Fan Fiction - Volume 7 - Le Triomphe du Coeur - Chapitre 1 .

Fan Fiction - Volume 7 - Le Triomphe du Coeur - Chapitre 1 .
Voilà un moment que j'attendais avec impatience,
Le premier chapitre d'une Fan Fiction du Tome 7 de Harry Potter intitulé "Harry Potter, Le triomphe du Coeur".

Remercions Adeline R***** alias Iris pour cette petite merveille (pas si petite que sa finalement) qui est digne d'une grande fan et d'une fabuleuse ecrivain, la 2éme J.K. Rowling en titre.
A même pas 18ans elle fini d'écrire sa fan fiction le 21 Juin 2006.

Composé de 30 chapitres dont un double (4 & 4²) ainsi qu'une introduction, des remerciements et un chapitrage.

Le vais vous les mettres dans l'ordre tel un livre.
N'hesiter pas à laisser vos commentaires :


Chapitre 0 - Introduction

Bon, je me lance !

Ma fan fic est très longue, ( plus de 330 pages word)
1 - Je l'ai écrite pour moi, donc si elle ne plait pas, je m'en fous, c'était pour ordonner un peu mes idées et mon imagination que je l'ai faite.
2 - si elle plait, tant mieux !
3 - Je doit vous dire que... Je suis du style JKR (sans arriver à un centième de sa cheville, cela va de soi) parce que j'aime beaucoup les détails, et il y a pas mal de descriptions chez moi.
4 - C'est une fan fic où il y a tout ce dont on parle dans le forum : beaucoup de psychologie des personnages, pas mal de rapprochement de couples... De l'action, aussi, mais j'avait tellement d'autres trucs à mettre que... Enfin, vous verrez !
5 - pour l'instant, il y a 16 chapitres de terminés et je suis entrain de faire le 17ème ; Je vous mets les 4 premiers, sachant que mes chapitres sont de plus en plus long, et que ceux du début sont, d'après moi, moins bons que ceux qui avancent dans l'histoire. A l'endroit où je suis dans l'écriture de ma fan fic, nous sommes le 5 mars, je compte aller jusque fin juin, plus un chapitre « épilogue, 10 ans après », qqch comme ça, donc il y a encore du boulot. Mon chapitre préféré doit être le 15, je pense.
6 - Bonne lecture !
Iris



Chapitre 1 - Le cauchemar de la Tante Pétunia

Harry inspira profondément la tiédeur de l'air. Il rouvrit les yeux pour se tourner vers ses amis Ron et Hermione. Comme Dumbledore avait eu raison, l'an dernier, en sortant du placard à balais plein d'araignées du jardin des Weasley et en lui disant qu'il avait besoin d'eux. Ils se sourirent tous les trois ; La promesse qu'ils venaient de lui faire en lui assurant qu'ils l'accompagneraient où qu'il aille avait en quelque sorte celé un pacte. Ils n'en avaient pas besoin pour être plus proches les uns des autres, mais quelque chose de différent planait désormais dans l'air, comme une quiétude dans l'atmosphère angoissée et affligée qui faisait marcher les gens avec lenteur, la tête baissé. Au loin, Harry regarda à nouveau la tombe blanche dont le reflet brillait sur l'eau. « Je serais à la hauteur, Dumbledore ; Nous y arriverons, je vous le promet », pensa-t-il. Il vit Ginny passer, seule, les yeux levés au ciel, ses cheveux ondulant dans son dos, et il préféra se retourner. Sans une parole, ils se mirent à marcher sans but précis, simplement conscient de l'ampleur de la tâche à accomplire, et de la chance qu'ils avaient d'être encore tous ensemble. La délégation ministérielle de Scrimgeour, Percy, Ombrage et quelques autres s'en alla, évitant soigneusement Graupe et Firenze. Toujours assise sur sa chaise, le professeur McGonagall pleurait à chaudes larmes, tandis que le professeur Flitwick essayait de la réconforter en lui tapotant le dos de la main. Hagrid aussi pleurait. Mme Maxime s'approcha doucement de lui et lui posa une main sur l'épaule, Graupe faisant de même de l'autre coté. Une demie heure plus tard, cependant, Hagrid s'était levé et s'occupait de préparer les Sombrals, les harnachant aux fiacres. Sous les ordres du minuscule professeur de sortilèges, les élèves rentrèrent lentement dans le château, pour prendre ou achever de préparer leurs bagages. Harry et Ron n'avaient pas encore préparés leurs malles. Dean, Seamus et Neville remontèrent en même temps qu'eux pour faire leurs valises, ce qui signifiait qu'ils allaient attraper toutes leurs affaires et les mettre en tas dans les malles. Harry agita sa baguette en marmonnant « faislamalle » et après avoir vérifié que l'expérimentation de ce sortilège n'avait pas omit de prendre des affaires en compte, il ferma la valise, ressortit la cage d'Hedwige de sous son lit et descendit dans la salle commune. Il y eu un instant de gène durant lequel personne ne dit mot, puis Neville serra la main des quatre garçons qui avaient partagé le même dortoir que lui durant six ans, et tout le monde l'imita. Il fallu presque vingt minutes à Harry et Ron pour réussir à sortir de la salle après avoir salué la quasi-intégralité des personnes de leur maison. Après un petit tour à la volière pour récupérer Coq et Hedwige, ils sortirent à nouveau dans le parc, où les adieux reprirent de plus belle avec leurs amis de Poufsouffle et de Serdaigle. Enfin, lorsque Luna eu terminé de dire au revoir à « Ronald » et qu'Ernie eu lâché la main de Harry qu'il agitait dans la sienne depuis bien deux minutes, que Hermione eux fini de pleurer en c½ur avec le professeur McGonagall et qu'ils eurent rattrapé Pattenrond qui s'était échappé de son panier, ils s'approchèrent tous les trois d'une des calèches. Ron sursauta alors brusquement et Hermione poussa un petit cri apeuré.
-Quoi ? demanda Harry.
-C'est quoi ces... Choses...bredouilla Hermione en regardant d'un air dégoûté les deux Sombrals qui tournèrent vers elle leurs yeux vides.
Ron aussi avait l'air un peu dégoûté et Harry comprit aussitôt.
-Oh, vous pouvez les voir, maintenant ?
-Voir quoi ? marmonna Ron. Qu'est ce que c'est que ces trucs ?
-Des Sombrals. C'est un peu étrange, non ? répondit-il- simplement.
-Des Sombrals, mais... qui a-t-on vu mourir ? s'interrogea Ron
-Le Mangemort qui s'appelait Gibbon, rappela Hermione. On l'a juste vu de loin, mais on l'a vu quand même. Et puis, nous avons vu le corps de Dumbledore, murmura-t-elle.
Harry grimpa dans la calèche, suivit par Ron et Hermione qui firent un grand détour devant les chevaux noirs.
-Et dire qu'on est monté dessus, marmonna Ron.
Quelques minutes plus tard, ils trimbalèrent leurs bagages dans un compartiment vide du train. Avec la petite centaine d'élèves qui étaient partis avant l'enterrement, le train semblait beaucoup moins plein et ni Ron, ni Hermione, ni aucun autre préfet n'alla dans le wagon qui leur était réservé. En revanche, moins d'un quart d'heure après, alors qu'ils regardaient disparaître le vieux château de Poudlard au loin, ils eurent la bonne surprise de voir la porte de leur compartiment s'ouvrir sur un visage aussi connu qu'inhabituel ici.
-Salut, Hermione, hello, Ron et Harry !
-Oh, bonjour, Tonks ! Qu'est ce que tu fait ici ? Tu n'es pas à Pré-au-Lard ?
-Je devrait y être, mais les Aurors de sécurité n'ont aucune raison d'y rester si il n'y a plus aucun élève au château. Dawlish et Fiertalon vont tout de même rester pour l'été, mais moi et Savage avons reçu l'ordre d'accompagner les élèves dans le train. Et tant qu'il n'y a pas de problème, je ne vois pas pourquoi je n'aurais pas le droit de profiter un peu de l'existence des sièges ! Au fait, vous deux, vous n'êtes pas sensés aller dans le wagon des préfets ?
Ron haussa les épaules.
-Ouais, sourit à demi Tonks, je vous comprend. Moi aussi, je devrais patrouiller dans le couloir, mais bon... Ce n'est pas tous les jours que j'ai le droit de reprendre le Poudlard Express !
Elle s'assit à coté d'Hermione, en face des garçons.
-Alors, quoi de neuf ? Vous tenez le coup ? murmura-t-elle à voix plus basse.
Ils échangèrent des regards graves.
-Oui... Moi aussi, ça m'a fait bizarre, de le voir partir... dit-elle.
Ils n'avaient pas eu besoin de mots pour se comprendre.
-Et toi ? Ça va ? Tu as meilleure mine, remarqua Hermione.
-Oh... je... Disons qu'un deuxième choc m'a remit en place les idées que le premier m'avait chamboulé, dit-elle avec humour.
Ils eurent tout les quatre un petit rire.
-Et... Lupin ? Lui aussi a eu un choc ? demanda malicieusement Harry.
Tonks rougit et baissa les yeux.
-Oh... Je ne crois pas, tu sais. Ce cher Remus est toujours aussi fidèle à lui-même, toujours aussi réaliste, raisonnable, et désespérément stupide. Mais bon...
Harry, Ron et Hermione se remirent à rire et Tonks se força à les imiter avant qu'Hermione ne change judicieusement de conversation ; Le voyage se passa ainsi en bavardages et batailles explosives sans le moindre incident. Arrivé près de la gare King Cross, Tonks dû leur dire au revoir et partir aider son collègue à assurer la sécurité. Ils se changèrent, prirent leurs valises et sautèrent du train dés qu'il s'arrêta. La famille Weasley était naturellement déjà là, même si Fleur et Bill étaient restés au Terrier – Bill avait encore besoin de repos. Harry repassa la barrière qui menait au monde moldu, suivit par Ron et Hermione. De loin, Harry vit son oncle qui l'attendait un peu plus loin.
-Harry, mon chéri, si tu veux, nous pourrions peut-être te faire venir directement à la maison ? proposa Mme Weasley en regardant l'Oncle Vernon du coin de l'½il.
-C'est gentil, Mme Weasley, mais Dumbledore voulait que je retourne une dernière fois chez mon oncle et ma tante, avant mon anniversaire. Je ne vais pas rester très longtemps chez eux, peut-être huit ou dix jours, pas plus... Mais il faut que j'y aille.
-Et je vais avec lui, maman, ajouta Ron d'un ton grave.
Mme Weasley le regarda avec surprise et son mari fronça les sourcils.
-Pourquoi donc, Ron ? Je... euh... Je doute fortement que ces... gens... soient ravis de profiter de ta compagnie... fit-il remarquer.
-Je sais, papa, mais j'ai promis à Harry.
-Et moi aussi, Mr Weasley, ajouta Hermione.
-Non, pas toi, Hermione, coupa Harry.
-Quoi ? Mais... Pourquoi ça ? Moi aussi, je t'ai dit que je viendrais, Harry, il n'est pas question que je reste en arrière ! S'enflamma aussitôt Hermione,
-Je sais, Hermione, dit Harry d'un ton apaisant, et ce n'est pas pour t'écarter que je dis ça, mais regarde les choses en face : Tu n'as pas vu tes parents depuis six mois et l'été dernier, tu as seulement passé deux semaines avec eux. Ron, lui, va retourner dans sa famille dans quelques jours. Toi, si tu viens maintenant avec nous, tu verra pas du tout la tienne et par les temps qui courent, je préfèrerais sincèrement que tu passe un peu de temps avec tes parents. Et toi aussi, tu en as envie, j'en suis sûr.
Hermione baissa les yeux. Elle se retourna vers ses parents qui la cherchaient du regard dans la masse d'élèves.
-D'accord, marmonna-t-elle. Alors, quand est-ce qu'on se retrouve ?
-Bah, dit Ron, on a qu'a dire dans deux ou trois semaines. Ce ne serait pas mal, nous sommes le quinze juin.
Harry et les parents de Ron approuvèrent d'un signe de tête.
-Bon, soupira Hermione en refoulant ses larmes, alors, à dans quelques semaines...
-Oui, à dans trois semaines, Hermione, dit doucement Harry.
-Ouais... Ne te fais pas de bile, tout ira bien, ajouta Ron.
-Au revoir, Hermione, à très bientôt, assura Mme Weasley en lui faisant une double bise. Amuse-toi bien !
-Oui... Merci, répondit-elle sans conviction.
Elle leur fit un petit signe hésitant de la main puis partit dans la direction de ses parents, poussant son chariot avec sa malle et son chat devant elle.
-Au revoir, les garçons, ajouta Mme Weasley en embrassant son fils et Harry. Surtout, soit bien poli, Ron.
-Oui, maman, répondit Ron avec lassitude.
-Au revoir, Mme Weasley, dit Harry.
Il serra la main de Mr Weasley, tandis que Ron faisait un signe d'adieu de la main à Ginny qui arrivait seulement au loin. Harry s'approcha de son oncle qui le reçu avec son amabilité habituelle.
-Qu'est ce qu'il fait là, lui ? gronda-t-il avec la courtoisie d'un ours.
-Bonjour à vous aussi, Monsieur, enchanté, répondit ironiquement Ron, visiblement décidé à mettre en pratique les ordres de sa mère.
-Il viens avec moi, expliqua Harry.
-QUOI ?! Beugla l'Oncle Vernon prenant une couleur prune bien connue. Il n'en est pas question ! Je te prends sous mon toit pour l'été, c'est déjà bien suffisant ! Je ne tolèrerais pas que tu invites des gens comme... comme toi – il appuya lourdement sur le mot – dans mon foyer ! C'est déjà bien assez que tu ailles dans cette école de zigoto et qu'un vieux fou s'amène à l'improviste pour se permettre de nous faire la morale à coup de verre, alors je...
-Ça suffit, coupa sèchement Harry. Le vieux fou est mort, alors un peu de respect. Et maintenant, rentrons. Ne t'inquiète pas de Ron, il s'habillera comme un moldu et, sois tranquille, nous aurons disparu de ta vie dans moins de dix jours. Je ne serais pas revenu ici si le vieux fou ne m'en avait pas donné l'ordre, et je ne reviendrais sûrement plus jamais après, alors épargne ta salive et partons d'ici.
L'assurance de Harry paru clouer l'Oncle Vernon sur place et c'est sans le moindre mot qu'ils rentrèrent tous les trois au 4, Privet Drive, Little Whinging. Lorsque la Tante Pétunia vit Harry, elle laissa comme d'ordinaire échapper une exclamation dédaigneuse mais ce ne fut rien en comparaison du hurlement d'horreur qu'elle poussa en constatant que l'Oncle Vernon et Harry n'était pas seuls et que l'un des garçons qui avaient fait poussé la langue de Dudley d'un mètre et arraché un pan entier de mur à l'aide d'une voiture volante venait de rentrer dans sa maison.
-Bonjour, madame Dursley, dit aimablement Ron avant de suivre Harry dans l'escalier.
Harry vit la porte de la chambre de Dudley s'ouvrir légèrement et il adressa un grand sourire à son cousin qui poussa un glapissement de terreur en voyant Ron lui faire un petit signe de la main, une expression machiavélique sur le visage. Pouffant de rire, ils déposèrent leurs affaires dans la chambre de Harry et dans celle qui servait habituellement à héberger la Tante Marge. Une demie-heure plus tard, ayant fini de ranger leurs valises, ils redescendirent pour aider à préparer le dîner, ce qui se résuma à se retenir de rire en voyant les regards épouvantés de la Tante Pétunia. Dudley ne parut que très brièvement au repas et s'empressa de remonter dans sa chambre sitôt qu'il eu avalé son dessert. Ron s'intéressa beaucoup au four micro-onde et à la télévision mais lui et Harry jugèrent rapidement préférable de remonter à leur tour. Dans le train, Harry avait acheté une énorme quantité de bonbons qu'il avait partagé équitablement entre eux quatre. Il leur restait plus de la moitié chacun. Ils passèrent donc la soirée à jouer à la bataille explosive en avalant baguettes réglisses sur fondants du chaudron, s'efforçant de ne pas penser à quelque chose de sérieux. Harry et Ron firent de même pendant à peu près toute la semaine ; Harry fit grosso modo visiter la petite ville à Ron, l'emmena au cinéma – Ron trouva le Pop-corn absolument délicieux et le monde moldu remonta légèrement dans son estime lorsqu'il eu comprit le mécanisme des revolvers des films policiers – et ils ne purent résister à faire tourner Dudley en bourrique en se plaçant bien en évidence sur son chemin à chaque fois qu'il se promenait avec sa bande de petits voyous. Dudley perdait à chaque fois la face devant eux deux qui ne se privaient pas de faire tournoyer leurs baguettes dans leur mains en sifflotant. Au cour d'une soirée mémorable, ils convainquirent Dudley de jouer avec eux à la bataille explosive et lui firent goûter des dragées surprise de Bertie Crochu. Le fou rire fut garantit lorsque l'explosion du jeu de carte de Dudley lui fit avaler son bonbon au goût de poubelle. Enfin, douze jours après leur arrivée, Ron et Harry décidèrent de partir, au grand soulagement de toute la famille Dursley. Ils refirent leurs valises, descendirent dans le salon pour dire au revoir à l'Oncle Vernon, la Tante Pétunia et Dudley et sortirent dans la nuit tombante. Ron sortit sa baguette et fit très soudainement un grand geste avec ; l'instant d'après, le Magicobus s'arrêtait dans un grand fracas devant eux deux. Le voyage fut tout aussi inconfortable mais bien plus morose que d'habitude du fait de l'absence de Stan Rocade, toujours emprisonné sous un prétexte fallacieux. Le Magicobus les emporta jusqu'au village de Loutry St-Chaspoule où ils continuèrent à pied, Ron transportant leurs bagages devant lui avec sa baguette. Vers dix heures et demi, enfin, ils frappèrent à la porte de la maison biscornue de Ron et Mme Weasley leur ouvrit en poussant un grand cri de joie. La troisième semaine de leurs vacances fut naturellement beaucoup plus agréable que la première, même si Harry s'estimait plus chanceux que d'habitude : il n'avait jamais passé aussi peu de temps en compagnie des Dursley et la présence de Ron avait rendu l'atmosphère nettement plus agréable.
La quatrième semaine fut encore plus sympathique car Hermione les rejoignit comme prévu, visiblement heureuse d'avoir suivit le conseil de Harry. Mme Weasley semblait particulièrement nerveuse ; les préparatifs du mariage étaient déjà terminés, mais la décoration de grange aménagée à la manière d'une immense salle de bal l'occupa tout de même ainsi que Ginny et Hermione jusqu'à une date avancée du mois. Fleur et Bill semblaient plus heureux que jamais. Les plaies de Bill étaient légèrement atténuées, mais elles avaient surtout cessé de saigner aussi paraissait-il en bien meilleure forme. D'autre part, la pleine lune du vingt-deux juillet leur permit de vérifier que Bill n'était décidément pas devenu un loup-garou à part entière. Tonks faisait fréquemment de petites visites au Terrier. Elle avait beaucoup de travail mais aimait bien l'ambiance de la maisonnée et appréciait beaucoup Hermione et Ginny. Souvent, elles passaient quelques temps ensemble à rire à perdre haleine sans que qui que ce soit ne comprenne pourquoi. Harry était content de la voir transplanner ainsi à l'improviste dans le jardin ; La jeune femme avait presque retrouvé la joie de vivre qu'il lui connaissait en cinquième année, tout en paraissant plus mûre, plus sérieuse. Elle avait reprit quelques kilos et ses cheveux restaient résolument rose vif, même si elle parvenait à nouveau à leur faire changer de coiffure en quelques instants. Lupin, quand à lui, ne paru pas de tout le temps où les garçons furent là et Mr Weasley leur apprit qu'il était juste passé très rapidement le lendemain de l'arrivée du Poudlard Express. Quelques autres membres étaient déjà venus en coup de vent pour demander quelles tenues ils devaient mettre pour le mariage, ce qui avait pour effet de rendre Mme Weasley encore plus nerveuse. Enfin, à la fin du mois de juillet, l'événement tant attendu ou tant redouté de tous les membres de la grande famille Weasley (qui s'était vue augmentée par les parents de Fleur et de la petite Gabrielle qui arriva la veille du mariage de sa s½ur et piailla durant toute la soirée aux oreilles de Harry qu'elle allait rentrer à l'école française de magie en septembre) se profila à l'horizon.

Ps : Pour avoir la suite plus rapidement, il faut le mériter, donc j'imagine que vous devinez se qu'il vous reste à faire.

*Le Forum Du Blog*

# Posté le vendredi 22 décembre 2006 10:32

Modifié le mercredi 27 décembre 2006 07:27

Fan Fiction - Volume 7 - Le Triomphe du Coeur - Chapitre 2 .

Fan Fiction - Volume 7 - Le Triomphe du Coeur - Chapitre 2 .
Exceptionnellement, pour le 1er jour du blog, je vais rajouter quelques chapitres...

Chapitre 2 - Le mariage

La fête battait son plein ; Fred et George avaient allumés tous leurs stock de feufous fuseboum, qu'ils avaient améliorés d'un sortilège de lévitation afin qu'ils n'incommodent pas les personnes en dessous de 2 mètres 50. Bill et Fleur, enlacés prés d'une table, se souriaient mutuellement, Gabrielle gambadant prés d'eux ; Mme Weasley s'essuyait les yeux tandis que son mari lui caressait les cheveux, un sourire ému sur le visage. Charlie – pour l'occasion le témoin de Bill - dansait sur un air de rock avec une Ginny particulièrement resplendissante dans sa longue robe dorée (Harry avait beaucoup de mal à la lâcher des yeux) et Fred et George rugissaient de rire en compagnie de Lee Jordan, leur vieil ami de toujours qu'ils n'avaient pas revu depuis plus d'un an et qu'ils envisageaient sérieusement d'embaucher pour lui confier la responsabilité du magasin Zonko qu'ils avaient toujours bien envie d'acheter. Hermione, elle aussi très en beauté, se chamaillait avec Ron (il la taquinait sur le bouquet de mariée qu'elle avait littéralement reçu en pleine figure) ; Un peu plus loin, Tonks (que Molly avait exceptionnellement persuadée de mettre une petite jupe bleue nuit style tango), une flûte de champagne à demi pleine à la main, les yeux perdus dans le vague, paraissait étrangement seule, comme étrangère à cette ambiance joyeuse. Harry l'observa. Se mordant les lèvres, il scruta la salle des yeux, et trouva enfin Remus Lupin assis à l'autre bout dans un fauteuil ; Il était arrivé le matin même complètement à l'improviste au Terrier, deux heures avant la cérémonie, croyant que le mariage était déjà passé et désolé de ne pas avoir pu y assisté. En le voyant, Mme Weasley l'avait pratiquement jeté dans la douche et lui avait fait enfiler en quatrième vitesse des vêtements de Charlie, qui, quoiqu'un peu larges, lui donnait l'air singulièrement moins misérable qu'à l'ordinaire ; son sourire ensommeillé trahissait tout à la fois la joie contagieuse de la petite foule et sa fatigue due à la récente pleine Lune. Harry regarda à nouveau Tonks dont les yeux brillaient plus que la normale ; Se décidant brusquement, il traversa la salle à grands pas.
- Bonsoir professeur, lançât-il en se laissant tomber dans le fauteuil en face de Lupin.
- Mmm ? Oh, bonsoir, Harry, s'exclama-t-il joyeusement en souriant de plus belle. Belle soirée, n'est-ce pas ? Heureusement que je me suis trompé dans les dates, j'aurais été déçu de rater ça ! Je n'ai assisté qu'à un seul mariage de toute ma vie, celui de tes parents ; Il lui ressemble beaucoup. Je veux dire, ajouta-t-il précipitamment, la fête est tout aussi réussie.
Harry esquissa un sourire.
-Oui, vous avez raison, c'est une très belle fête. Et puis, c'est agréable de voir le triomphe des gens sur Voldemort. Après tout, ajouta-t-il en réponse au regard surpris de Lupin, la seule arme qu'il n'ait jamais possédé, c'est l'amour.
Harry but une gorgée de champagne. Lupin avait détourné la tête, l'air un peu gêné. Harry enfonça le clou.
-... L'amour familial, l'amitié, mais surtout l'amour d'un mari et d'une femme, comme Bill et Fleur aujourd'hui ; C'est bête que tout le monde ne comprenne pas ça...
Lupin avait l'air de plus en plus gêné. Harry but une autre gorgée de champagne puis continua à parler d'un ton dégagé.
-Il y en a qui passent leur temps à se fuir, se disputer ou se comporter comme s'ils étaient simplement amis, alors qu'en fait, ils ont besoin l'un de l'autre et se font souffrir mutuellement... Juste par peur...
Son attention s'attarda sur Ron et Hermione toujours en train de se disputer au bout de la pièce, ainsi que sur Tonks, seule et triste dans un coin d'ombre, puis il adressa un bref regard perçant à Lupin. Celui-ci paraissait désormais extrêmement mal à l'aise et s'était tassé petit à petit dans son siège au fur et à mesure que Harry parlait. Il jeta à son tour un regard machinal à Tonks avant de baisser la tête comme s'il était soudain fasciné par le plancher. Harry se retint de rire.
-C'est curieux, professeur, mais vous n'avez pas l'air très à votre aise ?...
-Qu-Quoi ? Je ... Enfin, je veux dire...
-...Que vous savez très bien de quoi, et surtout de qui, je parle, n'est-ce pas ?
Lupin resta quelques instants silencieux, puis lâcha d'une voix un peu plus résolue :
-Ecoute, Harry, je sais que vous avez tous l'air de vous être passé le mot, mais entre Tonks et moi, ce n'est pas possible. Je... Enfin regarde, j'ai bientôt 39 ans et elle à peine 24, je me transforme en monstre sanguinaire une fois par mois et je suis toujours en train de courir après un travail – et après l'argent par la même occasion ! Entre nous c'est... tout simplement impossible ! Je ne peux pas avoir de vie de famille, c'est tout ! Tonks est jeune, ça lui passera... c'est une simple question de temps...
Son regard était devenu lointain, voilé de tristesse. Harry le regarda avec un mélange d'exaspération et d'amusement. Ses soupçons se confirmaient.
-La vérité, professeur, ce n'est pas que vous pensez que c'est une simple passe dans la vie de Tonks, c'est que vous êtes terrifié à l'idée que ce soit vrai ! Vous mourrez de trouille à l'idée que si vous sortiez avec elle, ce pourrait être elle qui vous laisse tomber ! Et comme vous persister à vous considérer comme quelqu'un de résolument infréquentable, vous pensez que c'est forcément ce qui va arriver. Enfin, bon sang de bon soir, vous ne comprenez donc pas que vous êtes quelqu'un de bien, un homme bourré de qualités et pas seulement un loup-garou ? Vous semblez résolut à ne voir de vous que le coté « monstre » de votre vie, alors que c'est précisément ce coté dont Tonks se contre-fiche ! La preuve, elle vous l'a dit des dizaines de fois !
Un long silence. Lupin avait l'air parfaitement réveillé, cette fois-ci. Enfin, il paru se décider à dire quelque chose.
-Harry, vous est-il venus à l'idée que je pourrait ne pas aimer Tonks autrement qu'en ami ?
Harry eut un petit rire. Non seulement Lupin voulait lui faire avaler cette énormité, mais en plus, il était si troublé qu'il l'avait vouvoyé.
-Excusez-moi, professeur, mais vous êtes à peu prés aussi bon menteur que moi bon occlumen, c'est à dire que vous êtes très mauvais. Osez me dire que je me trompe et je suis sûr que votre nez s'allongera tout seul.
Lupin ne put s'empêcher de rire à son tour, d'un petit rire d'excuse de collégien prit en faute.
-Vous savez que vous lui faites beaucoup de peine ?
Lupin cessa instantanément de rire. Il regarda fixement Tonks. Il avait toujours l'air d'un gamin un peu perdu.
-Mais aussi... Je le lui ai répété des dizaines de fois... que ça ne pouvait pas marcher entre nous... qu'il y avait des dizaines d'autres hommes certainement mieux pour elle que moi... Elle à tout pour elle... Qu'est ce qu'elle irait faire avec quelqu'un comme moi ?... Je lui ai dit qu'il ne fallait pas qu'elle reste comme ça, à attendre que je change d'avis... C'est un peu sa faute...
-Vous dites ça pour vous sentir moins coupable. D'ailleurs, je me permet de vous rappeler que vous aviez l'air tout à fait d'accord avec moi, le jour de l'enterrement de Dumbledore... Non ?
Lupin rosit légèrement.
-Quand vous lui teniez la mains... rappela négligemment Harry.
Cette fois, Lupin vira quasiment au même rose que les cheveux de Tonks.
-Simplement en amis... marmonna-t-il sans croiser le regard de Harry qui soupira profondément.
-Vous voulez que je vous dise un truc ? Je n'ai rencontré que deux personnes qui soient aussi bêtes que vous dans ce domaine.
Lupin adressa un sourire incertain à Harry.
-Merci du compliment... et qui sont les deux autres heureux élus ?
Harry eu un sourire. Non loin d'eux, Ron et Hermione se chamaillaient toujours en ronchonnant et en gesticulant.
-Mes deux meilleurs amis, pour mon plus grand malheur ! Cela fait six ans qu'ils persistent à vouloir faire croire au monde entier, et surtout à eux même, qu'ils ont beaucoup de mal à se supporter alors qu'en fait, ils s'adorent.
-Ron et Hermione ?
-Bien sur ! Qui d'autre ?
Ce fut au tour de Lupin de sourire narquoisement.
-Hum... Je me disait que les noms de Harry Potter et Ginny Weasley rentreraient peut-être dans la conversation...
Harry sourit, amusé et nostalgique en même temps.
-Tout le monde est donc déjà au courant ?
-Non, mais j'ai entendu Ron en parler à sa s½ur, à l'église.
-Dans ce cas, il faut que vous sachiez que moi, si j'ai dit à Ginny que nous ne pouvions pas rester ensemble, c'est parce que je sais – et cela, il est vrai, me terrifie – que si Voldemort l'apprend, il se servira d'elle comme d'un vulgaire appât pour m'atteindre – ce qui ne dépend pas de moi, je ne peux rien y faire. Alors que vous, vous reculez parce que vous avez peur de ce qui pourrait arriver entre vous et Tonks si jamais vous étiez franc avec vous-même. C'est complètement différent.
Lupin le regarda comme s'il se retenait furieusement pour ne pas lui demander « Tu crois ? ». Harry tenta une nouvelle approche.
-Vous détestez être un loup-garou, n'est-ce pas ? C'est même votre plus grande crainte, si on en juge par votre épouvantard...
Autre long silence. Puis, d'une voix sans timbre, il murmura
-... Personne ne peut s'imaginer à quel point je déteste ça...
-Alors un bon conseil, professeur : conduisez vous en homme.
Lupin se retourna brusquement, suffoqué par ce que venait de lui dire Harry.
-Quoi ?!?
-Vous avez parfaitement bien entendu. Il serait temps d'ouvrir les yeux et d'arrêter de fuir ou de se cacher derrière l'excuse du loup-garou raisonnable. Imaginez un peu que demain, vous vous fassiez descendre, ce qui est tout à fait possible par les temps qui courent. Comment croyez-vous que Tonks réagirait ? Comment pourrait-elle se remettre à vivre normalement alors qu'il lui faudrait rester dans l'incertitude sur les sentiments que vous aviez pour elle ? Ou pire, imaginez que ce soit elle qui se fasse descendre... Dans quel état passerait-vous le reste de votre vie, en vous sentant responsable de sa tristesse et en vous reprochant de ne pas l'avoir rendue heureuse ? C'est à ça qu'il faut que vous pensiez. Même si Voldemort n'était pas revenu, il pourrait ce passer la même chose si Tonks glissait en sortant de sa baignoire ou si vous vous faisiez écraser par un chauffard du dimanche. Maintenant, vous faites ce que vous voulez, c'est vous qui voyez. Mais n'oubliez pas : faire ce qu'on veut ne veut pas dire faire ce qu'on se dit qu'on devrait faire. Et de même qu'il est souvent plus dur d'affronter ses amis que ses ennemis, le courage passe aussi par la franchise et l'acceptation de soi-même.
Harry regarda longuement Lupin ; il fixait sans le voir le mur devant lui, très pâle. Harry se retourna et agita sa baguette en direction d'une table de buffet – aussitôt, un verre de whisky pur feu vola dans leur direction. Harry posa le verre à coté de Lupin et se leva en disant simplement :
-Je pense que vous allez avoir besoin de ça.
Sans cesser de fixer le mur blanc, Lupin attrapa le verre et le vida d'un trait. Harry s'en alla en se mordant les lèvres pour ne pas éclater de rire. Il avait parlé à la fois avec dureté et compréhension, avec sérieux et sincérité, mais il ne pouvait s'empêcher de rire en voyant à quel point son ancien professeur, si sage et si cultivé, pouvait se montrer stupide à ce sujet. Harry repensa à cet air de gamin pris en faute de Lupin et au brusque sérieux de Tonks après l'affaire du ministère, 13 ou 14 mois plus tôt, et il songea que, vraiment, les arguments de Lupin à propos de leur différence d'âge ne tenaient pas debout...
Moins d'un quart d'heure après, alors qu'une valse lente s'élevait dans l'air pour le plus grand bonheur des personnes de la génération précédente, Harry vit Lupin se lever soudainement et se diriger droit vers Tonks dont il effleura l'épaule. Tonks se retourna et ne pu dissimuler un sursaut d'étonnement. De loin, Harry vit Lupin s'éclaircir la gorge, puis lui demander quelque chose d'un air timide. Tonks, visiblement prise de cour, hocha brièvement la tête posa son verre en esquissant un sourire incertain. A son tour, Lupin lui sourit doucement, une joie profonde apparaissant sur son visage. Tout deux se dirigèrent vers le centre de la pièce avec un même air intimidé, puis, simplement, ils commencèrent à danser sur la musique, sans un mot, tournoyant de plus en plus vite, simplement heureux. A l'autre bout de la salle, Harry riait tout seul en les voyant ainsi danser avec brio ; il n'était d'ailleurs pas le seul : Mme Weasley semblait enchantée, Mr Weasley souriait d'approbation et tous les membres de l'Ordre présents dans la salle échangeaient des sourires complices.
-Compliments ! Je ne sais pas ce que tu lui as dit, mais en tout cas, c'est une réussite! lança une voix joyeuse.
Ginny venait de le rejoindre.
-Ah, euh, oui, mais je n'ai pas fait grand chose...
-Tu parles ! Je t'ai vu parler à Lupin pendant au moins 20 minutes !
Et il faut bien que tu lui ais dit quelque chose de spécial pour obtenir un résultat pareil !
Harry les regarda une nouvelle fois. Tonks avait la tête appuyée contre l'épaule de Remus, qui la serrait tout contre lui. Ginny posa elle aussi sa tête contre son épaule. Harry soupira profondément. Sa résolution lui pesait un peu plus à chaque instant.
-Euh...Ginny... Tu sais, je ne suis pas très bon danseur, mais... Je suppose que ce n'est pas parce que l'on danse une fois ou deux ensemble lors d'une soirée qu'on sort forcément ensemble, tu ne crois pas ?...
Ginny le regarda en souriant d'un air ravi.
-Oh, bien sûr que non...
Ils se mirent à rire, saisissant parfaitement à quel point l'autre avait attendue cette question/réponse. Harry s'inclina majestueusement devant sa cavalière, lui présenta cérémonieusement le bras, puis, pouffant tout deux de rire, ils commencèrent à danser joyeusement. Tout en tournant en rythme, Harry aperçut Ron, au loin, qui entraînait une Hermione confuse et rougissante sur la piste de danse.
-Vision hallucinante à bâbord, regarde, le monde est en train de s'écrouler ! ironisa Harry ; Ginny tourna la tête un instant, ils échangèrent un regard ahuri puis éclatèrent de rire en c½ur.
-Oh, tu exagères, ils sont tellement mignons, pour une fois qu'Hermione ne joue pas les petits prof et que Ron montre un peu d'autorité !
-Bah, tout le monde sais qu'ils finirons ensemble !
-Oui, tout le monde sauf eux !
Nouvel éclat de rire.
La valse se termina. Harry et Ginny rejoignirent les cotés de la salle ; Le début d'un rock endiablé raisonna. Ron et Hermione les rejoignirent prés de la table. Evitant soigneusement les uns les autres de parler des « visions ahurissantes » ou d'une certaine résolution, ils commencèrent à parler de tout et de rien, lorsqu'une rumeur puis bientôt une clameur résonna d'un coin de la salle, montant d'un cercle de personnes. Harry, Ron, Hermione et Ginny échangèrent des regards surpris puis se dépêchèrent d'aller voir : ils découvrirent alors, comble de stupeur, Lupin et Tonks dansant à un rythme de virtuose sur le rock qui s'égrenait furieusement. Apparemment, ils étaient tout deux de fins connaisseurs de Rock'n'roll car les figures glissées et acrobatiques s'enchaînaient en même temps que les pas sautés et les passades multiples. Les spectateur se mirent à frapper dans leurs mains ; à la fin du rock, le DJ en enclencha un deuxième sans que le couple prodige ne paraisse s'en apercevoir. Par une figure particulièrement remarquable, Remus fit passer Tonks dans son dos à l'horizontale, sous les hurlements du public ; Enfin, la musique ralentie, puis s'arrêta. Un tonnerre d'acclamations et de sifflements de joie retentirent. Lupin et Tonks, écroulés de rire et de fatigue tout à la fois, rouges de joie et d'essoufflement, hilares, se dirigèrent vers le buffet sous les applaudissements. Et pendant tout le reste de la soirée, sous les regards brillants de satisfaction d'une bonne moitié des invités, ils continuèrent à danser ensemble, enfin heureux...

# Posté le vendredi 22 décembre 2006 12:15

Fan Fiction - Volume 7 - Le Triomphe du Coeur - Chapitre 3 .

Fan Fiction - Volume 7 - Le Triomphe du Coeur - Chapitre 3 .
Chapitre 3 - Lendemains de fête

Bill et Fleur s'étant mariés le 27 juillet, Harry devait encore attendre quelques jours pour être majeur et avoir le droit de faire de la magie. Le jour même de son anniversaire, il devait passer son examen de transplanage en compagnie de Ron - tout deux commençaient d'ailleurs à devenir un peu nerveux maintenant que le mariage était passé. Harry se réveilla au Terrier le lendemain – ou plus exactement, le jour même, puisqu'ils s'étaient couchés vers 4h du matin – à 11 heures en ayant l'impression d'avoir dormi dix minutes. Ron dormait toujours profondément. Harry s'étira, s'habilla à tâtons dans le noir, puis descendit manger tandis qu'un magnifique soleil l'accueillait ce lundi par les fenêtres de la salle à manger.
-Oh, bonjour Harry, mon chéri ! Tu as bien dormi ? Viens là, tu vas manger quelques toasts en attendant le déjeuner. Grand dieux, tu es tellement maigre ! Tu ne manges donc rien, à l'école ?
-Merci, Mme Weasley, dit Harry en attrapant un morceau de pain beurré. Personne n'est encore levé ?
-Oh, si, tu penses bien ! Arthur est déjà retourné travailler et Fred et Georges se sont levés il y a une heure ; ils sont dans le jardin avec Lee. Hermione aussi est levée, je crois qu'elle est avec eux. Quant à Tonks et Remus, ils sont tous les deux rentrés chez eux hier – ou plutôt, ce matin.
-Lupin est au square Grimmaurd ?
-Oui, il me semble. Je lui ai bien proposé de venir dormir à la maison, mais il n'a pas voulu.
-Et Tonks est...
-... Retournée à Pré-au-Lard, oui.
Mme Weasley poussa un profond soupir puis se mit à grommeler.
-Ces deux là, alors...
Ron et Ginny ne tardèrent pas à se lever. A 13 heures, tout le monde rentra pour un petit déjeuner copieux et apprécié à sa juste valeur, puis tous les jeunes partirent dans le jardin, armés de balais et d'une boite de balles pour jouer au quidditch, Harry et Charlie aux postes d'attrapeurs/poursuiveurs, Fred et Georges comme batteurs, Ron et Lee en temps que gardiens/ poursuiveurs et Hermione et Ginny comme poursuiveurs. Malgré la présence d'Hermione, ce fut l'équipe de Harry, Ron et Georges qui remporta la victoire, notamment grâce aux prouesse du gardien et de l'attrapeur.
Les deux ou trois jours suivant se passèrent dans cette ambiance détendue ; Charlie, qui avait pris quinze jours de congé, devait repartir le 4 août. Bill et Fleur s'étaient installés dans leur petit appartement, et mis à part quelques passages éclairs de Mr Weasley, Lupin, Kingsley Schaklebolt et Tonks, rien ne vint perturber l'insouciance apparente. Au matin de son anniversaire, Harry et Ron se levèrent de bonne heure. Ron avait pris la délicate teinte verdâtre qui le caractérisait les jours d'examens et Harry avait le visage fermé en pensant à ce qu'il lui faudrait faire dés le lendemain... Il avait beaucoup réfléchit pendant les rares moments de solitude dont il avait put profiter ce mois-ci et il avait hâte d'en discuter sérieusement avec Ron et Hermione. Il leur avait été catégoriquement impossible d'en parler au Terrier, d'abord parce qu'ils étaient toujours accompagnés soit par Ginny, soit par Fred et Georges, soit par Charlie ou encore quelqu'un d'autre, ensuite parce que Harry avait préféré demander à Ron de ne pas dire à ses parents qu'ils allaient partir dés qu'ils auraient leurs permis de transplanner. Harry s'était sentit mal à l'aise à l'idée de cacher quelque chose d'aussi important aux parents de Ron, mais il ne pouvait supporter – et Ron et Hermione étaient d'accord avec lui – d'inquiéter encore d'avantage Mme Weasley ou de risquer les assauts de questions de tout le monde sur ce qu'ils allaient faire et sur ce qu'ils savaient de plus que l'Ordre. Après une fête d'anniversaire plutôt morose malgré les efforts de Mme Weasley pour mettre de l'ambiance, (Harry reçu un foultitude de paquets dont une montre quasiment semblable à celle de Ron, un jeu d'échec version sorcier particulièrement magnifique, une énorme boite de bonbons et un phonographe portable avec une collection de disques), Harry et Ron partirent dans un tourbillon de flammes vertes en direction ministère de la magie. A 15 heure, l'examen commença mais ce ne fut pas très long : tout deux obtinrent leur permis sans encombre, au grand soulagement de Ron qui voulu immédiatement rentrer grâce à ce nouveau mode de déplacement. On les avertit cependant à son grand désappointement qu'ils devaient attendre de recevoir une lettre d'autorisation prévue pour le lendemain. Ils repartirent donc avec la poudre de cheminette et rentrèrent juste à temps pour le dîner, au cour duquel ils furent chaudement félicités par tout le monde – y compris par Bill, Fleur, Lupin, Sturgis Podmore, Kingsley et Tonks, tous présent pour l'occasion. A la fin du dessert, Mme Weasley commença à parler d'aller dormir pour Ginny – qui ouvrit aussitôt la bouche pour répliquer – mais Harry ne leur en laissa pas le temps. Echangeant un regard avec ses vieux compagnons d'aventure, il se leva lentement et tapa son verre de sa baguette magique. Tout le monde se tourna alors vers lui.
-Hem... Avant que tout le monde ne parte, j'ai quelque chose à dire. Il y a un peu plus de trois mois, Dumbledore m'a expliqué ce qu'il faisait en dehors de Poudlard. Au vu de sa mort, c'est maintenant à moi de poursuivre sa mission. Hermione et Ron sont les deux seules personnes autres que moi à connaître l'ampleur de la tâche à accomplire – une tâche, ajoutât-il, qui se révèlera certainement plus essentielle que tout ce que nous avons entrepris jusqu'ici. Je comptais prendre la relève seul, mais Ron et Hermione ont décidé de m'accompagner, ce dont je leur suis très reconnaissant. Je ne peut malheureusement pas vous dire de quoi il s'agit, puisque Dumbledore m'avait fait promettre de ne rien répéter à qui que ce soit d'autre qu'à Ron et Hermione, mais je vous demande à tous de ne pas chercher à nous empêcher de le faire, ni à vouloir nous accompagner ou nous poser des questions. Nous partirons demain dans la matinée ; ne vous inquiétez pas, vous nous reverrez sans doute souvent, puisque nous retournerons vivre chez Sir... Hem, chez moi, au square Grimmaurd. Pour l'instant, je ne peut pas vous en dire plus, nos objectifs d'investigations restant flous, mais je vous répète que je ne peut pas vous dire qu'est-ce que nous allons chercher. Euh... Voilà, c'est à peu prés tout. Bien... et maintenant, vous nous excuserez, nous allons faire nos bagages. Euh... bonne nuit à tous.
Dans un silence ayant la consistance d'une gelée trop épaisse, Harry, Ron et Hermione, sous les regards soucieux et consternés de toute la tablée, se levèrent et montèrent dans leurs chambres. Sans un mot, ils préparèrent leurs valises avec les habituels livres, ustensiles de potions, manuels en tous genres, ingrédients, fioles déjà pleines de différentes potions et objets personnels, mais sans les uniformes réglementaires de l'école. Par précaution, Harry leur avait demandés de prendre une tenue d'école et une tenue de soirée, mais le reste ne se composait plus que de vêtements pratiques et confortables et de robes de sorciers. Leurs valises enfin bouclées, ils nettoyèrent d'un coup de baguette magiques les cages et panier de leurs animaux, emballant les boites de nourriture dessous par un autre coup de baguette, puis, enfin, ils vérifièrent leurs balais – Hermione s'était achetée un nimbus 1700 sur le chemin de Traverse. Après une bonne nuit de sommeil durant laquelle aucune des 15 personnes présente la veille au dîner ne ferma l'½il, tout le monde se leva de bonne heure. Dans un silence pesant et sous les regards des autres Weasley, Harry, Ron et Hermione traînèrent en attendant les deux hiboux du ministère qui marqueraient un peu le signal de départ, même s'il était convenu que, vu la quantité de bagage, il vaudrait mieux partir en balais. Tout le monde passait d'une fenêtre à l'autre, guettant le ciel avec autant d'impatience que d'inquiétude. Fred et Georges avait pris la matinée de congé. Remus, Tonks, Kingsley et Sturgis leur avaient donné la veille une solide poignée de main, une tape sur l'épaule ou un hochement de tête grave lorsqu'ils étaient sortis de table en silence ; à 9 heures moins quelques minutes, Mr. Weasley leur souhaita bonne chance, parut sur le point de dire quelque chose puis se ravisa et disparu dans la cheminée, les yeux brillants d'émotion. Fleur, ruisselante de larmes, leur bava abondamment dessus en leur faisant une double bise à chacun et attendit Bill dans la cheminée en sanglotant. Ce dernier s'avança à son tour, serra Harry, Hermione et enfin son frère dans ses bras, les regarda gravement quelques instant, puis pris place dans la cheminée, enlaça Fleur et ils disparurent à leur tour. L'attente repris de plus belle. Ils descendirent leurs affaires près de la porte, ensorcelèrent malles et cages pour qu'elles soient fixées à l'arrière de leurs balais, posèrent une chaude cape de voyage par dessus et se remirent à tourner en rond, l'un ou l'autre allant parfois jeter un nouveau coup d'½il à la fenêtre, Fred, Georges, Charlie et Ginny échangeant de sombres regards non loin d'eux. Mme Weasley avait disparu dans un coin de la cuisine pour y pleurer toutes les larmes de son corps, et même d'avantage. Enfin, vers dix heures et demi, un grand cri résonna dans toute la maison. Ginny se rua hors de sa chambre et dévala les escaliers.
-ILS SONT LA, ILS SONT LA ! ILS ARRIVENT, JE LES AI VU !
Un incroyable remue-ménage s'en suivit. Tout le monde jaillit des différentes pièces et se précipita à la fenêtre de la cuisine : en effet, deux hiboux moyen-ducs volaient lentement dans leur direction. Harry, Ron et Hermione échangèrent un regard, sachant très bien ce que cela signifiait ; Les Hiboux se posèrent sur la table entre les Weasley pétrifiés. Harry et Ron prirent les enveloppes de parchemins, les ouvrirent puis les empochèrent dans les poches intérieures de leurs robes de sorciers.
-Bon, ben... dit Ron.
-Oui, répondit Harry.
-J-je vais chercher ma cape, bredouilla Hermione en sortant précipitamment de la cuisine, très pâle, pour revenir moins de 20 secondes plus tard, les mains si tremblantes qu'elle n'arrivait pas à fermer les attaches de sa cape.
-Alors, euh... Au revoir, Mme Weasley, lâcha Harry en s'avançant timidement vers elle. Merci pour tout ce que vous avez fait pour moi... Je...
Mais il n'eu pas le temps de terminer sa phrase, car Mme Weasley se jeta à son cou en sanglotant, le lâcha, fit de même avec Hermione, puis avec Ron, qui semblait terriblement mal à l'aise.
-B-bonne chance, s'étrangla-t-elle ; Soi-Soyez prudents ; Do-nnez de vos nouvelles, sssi vous p-pouvez... Vous êtes t-toujours les bienvenus ici, vous le s-savez... Au revoir...
Elle enfouit son visage dans son tablier et sortit de la cuisine ; Tout trois sortirent par l'autre porte, se dirigèrent vers l'entrée où étaient toujours les balais, suivi des quatre autres.
Hermione s'essuya les larmes silencieuses qui ruisselaient sur ses joues avec la cape qu'elle n'avait toujours pas réussi à attacher. Ron s'en aperçu, et, simplement, lui ferma les attaches de sa cape, sans un mot ; Même dans un moment aussi déchirant, Harry et les quatre autres Weasley ne purent s'empêcher de sourire, touchés par la tendresse du geste. Charlie étreignit Hermione pour la consoler, tandis que Ron et Harry serrèrent les mains de Fred et Georges qui paraissaient étrangement sérieux pour une fois.
-Vous... euh... enfin, occupez-vous bien d'elle, d'accord ?... murmura Harry aux jumeaux, tandis que Charlie serrait cette fois son frère avec gravité et qu'Hermione et Ginny sanglotaient dans les bras l'une de l'autre.
-T'inquiète, vieux...
-Ouais, te fais pas de souci, c'est notre s½ur et il y a longtemps qu'on te considère comme un frère de plus...
-On serra là pour elle autant qu'on le pourra.
-Merci, les gars.
Il serra la main de Charlie qui lui donna une tape sur l'épaule, alors que c'était cette fois Ron qui consolait sa petite s½ur, Fred et Georges entourant Hermione, puis il se tourna vers Ginny et pris une grande inspiration. C'était le moment qu'il redoutait le plus. Ron lâcha sa s½ur et s'écarta légèrement. Conscient que tous les regards convergeaient sur eux, Harry regarda Ginny, qui le regarda à son tour.
-Et bien... euh... Au revoir, bredouilla-t-il.
-Oui, au revoir...
-Euh... bonne chance pour les BUSEs, si tu retournes à Poudlard...
Il lui fit gauchement la bise, tout en se sentant parfaitement ridicule.
-Oh, et puis, j'ai quelque chose pour toi, ajoutât–il en fouillant dans sa poche ; il sortit doucement sa chère carte du Maraudeur et la lui tendit, comme Fred et Georges la lui avaient donné, plus de trois ans auparavant.
-Elle ne me sera plus très utile, maintenant, mais peut-être que tu pourra t'en servir...
Il avait eu beaucoup de mal à s'en séparer, ne pouvant s'empêcher de penser à son père et à Sirius quand il l'utilisait, mais c'était vrai qu'il n'en aurait plus l'usage et il ne pouvait imaginer plus beau et plus utile cadeau à faire à Ginny.
Baissant la tête, il enfila sa cape, puis se retourna à nouveau. Ginny s'efforçait bravement de ne pas pleurer. Alors, simplement, il la pris dans ses bras et l'embrassa, sous les sourires attendris de ses frères. Enfin, ils se séparèrent, Hermione les désillusionna tous les trois, ils prirent leurs balais, et décollèrent dans la fraîcheur de la brume.

# Posté le vendredi 22 décembre 2006 12:18

Fan Fiction - Volume 7 - Le Triomphe du Coeur - Chapitre 4 .

Fan Fiction - Volume 7 - Le Triomphe du Coeur - Chapitre 4 .
Chapitre 4 - Godric's Hollow

Il fallut plus de deux heures de vol pour arriver non loin du petit village. Harry, qui avait soigneusement préparé le trajet sur une carte et avait noté les directions à prendre pour éviter les villes, volait à l'avant, Hermione dans son sillage et Ron fermant la marche – lui et Harry jugeaient plus prudent d'encadrer leur amie. Arrivés à 30 km de là, dans un pré désert, Harry amorça l'atterrissage. Ils se posèrent en douceur.
-Pourquoi on s'arrête ? demanda Hermione
-Pause déjeuner. Il n'y a personne ici, nous n'en avons plus pour très longtemps avant d'arriver – 20 minutes tout au plus – et je ne sais pas du tout comment ce sera quand on arrivera. Il vaut mieux que l'on ait quelque chose dans l'estomac.
-OK, cap'tain.
Le repas ne fut guère joyeux. Les trois monticules d'herbe verte qu'ils étaient devenus grâce au sortilège de désillusion se contentèrent d'un rapide pique-nique, avant de repartir.
Ils arrivèrent vers 14 heures. Survolant le village, ils ne remarquèrent rien de particulier, lorsque soudain, Harry aperçut quelque chose de sombre à quelques kilomètres de là. Se penchant sur son balai, il fondit dans cette direction, manquant de semer Ron et Hermione, puis se posa à quelques centaines de mètres de ce qui ressemblait bien à une maison abandonnée depuis longtemps. En fait, la demeure paraissait presque entièrement calcinée. Harry posa son balai au sol et resta parfaitement immobile, avalant sa salive sans voir ses deux amis atterrir prés de lui. Hermione abattit trois fois sa baguette sur leur tête, levant le sortilège. Le léger choc ramena Harry à la réalité et il se détourna enfin de la maison.
-Alors, c'est là ? demanda Ron.
Harry approuva d'un signe de tête.
-On dirait... Bon, on a pas fait tout ce chemin pour rester planté là. Allons voir.
Laissant les balais toujours désillusionnés sur le sol, ils s'avancèrent vers la maison en ruines. La porte était légèrement entrouverte, comme si elle attendait que quelqu'un rentre à l'improviste. Harry s'immobilisa à trois pas du seuil, inspira profondément, puis poussa la porte d'une main tremblante.
Un épouvantable capharnaüm d'objet cassés, brûlés, couverts de poussière ou jonchés d'humidité traînaient par terre. Des débris de verres crissèrent sous leurs pas lorsque qu'ils avancèrent lentement, soulevant des moutons de poussière. Harry s'avança vers ce qui ressemblait à un salon, au fond du couloir dans le prolongement de la porte ; Ron s'approcha à son tour et contempla le désastre. Ce n'était vraiment plus qu'un chantier. Hermione les rejoignit. Harry se pencha au dessus d'une petite table encore debout et ramassa un cadre dont le verre était cassé. Il souffla dessus et l'essuya avec sa manche, se retrouvant nez à nez avec une photo de lui âgé d'un an dans les bras de son père, sa mère juste à coté d'eux et Sirius en arrière plan, devant la maison blanche au toit de tuiles rouges. Harry sentit ses yeux se remplirent de larmes en regardant cette photo d'un autre temps, un temps ou il avait encore une famille, un parrain et une maison bien à lui, et où tout, sur cette image, avait disparu, même le bébé potelé et souriant au front intact. Derrière lui, Harry entendit Ron et Hermione se disputer à voix basse.
-Je te dit de le laisser...
-Mais on ne va pas rester comme ça sans rien faire, il a besoin de réconfort...
-Non, Hermione, pas maintenant.
Harry fut reconnaissant à Ron de s'interposer, mais Hermione se dégagea et s'avança vers lui avec assurance, sous une exclamation étouffée de Ron.
-Harry...
Harry se détourna précipitamment et retourna dans le couloir sombre ou personne ne pourrait voir briller ses larmes derrière ses lunettes. Hermione se plaqua les mains devant la bouche, désolée tandis que Ron se rapprochait d'elle en murmurant « Tu vois... ».
Harry retourna prés du seuil de la porte. Ce devait être là... quand les détraqueurs s'approchaient, Harry entendait son père hurler à sa mère de courir, qu'il allait le retenir... c'était sûrement près de la porte qu'il s'était effondré...
Ou était Lily, à ce moment là ? Lorsque Harry entendait la voix de son père, elle lui paraissait étrangement assourdie... Harry se tourna vers l'escalier dans le couloir. Ce n'était peut-être pas très prudent de monter... les marches n'avaient pas l'air bien solides, mais Harry se doutait que c'était à l'étage que sa mère était morte. Il posa sa main droite sur la rampe pour l'empêcher de trembler et commença à monter précautionneusement l'escalier.
-Harry, attention, ça va s'effondrer... gémit Hermione mais Ron intervint une nouvelle fois, au grand soulagement de Harry.
-Fiche lui la paix, Hermione, il n'a pas besoin de sermons...
Harry ne put s'empêcher de sourire en entendant les marmonnements outrés d'Hermione, peu habituée à se voir ainsi remettre à sa place, et surtout pas par Ron, mais il s'arrêta très vite en arrivant sur le palier. Il y avait une succession de chambres et de salles de bains. Juste sur la gauche, ce devait être la chambre de ses parents. Au fond du couloir, sûrement une chambre d'amis, car elle était assez impersonnelle – c'était certainement là que dormait Sirius lorsqu'il venait, ne pu s'empêcher de penser Harry – et là, presque en face... Harry tourna courageusement les yeux vers la petite chambre de bébé, complètement dévastée, d'apparence apocalyptique, et entra par la porte grande ouverte. Là, presque au centre de la pièce, il y avait un berceau miraculeusement intact. Harry s'avança très lentement ; chaque pas lui coûtait, sa respiration devenant de plus en plus saccadée tandis qu'il revoyait plus nettement que jamais un éclair de lumière verte éblouissant... Un pas vers le berceau... le flash d'une haute silhouette s'avançant... Un autre pas... Des hurlements déchirants... Encore un pas... Un rire démentiel... Harry tendit le bras vers le berceau... Dés qu'il le toucha, une vision de deux yeux rouges féroces le frappa de plein fouet pour la première fois depuis 16 ans et il retira précipitamment sa main comme s'il avait reçu une décharge électrique. Ron le rejoignit juste derrière lui tandis que son c½ur cognait furieusement dans sa poitrine. Ron lui posa simplement une main sur l'épaule, sans chercher à lui dire quoi que ce soit. Harry retrouva l'usage de sa voix – mais était-ce bien la sienne ? Elle était si blanche, si lointaine...
-Viens... redescendons...
Harry dévala l'escalier et se jeta quasiment dehors, s'éloignant à grands pas. Ron lui emboîta le pas, de loin, rattrapant Hermione qui les avait attendue au bas des marches.
-Qu'est-ce... Qu'est-ce qu'il y avait, là haut ? demanda–t–elle timidement à Ron qui ne lui répondit pas tout de suite.
Il lui passa un bras sur les épaules, très pâle, bouleversé lui aussi par cette visite lugubre.
-Sa chambre...
-Oh...
-Ouais... 'Y a pas un jouet qui ne soit pas décapité... Seul le berceau est en bon état...
Hermione ne répondit pas, secouée.

Harry s'était assis prés des balais, frissonnant de tous ses membres, haletant comme s'il avait couru un cent-mètre, tournant résolument le dos à la maison. Cette fois, il fut content quand Hermione s'approcha de lui.
-Ca va, Harry ?
-Ouais... C'est... Je m'y attendais, mais... même préparé, ça fait quand même drôle...
-... Oui, je me doute. Moi, je ne sais pas si j'aurai eu ce courage, à ta place... avoua sincèrement la jeune fille en frémissant.
-Moi non plus, je ne sais pas ce que je ferais, si je me retrouvais devant ma maison détruite, avec la Marque des Ténèbres juste au dessus... murmura Ron, gravement.
Ils restèrent un long moment sans parler, Harry s'efforçant de se calmer et ses amis imaginant la scène de leur maison et de leur famille ainsi dévastée... Enfin, Harry redressa la tête et regarda sa montre.
-Oh, dites, il est déjà plus que 17 heures ! Il faudrait qu'on bouge !
-Ah, euh, oui, mais ou ?
Harry laissa son regard courir la lande déserte.
-Au cimetière...
-Super... grinça Ron, à moitié en riant. Tu as encore beaucoup d'autre coins comme ça, pour se mettre de bonne humeur ? En tout cas, c'est sûr que tu auras eu une journée des plus joyeuses ! D'abord, des adieux sinistres, puis un voyage inconfortable, ensuite une petite visite réjouissante chez toi et enfin, un sympathique bonjour à tes parents ! Cool !
-Ron ! s'exclama Hermione, outrée.
Mais Harry éclata de rire ; Ron avait raison, c'était une journée des plus réjouissante !

Ils arrivèrent quelques minutes plus tard au cimetière. Il était loin d'être aussi sinistre que le dernier que Harry avait vu, deux ans plus tôt. Les tombes était en pierre claires pour la plupart, avec une foultitude d'anges et de statuettes, des bouquets colorés de-ci de-là... Harry s'arrêta, flâna le long des rangées de stèles, cherchant des yeux les noms de ses parents. Enfin, il les trouva. Sur une grande pierre blanche à moitié couverte de mousse, une croix indiquait les nom de James Potter & Lily Evans Potter, avec leurs dates de naissance et de mort. Sur le caveau, deux photos souriantes et étrangement immobiles étaient encastrées dans la pierre. Harry remarqua avec tristesse et joie en même temps qu'un petit vase plein de fleurs tellement racornies qu'elles étaient tombées en poussières portait les armoiries des Black... Sirius était donc passé par là, un ou deux ans auparavant.
Harry sortit sa baguette.
-Harry, pas ici...
-Il n'y a personne, Hermione, c'est bon... Récurvite !
La tombe fut instantanément débarrassée des mousses.
-Orchidius.
Harry ramassa le bouquet de fleurs éclatantes qu'il venait de faire apparaître et les déposa soigneusement sur la tombe et dans le vase. Il resta quelques temps ainsi accroupi devant les photos de ses parents, le coude droit appuyé sur son genou, la tête appuyé contre son poing, Ron et Hermione un peu en retrait, tout prés l'un de l'autre. Harry se leva doucement, un léger sourire aux lèvres ; cette visite lui était nettement moins pénible que la vision de sa maison dévasté et chargée de souvenirs.
-Dites, ça vous embête si on retourne jeter un coup d'½il à la maison, s'il vous plais ? J'ai l'impression qu'il y a quelque chose là bas... Dans le salon, peut-être, ou dans la chambre de mes parents... je voudrais juste vérifier, et ensuite, on s'en va, c'est promit.
-Pas de problèmes, Harry, de toute façon il n'est pas très tard. Un peu plus de 18 heure 30.
-Vraiment ? Alors allons plutôt manger, d'abord. J'ai demandé à ton frère de me faire changer quelques Gallions en argent moldu, on va pouvoir aller dîner au restaurant.
-Ah, ben alors là, c'est pas de refus ! Je suis mort de fin !
Ils sortirent du cimetière et se promenèrent dans le village. Hermione avait pris la précaution de cacher les balais prés de la maison, il suffirait de transplanner pour aller les chercher. Après un bon repas au cour duquel Ron s'extasia voluptueusement sur l'excellence des esquimaux au citron, ils s'éloignèrent un peu du village pour pouvoir transplanner sans risquer d'être vu, et atterrirent tout près des balais (Ron s'écrasa même dessus), en face de la maison brûlée. Il commençait à faire un peu plus sombre et ils tirèrent leurs baguettes, par précaution. Cette fois-ci, Harry se dirigea avec beaucoup plus de détermination vers le salon ; Ron, Hermione et lui farfouillèrent dans les décombres, sans très bien savoir ce qu'il cherchaient. Ron était entrain d'essayer d'ouvrir un vieux secrétaire. Hermione, comme c'était à prévoir, regardait avec attention les étagères en essayant de décrypter les titres des ouvrages brûlés, tachés d'humidité ou rongés par les nuisibles. Soudain, dans un coin de la pièce, Harry remarqua un vieux coffret de cuir. Il s'en approcha doucement, le tira de sous l'étagère où il était rangé et essaya de l'ouvrir. Peine perdue.
-Alohomora.
-Tu as trouvé quelque chose ?
-Oui, c'est possible.
Harry souleva le couvercle. Il n'y avait qu'un long rouleau de parchemin. Ron et Hermione se penchèrent au dessus de Harry pour voir.
-Lumos, murmura Hermione en levant sa baguette. Le faible rayon de lumière qui s'en échappa éclaira distinctement Harry, qui déplia le rouleau. Dessus, on pouvait lire en grandes lettres rouges et ores :



Suivit d'une quantité de portraits de personnes du nom de Gryffondor, jusqu'au bas du rouleau ou il n'y avait plus qu'une femme apparemment mariée à un sorcier d'une autre famille. Harry poussa brusquement un cri de stupeur.
-Quoi ?
-Qu'est-ce qui ce passe ?
-Là ! La femme au bas de la page !
-Et bien quoi, qu'est-ce qu'elle a ?
-Je l'ai déjà vue !
--HEIN ?
-Si, je vous jure ! Dans le miroir du Rised !
Il se tourna vers Ron :
-Tu te souviens, en première année ? Je t'avais dit que je voyais ma famille dans le miroir ! Et bien elle y était ! J'en suis absolument sûr ! Je m'était même fait la réflexion qu'elle avait les même genoux noueux que moi, c'est pour ça que je m'en souviens aussi bien. C'est elle, je vous dis que c'est elle ! Ma main à couper qu'elle est de ma famille !
-Mais alors, si elle est de ta famille...
Ils échangèrent un regard effaré.
-Ça voudrait dire que tu es...
-Un descendant de Godric Gryffondor, oui.
-Et même, ajouta Hermione, LE DERNIER des Gryffondor !
Un long silence. Harry murmura soudain à voix basse.
-Le dernier des Gryffondor, et Voldemort est le dernier des Serpentard... Incroyable... C'est un peu comme si lui et moi devions terminer la querelle que nos ancêtres ont entamé il y a 1 000 ans...
-Wouaou... Et ben dis donc... murmura Ron.
-Ouais, répondit Harry, comme tu dis.

# Posté le vendredi 22 décembre 2006 12:19

Fan Fiction - Volume 7 - Le Triomphe du Coeur - Chapitre 4² .

Fan Fiction - Volume 7 - Le Triomphe du Coeur - Chapitre 4² .
Chapitre 4 - R.A.B.

Comment ils étaient ressortit de la maison, comment ils avaient récupérés leurs balais, comment ils étaient retournés au 12, Square Grimmaurd, Harry n'en avait aucune idée. Il était tellement ébahit par tout ce qu'il venait d'apprendre qu'il n'arrivait pas à enregistrer quoi que ce soit d'autre. Il était sonné. Arrivé dans la vielle maison qu'il n'avait pas vu depuis prés de deux ans, il réussis à peine à défaire ses bagages, installa la cage d'Hedwige sur l'armoire, posa son balai dans un coin de sa chambre sinistre puis descendit dans le salon et se laissa tomber dans le fauteuil le plus éloigné de la cheminé, hagard, tripotant sans le déplier le parchemin qu'il avait emmené. Ron le rejoignit dans la pièce un peu plus tard, suivit d'Hermione. Ils s'installèrent prés du feu qu'Hermione venait d'allumer. Harry les entendit sans les écouter marmonner à son propos, lui jetant sans cesse des regards inquiets.
-Euh... Harry ?
-Mmm ? Oh, Hermione...
-Harry, écoute... je me doute que tu es très secoué par tout ce qui s'est passé aujourd'hui, mais il ne faut pas perdre de vu notre objectif : Les Horcruxes. Ça m'embête de te houspiller comme ça, mais c'est vrai. Lorsque Trealewney à fait cette prophétie, cela pouvait te concerner ou concerner Neville. C'est en quelque sorte par hasard que ce soit le descendant des Gryffondor qui ait été choisi. Ecoute... il est très tard, presque minuit, il faudrait aller se coucher, maintenant, nous avons besoin de sommeil.
-Allez-y, je reste encore un peu.
-Harry...
-Non, vas-y, Hermione, je te promet que je ne resterait pas trop longtemps.
Hermione ouvrit la bouche pour répliquer, mais Ron passa inopinément derrière elle et l'attrapa par un bras en lança d'un ton dégagé
-Viens, Hermione. Bonne nuit, vieux, ajouta-t-il en continuant de marcher et en tirant Hermione derrière lui comme si de rien était.
-Salut.
Ils sortirent tous les deux de la pièce. Harry attendit un moment, puis se leva à son tour. Il n'avait pas d'idée précise, mais rester assit une minute de plus l'agaçait prodigieusement. Il se mit à déambuler dans la pièce, jetant parfois un regard aux différents objets en s'efforçant de ne pas se rappeler ce qu'en disait Sirius. Soudain, il s'arrêta net. Dans le coin de l'étagère d'une armoire, il venais de reconnaître une écriture étroite et hachée. Stupéfait, il se précipita vers l'armoire, l'ouvrit fébrilement et attrapa le cadrant photo ou trois personnages à l'air sévères – les parents et le frère de Sirius - toisaient Harry, et sur lequel un mot était griffonné à la plume :

« Un double de cette photo que vous m'avez donnés la dernière fois que nous nous sommes vu, avec toute mon affection »

Harry sortit brusquement de sa poche le faux Horcruxe, l'ouvrit, déplia le papier chiffonné et poussa un cri de stupeur : C'était bien la même écriture.
-RON ! HERMIONE ! C'EST DINGUE, VENEZ VOIR !
Ron et Hermione se précipitèrent dans les escaliers et déboulèrent dans la pièce, Hermione déjà changée et toute ébouriffée.
-Quoi ?
-Que se passe-t-il ?
-Là ! Là ! R.A.B. ! Je l'ai trouvé !
-Où ? Où ça ? Où ?
-Regardez la photo ! Vous avez vu ce qui est écrit ? C'est la même écriture que le voleur de Horcruxe, regardez !
Harry leur tendit le papier ; Hermione le lui arracha des mains puis le compara avec l'écriture sur la photo que Ron venais d'attraper.
-C'est bien la même écriture... murmura-t-elle lentement. Ce qui signifie que... Ce qui signifie que les Black connaissaient R.A.B.
-Oui, grommela Ron, le seul problème c'est que Sirius était le dernier de la famille Black, et il est mort. A moins que l'on demande à Phineas Nigellus ?
-Non, voyons, ce n'est pas de son époque ! Et puis c'est un tableau, rien d'autre ! Il ne peut pas savoir ça !
-Attendez ! Il y a quelqu'un qui peut encore nous dire qui a écrit ça, claironna Harry.
-Vraiment ? Qui ça ?
-Quelqu'un qui a passé dix ans ici, et qui connaît certainement l'histoire de cette photo ; En fait, il connaît l'histoire de tous les objets de la maison...
-Mais bien sur... murmura Hermione... C'est évident...
-Dites, c'est peut-être évident pour vous mais pas pour moi, alors vous expliquez, et fissa ! Qui est ce type qui... OH !
Ron écarquillât les yeux.
-Kreattur ? Demanda-t-il.
-Kreattur, approuva Hermione en croisant les bras d'un air entendu.
-KREATTUR ! Hurla Harry. ICI TOUT DE SUITE !
CRAC !
-Et revoilà le sale maître petit Potter, il est venu avec le petit traître à son sang, ils viennent souiller la demeure de ma maîtresse, oh, et voilà aussi la sang-de-bourbe, oh, ma pauvre maîtresse, que dirait elle si elle voyait ce que doit faire le pauvre Kreattur...
-Salut, Kreattur, moi aussi, je suis ravi de te revoir ! ironisa Harry. Maintenant, trêve de bavardages.
Harry attrapa la photo des mains de Ron et la tendit à l'Elfe.
-Tu vois cette photo ? Et tu vois ce qu'il y a de marqué dessus ?
-Kreattur n'est pas aveugle, Kreattur a très bien vu...
-Bien ! Alors, je veux que tu me dises qui a écrit ça, quand et pourquoi.
Kreattur leva ses petits yeux humides vers Harry.
-Le maître veut savoir pourquoi le jeune maître Regulus Black à écrit ces mots sur cette photo qu'il envoyait à mes maîtres ses parents le jour de leur anniversaire ?
Harry, Hermione et Ron étouffèrent un cri de stupeur.
-Regulus ? Tu as bien dis Regulus, le frère de Sirius, c'est lui qui a écrit ça ? Tu es sûr, Kreattur ?
-Kreattur sait ce qu'il dit, Kreattur n'est pas fou...
-C'est toi qui le dis... grommela Ron.
Mais Harry n'écoutait déjà plus. Il se mit lentement à faire les cents pas dans la pièce.
-Bon sang... Mais bien sûr... C'est évident... Ce serait donc pour ça que... R.A.B... Tout colle...
Harry se retourna brusquement et revint vers l'Elfe.
-Kreattur, dis moi... Comment s'appelait le frère de Sirius ? C'était quoi, son nom complet ?
Ron et Hermione se regardèrent, ahurit, sans comprendre, mais Harry n'y fit pas attention. Kreattur aussi semblait méfiant par le soudain intérêt de Harry pour les objets et les ancêtres de la demeure.
-Allez, Kreattur, dépêche toi de me répondre !
-Le jeune frère du dernier des Black se prénommait Regulus, comme le voulait la tradition d'attribuer les noms des plus brillantes étoiles aux plus brillants sorciers, il portait le noble nom des Black comme nombre de ses illustres ancêtres avant lui...
-Oui, oui, on connaît ça, abrège...
-... et il portait également le nom de son traître d'oncle Alphard, même si ma pauvre maîtresse ne pouvait savoir ce que l'oncle allait devenir quand est né le véritab...
Harry se redressa lentement, un immense sourire aux lèvres.
-Alphard... Merci, Kreattur, tu peux retourner aux cuisines de l'école. Et je t'interdis de parler de tout ça à qui que ce soit.
Kreattur s'inclina jusqu'à terre, puis – CRAC – se volatilisa.
-Et bien, je crois que nous savons désormais qui est R.A.B.
-Comment ça ? Je ne comprend pas très bien... S'étonna Hermione.
-Voyons, Hermione... R. A .B... Regulus ALPHARD Black... tu ne saisit pas ?...
Ron ouvrit la bouche et oublia de la refermer. Hermione se plaqua les mains sur le visage en étouffant un cri de stupeur.
-Récapitulons : On sait que Regulus s'est enrôlé dans les Mangemorts, énonça Harry en recommençant à faire les cents pas dans la pièce. Mais il a ensuite voulu se retirer quand il a vu ce que voulait vraiment faire Voldemort(Ron grimaça horriblement) ; On sait que les autres Mangemorts l'on alors poursuivit sur ordre de Voldemort (Ron fit une autre épouvantable grimace) et qu'ils l'on trouvé et tué très rapidement - Kingsley et Lupin en ont parlé à la mort de Karkaroff. Donc, il serait tout à fait possible que ce soit lui qui soit venu dans cette caverne pour prendre le Horcruxe.
-Woaou, marmonna Ron. Ce qui reviendrait à dire qu'il ait changé de camps... Tu crois ça possible ? Je veux dire, après tout ce que Sirius nous a dit de lui ? Comme quoi c'était un idiot, un lâche, que c'était le digne héritier des parents Black, et tout ça ?
Harry resta un instant silencieux. Lentement, il répondit à Ron en évitant soigneusement de les regarder tout les deux.
-Sirius détestait tout ce qui pouvait avoir de près ou de loin attrait à sa famille. Il exécrait Kreattur, cette maison et tout ce qui s'y trouvait, simplement parce que ça appartenait à ses parents. Ça m'embête de dire un truc pareil, mais il était tellement occupé à haïr toutes les personnes qui se trouvent sur cette tapisserie – Harry désigna le mur au fond de la pièce – qu'il n'a même pas pensé que l'un d'entre eux ait pu changer... Il avait certainement raison à propos de son frère quand celui-ci était encore gamin, mais après tout, il le fuyait comme la peste à Poudlard, et lui-même à quitté cette maison à 16 ans. Il ne connaissait plus de Regulus que les informations globales que l'Ordre récupérait au hasard à son sujet.
Ron et Hermione échangèrent un regard ; ce que Harry venait de dire – son analyse des sentiments de Sirius, et surtout le fait qu'il accepte l'idée qu'il n'était pas parfait – montrait une force morale et plus encore, une maturité qu'ils ne lui connaissaient pas. Il y eu un long moment de silence. Puis, brusquement, Hermione poussa une cri et écarquillât les yeux.
-Quoi ? s'exclamèrent en c½ur Ron et Harry.
-Le médaillon ! Le Horcruxe médaillon de Serpentard ! Et si...
-Et si quoi ? répéta Harry avec insistance.
-Si c'était celui-là ?
-De quoi tu parles ? demanda Ron , mais Hermione ne répondit pas. Elle passa ses deux mains dans ses cheveux, marmonnant toute seule, puis se précipita dans les escaliers.
-Suivez-moi !
Ordre parfaitement inutile car Ron et Harry était naturellement sur ses talons. Hermione se rua dans le Hall, le traversa au pas de course, entra dans la cuisine et s'arrêta net devant la tanière de Kreattur.
-Si je me souviens bien, il avait réussi à le chiper... et il l'avait gardé là... marmonna –t-elle en tirant sa baguette. Alohomora !
La porte s'ouvrit à la volée et Hermione plongea dans le tas nauséabond d'objet volé par le vieil Elfe, sous les regards ahuris de Ron et de Harry.
-AHA ! Je l'ai !
Triomphante, elle ressortie la tête du réduit en brandissant victorieusement... Le médaillon !
-Mais... bredouilla Ron.
-Hermione ! Bravo ! S'écria Harry en lui prenant délicatement le bijoux des mains pour l'examiner. Il n'y avait pas de doute possible, c'était bien la relique que Harry avait déjà souvent eu l'occasion de voir dans les souvenirs de Bob Ogden et de Hockey.
-Alors là, chapeau bas, Hermione ! Mais comment savais-tu ? dit Ron en observa à son tour l'objet que Harry venait de lui donner.
-Et bien, Harry nous en fait une très bonne description, il y a quelques mois. De plus, il y a deux ans, nous avions tous vu ce médaillon, lors du nettoyage du salon, et avant que Sirius ne le jette – et que Kreattur ne le récupère – nous avions tous voulu l'ouvrir, sans succès.
-Maintenant, on sait pourquoi ! Et voilà le dernier maillon de la chaîne ! Tout correspond ! Lança Harry, son cerveaux fonctionnant à toute vitesse. Regulus a voulu se séparer des Mangemorts, il en a parlé à Voldemort qui l'a menacé. Il a alors cherché par tous les moyens la faille qui lui permettrait de s'enfuir, et il a sûrement surprit une conversation durant laquelle il a apprit que son maître avait un Horcruxe – du moins, il ne pensait pas qu'il puisse y en avoir d'autres – et il l'a alors cherché, en se disant que s'il ne le détruisait pas, Voldemort serait immortel et que lui, Regulus, ne pourrait donc jamais redevenir libre. Quand il l'a trouvé, il l'a donné à ses parents – dont il savait qu'ils le garderaient précieusement – et il s'est alors enfuit, pour on ne sait quelle raison. Peut-être Voldemort le soupçonnait-il d'être au courant ? Toutefois, il ne le croyait pas capable de voler le Horcruxe, puisqu'il n'est pas allé vérifier. En tout cas, il a envoyé un bataillon de Mangemorts aux trousses de Regulus, qui est mort très vite.
-Oui, c'est sûrement comme ça que ça a dû se passer, approuva Ron.
Il rendit le médaillon à Hermione. Tout trois échangèrent un regard.
-Bon... maintenant, il va falloir le détruire.
-Ouais, mais comment ? Dumbledore s'est fait griller une main en détruisant la bague des Gaunt. Quant au journal, il suffisait d'écrire dedans pour qu'il réponde, mais ma s½ur à faillit se faire tuer, sans que l'on sache pour autant comment procéder.
Harry tripota le médaillon. Il avait l'impression désagréable que cette chose était une bombe particulièrement dangereuse, et son imagination s'emballait déjà, lui faisant croire que le médaillon suintait l'âme de Voldemort, ou qu'il lui asspirait la sienne.
-L'idéal, ce serait de demander à Slughorn ou Fol ¼il. Ou à Lupin. Mais naturellement, c'est impossible. Bon, écoutez : On a déjà bien avancé. On a appris beaucoup de choses, aujourd'hui, on a découvert qui était R.A.B., et on a l'un des quatre Horcruxes. Il reste la coupe de Poufsouffle, un truc de Serdaigle ou de Gryffondor, et le serpent, mais le serpent, on ne devra y toucher qu'a la fin, parce que c'est le seul Horcruxe que Voldemort emmène partout avec lui. Si on le tuait, Voldemort le saurait. Et puis, en plus, trouver le serpent reviendrait à trouver son maître, or, pour ça, il y a l'Ordre, sans compter qu'il ne faut pas s'attaquer à Voldemort lui même si l'on a pas déjà détruit les autres Horcruxes. Pour les endroits où chercher la coupe et l'autre, j'ai quelques idées, je vous en parlerais demain. Maintenant, on peut définir un plan d'attaque par priorité :
1. trouver la coupe de Poufsouffle ;
2. découvrir ce qu'est exactement le dernier Horcruxe ;
3. le trouver lui aussi ;
4. détruire ces 3 choses ;
5. et 6, trouver et détruire Nagini et Voldemort.
Pour l'instant, on va garder cette chose à l'abri et on cherchera plus tard un moyen de l'anéantir. Et maintenant, dodo. Il est tard, et nous en avons sans doute plus fait en un jour que Dumbledore en une année, même si c'est un peu par hasard. Comme dirait Olivier Dubois, « Allez l'équipe ! Tous au lit ! »

# Posté le vendredi 22 décembre 2006 12:20