que Harry avait enfin lâché – du coin de l'½il. Il y eu un instant de silence durant lequel Rogue tourna légèrement la tête pour regarder la tombe des Potter. Harry surprit son regard et lui flanqua une chiquenaude.
-C'est pas bientôt fini, oui ? grondât-il, furieux.
Rogue ne répondit que par un regard de haine à son égard.
-Ça vous prend souvent, de revenir mettre des fleurs sur les tombes des gens que vous avez tué ?
Rogue se raidit brusquement et pâlit encore plus si c'était possible.
-Je ne les ai PAS tué !
Harry se releva d'un bond et s'approcha de lui, de nouveau prêt à exploser de rage.
-Ah, vraiment, vous ne les avez pas tué ? Et qui est-ce qui les a vendu à Voldemort, hein ? – Rogue crissa des dents en entendant le nom – Qui est-ce qui espionnait Dumbledore à La Tête du Sanglier, le soir ou Trealawney a fait cette prophétie ? Qui a fait que les paroles de cette femme deviennent brusquement importantes ? Qui les a répété à Voldemort ? C'est le fantôme de l'Opéra, peut-être ?
-Je ne...
-Tenait pas la baguette qui les a tué, c'est ça ? Mais vous avez fait bien pire, gronda Harry, sa voix s'enflant à chaque mot. Vous êtes trois à les avoir tués. Trois à être responsable de leur morts. Vous, Queudver et lui. Trois. Et sans vous, aucun des deux autres n'auraient eu l'occasion d'intervenir. Sans vous, peut-être que je serais un adolescent normal ! Sans vous, peut-être que je n'aurais pas une cicatrice sur le front à la place de mes parents !
Harry et Rogue se toisaient à dix centimètres l'un de l'autre. Il y eu un instant de silence ; Harry se retourna en soufflant profondément pour se calmer. Il passa sa main sur son visage pour ravaler ses larmes. Il ne voulait pas que Rogue le voit comme ça... Il ne voulait pas qu'il le voit pleurer... Il ne voulait pas qu'il se réjouisse en voyant le mal qu'il lui avait fait...
Rogue resta silencieux. Puis...
-Je ne voulais pas leur morts. Je ne savait pas que c'étaient eux que la prophétie désignait.
Harry se retourna à nouveau avec violence.
-Vous voulez me faire croire que vous étiez désolé pour eux ? Ne mentez pas ! Vous étiez enchanté qu'ils soient morts ! Vous haïssiez mon père ! Et ça vous faisait une belle jambe que ma mère meure aussi, vous qui la traitiez de sang-de-bourbe !
Ils commencèrent à se hurler dessus de toutes leurs forces, sans que personne ne parvienne à comprendre quelque chose à leurs vociférations.
-Ça SUFFIT !
Tout le monde se tut. Hermione s'était levée.
-Maintenant, vous vous taisez ou je vous jette un sort ! Ce n'est ni le moment, ni l'endroit pour commencer à régler vos comptes !
-D'autant que cela risque de prendre du temps... renchérit malicieusement Ron.
Hermione lui jeta un regard réfrigérant puis détourna la tête.
-Harry, tu as décidé qu'on le ramenait au square Grimmaurd, alors on y va. Maintenant.
Mais Harry ne put s'y résoudre. Il éprouvait la même colère que le jour ou, en troisième année, Hermione et Ron avaient eu l'air de considérer comme négligeable ce qu'il entendait lorsque les détraqueurs s'approchaient de lui, à ce moment là.
-Mmm... Attends un peu, Hermione. Je crois que j'ai encore quelque chose à lui montrer.
Harry se retourna vers Rogue.
- Vous n'êtes jamais allé voir leurs maison, pas vrai ?
Rogue ne répondit pas ; Une subtile nuance passa néanmoins dans son expression. On pouvait à présent y lire une certaine tension.
-Non, hein ? ça se voit dans vos yeux.
Silence.
-Et bien, on va y faire une petite visite. Comme ça, vous pourrez admirer votre ½uvre. De toute façon, je voulais y passer.
Ron et Hermione échangèrent un regard. Harry attrapa le bras de Rogue et ils transplannèrent tous les quatre.
-CRAC-
Ils arrivèrent à quelques mètres de la maison dévastée. Harry, le regard dur, tira résolument Rogue vers la porte d'entrée. Ce dernier tremblait légèrement et avait une respiration saccadée, comme s'il venait de courir un cent mètres.
-Et bien venez, qu'est ce que vous attendez ? Vous n'êtes pas enchanté de voir où James Potter est mort par votre faute ?
Harry le tira rageusement dans la maison puis le planta là. Ron et Hermione le rejoignirent dans le salon, où il regardait les rayonnages, l'air accablé. Rogue paraissait pétrifié. Harry ramassa la photo qu'il avait déjà remarqué le 1er août, la sortit de son cadre cassé et l'empocha, regardant autour de lui avec désolation.
Rogue tourna brusquement les talons et s'en fut d'un pas vif, tournant le dos à la maison.
-Hé ! Attendez un peu ! gronda Ron en se précipitant à sa suite, Harry et Hermione sur ses talons. Rogue s'était immobilisé dans le parc, dans une attitude qui ne lui était pas habituelle, tête baissée. Harry le contourna et l'observa attentivement – ou du moins, aussi attentivement qu'il le pouvait, car quelque chose (le vent, sans doute) embuait son regard et il voyait flou. Rogue fuyait son regard. Curieusement, lui aussi paraissait être gêné par le vent.
-Je crois qu'il vaudrait mieux qu'on rentre, maintenant, murmura Ron avec sagesse. Il s'approcha de Rogue, l'empoigna par le bras, Hermione fit de même avec Harry et ils transplannèrent tous ensemble. Quelques instants plus tard, ils étaient revenus au square Grimmaurd, en face de l'emplacement du numéro 12. Ils ne pouvaient pas entrer directement à l'intérieur de la maison, récemment rendu intransplannable, comme Poudlard, justement pour éviter l'intrusion d'espions. Ils rentrèrent rapidement dans la vielle bâtisse qui venait d'apparaître entre le 11 et le 13, jetant des regards de tous cotés, au cas ou. Ils entrèrent dans la salle à manger /salon ; Hermione donna un coup de baguette vers l'armoire à vaisselle, puis en direction d'une bouteille de bieraubeurre, et tendit un verre à chacun de ses amis, gardant le dernier pour elle. Un instant, elle parut hésiter sur la conduite à tenir avec Rogue, assit dans un fauteuil à l'autre bout de la pièce, puis haussa les épaules.
-Bon, alors, qu'est ce qu'on fait, maintenant ? demanda Ron. On ne peut quand même pas le laisser seul ici, et on ne va pas non plus se farcir sa compagnie, merci bien !
Rogue tiqua et se mit à pianoter sur ses accoudoirs. Visiblement, il n'appréciait pas que trois de ses anciens élèves de 17 ans décident de son sort, et surtout pas en parlant de lui comme s'il n'était pas dans la pièce. Harry ne put s'empêcher de repenser à toutes les fois ou les Dursley avaient parlés de lui de cette façon.
-Je ne sais pas. Je pense qu'il faudrait en parler aux membres de l'Ordre. En tout cas, il n'est pas question de le livrer au ministère pour l'instant. Je crois qu'il pourrait encore nous servir.
-QUOI ? Harry, tu es devenu fou ? Dumbledore est mort parce qu'il faisait toujours confiance aux gens et qu'il voyait le bien dans chaque personne ! Tu ne vas quand même pas te mettre à faire pareil ! s'indigna Hermione.
-Justement, il y a quelque chose qui ne colle pas avec Dumbledore, dit Harry en commençant à faire les cents pas dans la pièce. Plus j'y repense et plus je trouve ça bizarre. Pourquoi un homme affaiblit, désarmé, mais qui aurait pourtant discuté avec le plus grand calme face à une poignée de Mangemorts armés et prêts à en découdre – car même si Malefoy ne l'aurait pas tué, ça, j'en mettrais ma main au feu, les autres étaient tous prêts à le faire, surtout Greyback – Pourquoi, donc, après avoir soutenu leurs regards et leurs conversations sans sourciller, aurait-il brusquement changé de registre face à Rogue ? Dumbledore lui a dit « S'il vous plais » ; il l'a carrément supplié. Or, plus j'y pense et plus je me dis que c'est impossible. Dumbledore n'aurait jamais supplié qu'on l'épargne, surtout pas pour se faire emprisonner, torturer ou enrôler par Voldemort. Il n'avait pas peur de mourir ; Vous vous souvenez, en première année, il m'avait dit « pour un esprit équilibré, la mort n'est qu'une grande aventure de plus ». Jamais il n'aurait imploré quelqu'un de ne pas le tuer. Et surtout, pourquoi, pourquoi m'a-t-il immobilisé ? Il m'avait fait promettre de lui obéir, et j'était sous la cape. Personne ne m'aurait vu, j'aurais pu intervenir très facilement, sans le moindre danger. En fait, je pense qu'il ne voulait pas que j'intervienne, quoi qu'il ce passe et quelque soit le danger. Il savait que j'interviendrais. Or, il ne le voulait pas. Ce n'est pas pour me protéger qu'il m'a immobilisé, c'est pour ne surtout pas que je fasse quelque chose qui bousculerait ses plans.
-Attends... Tu es entrain de nous dire que tu penses que Dumbledore voulait que Rogue le tue, c'est ça ? Tu voudrais nous faire croire un truc pareil ? Harry, si Dumbledore a supplié Rogue, c'est parce qu'il ne s'attendait pas à ce qu'il le trahisse ! Il pensait qu'il était de notre bord, et il a brusquement découvert que ce n'était pas vrai ! C'est pour ça qu'il a perdu les pédales !
-Enfin, Harry, renchérit Hermione, c'est toi même qui nous répétait sans arrêt que tu ne lui faisait et ferait jamais confiance, c'est toi même qui nous a développé en long en large et en travers toutes les preuves de sa culpabilité et de celle de Malefoy ! Tu ne vas quand même pas retourner ta veste maintenant !
-Hermione a raison ! Tu les as oublié, tous les trucs que tu nous racontais ? Tout ce qu'il faisait à Sirius, les leçon d'occlumantie qui t'ouvraient l'esprit au lieu de le fermer, les battons qu'il nous a toujours flanqué dans les roues ? Et puis aussi – et c'est toi-même qui nous l'a raconté – le Serment Inviolable qu'il a fait à la mère de Malefoy, et l'aide qu'il lui a proposé à la fête de Noël de Slughorn ?
Rogue tourna brusquement la tête, stupéfait qu'ils soient au courant de tant de choses.
-Non, je n'ai pas oublié. Je n'ai pas non plus oublié tout ce qui c'est passé durant les six ans que nous avons passé en sa délicieuse compagnie, ni que c'est indirectement grâce à lui que j'ai faillis tuer quelqu'un sans le vouloir. Mais je n'ai pas oublié non plus qu'il a essayé de protéger la pierre philosophale alors que nous pensions qu'il voulait la voler, je n'ai pas oublié qu'il s'est arrangé pour que je reste sur mon balais lors de mon premier match de Quidditch, et, surtout, je n'ai pas oublié, Hermione, toutes les fois ou je me suis borné sur la déduction la plus évidente et la plus confortable d'un problème, parce que cela m'arrangeais bien, alors qu'en fait, c'était toi qui avait raison. Rogue restera toujours un assassin pour moi, ce sera toujours dans ma tête l'homme qui a tué Dumbledore et qui a vendu mes parents, qui a tenté de faire tuer mon parrain et Lupin, et, pour finir, je le considèrerais toujours comme un sale type. Mais en attendant, je n'ai pas l'intention de m'abaisser à son niveau en me débarrassant du problème sans chercher à aller plus loin ou a voir quelles conséquences cela pourrait avoir.
Il y eu un instant de profond silence, Ron et Hermione s'efforçant de digérer ce que Harry venait de leur dire, Rogue stupéfait de voir ce garçon qu'il détestait et qui le détestait prendre sa « défense ». Harry continuait de faire les cent pas dans la pièce. Ron prit une grande inspiration.
-Ahem... Euh... Je crois que je vais aller prévenir mes parents. C'est encore le meilleur moyen de s'assurer que tout l'Ordre du Phénix sera bientôt présent.
-Bonne idée, opina Harry, soulagé que quelqu'un fasse quelque chose qui approuve son idée.
-Attendez un peu, lança brusquement Rogue.
Tout le monde se tourna vers lui.
-J'avait dit à Queudver que je serais de retour avant 19 heures. Je ne suis jamais en retard. Si je ne suis pas de retour à l'Impasse du Tisseur avant cette période, il aura des soupçons.
-Queudver ? Vous voulez dire Peter Pettigrow ? Il est chez vous ?
-En effet. Sur ordre du Seigneur des Ténèbres.
Harry lâcha un sifflement.
-C'est sympa, ça, dites moi ! Les crapules ensembles ! Plus on est de fous plus on rit ! Et bien c'est super, on va pouvoir s'amuser ! Mmm... Voyons voyons...
Harry fit tournoyer sa baguette au dessus de sa tête. Un instant plus tard, un rouleau de parchemin, une plume et de l'encre stoppa devant lui. Il écrivit rapidement quelque chose, cacheta la lettre, la laissa bien en évidence sur la table, puis se tourna vers Rogue et lui décrocha le sortilège de l'Assurdiatto. Rogue poussa un grondement de rage, mais Harry n'en tint pas compte et se pencha vers ses amis.
-Voilà le plan : on fonce chez lui, on fouille partout, on prend tout ce qui peut-être intéressant, mais surtout, on ne dérange rien. Je vais envoyer une lettre à tes parents, Ron, pour qu'ils avertissent l'Ordre, et j'en ai laissé une ici pour Lupin. Le temps de prendre la cape de mon père, d'écrire une courte lettre et de le pétrifier, et on file. OK ?
Ron et Hermione hochèrent gravement la tête.

# Posté le samedi 23 décembre 2006 07:54

Modifié le samedi 23 décembre 2006 17:30

Le Titre du Dernier Tome de Harry Potter

Le Titre du Dernier Tome de Harry Potter
Sur la première page de ce blog j'avais mentionné le nom a la fin de l'article sur Harry, voilà que le titre est confirmé, pour preuve rendez vous sur le Site Officiel de J.K. Rowling version en anglais, en français la porte n'est pas encore dévérouillable.http://Harry-potter-62.skyblog.com

Alors une fois sur le site en anglais (cliquez sur mon lien ci-dessus pour un accès direct): http://Harry-potter-62.skyblog.com
1 - Cliquez sur la gomme portant un "?"http://Harry-potter-62.skyblog.com
Vous vous retrouvez donc devant la porte, la suite est à effectué dans l'ordre ennoncé ci dessous : http://Harry-potter-62.skyblog.com
2 - Cliquez sur le haut de la porte situé au fond du couloir dans le miroir. http://Harry-potter-62.skyblog.com
3 - Cliquez sur le haut de la grande porte. http://Harry-potter-62.skyblog.com
4 - Cliques sur le haut du miroir, au dessus de la porte de l'énnoncer (1). http://Harry-potter-62.skyblog.com
Maintenant que la décoration et installé, un peu de ménage s'impose : http://Harry-potter-62.skyblog.com
5 - Cliquez sur une toîle d'arraigner, normalement les 2 disparaisse, si ce n'est pas le cas, Cliquez sur la 2ème. http://Harry-potter-62.skyblog.com
Voilà le mènage est fait. http://Harry-potter-62.skyblog.com
6 - Cliquez sur le 4éme Carillon situé sur la fenêtre, celui ci se transforme en clée, il ne vous reste plus qu'à introduire la clée dans la serrure de la porte qui s'ouvre automatiquement. http://Harry-potter-62.skyblog.com
7 - Un pacquet cadeaux vous attend alors n'hesitez pas à cliquez dessus ainsi que sur se qu'il contient. http://Harry-potter-62.skyblog.com
8 - Vous voilà devant le petit jeu, je vous souhaite bonne chance.
http://Harry-potter-62.skyblog.com
Question a repondre par coms, avez vous reussi et trouver ?

# Posté le samedi 23 décembre 2006 09:04